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Médical RH
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Médical RH est un cabinet spécialiste du recrutement de personnels médicaux (Médecins, Chirurgiens, Pharmacien et Chirurgiens dentistes) en France et à l'international.
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Les médecins libéraux s'organisent pour un meilleur accès aux soins

En Occitanie, il y a de plus en plus d'habitants pour un nombre de médecins qui reste stable. L'accès aux soins devient toujours plus difficile pour certaines personnes. Les médecins libéraux de la région tentent de trouver de nouvelles solutions à ce problème.

La région Occitanie compte 12.000 médecins libéraux pour près de 6 millions d'habitants. Et la population augmente d'année en année alors que le nombre de médecins n'évolue pas.

Mais plus encore qu'un problème de chiffre, Maurice Bensoussan, président de l'Union régionale des professionnels de santé Médecins libéraux (URPS ML) dénonce une gestion purement quantitative du problème démographique. «Le nombre de médecins ne suffit pas à pallier les besoins de la population, reconnaît le médecin. Mais on est en train de changer de modèle de soins. L'accès, de plus en plus difficile, n'est pas uniquement lié à une dimension quantitative.» La modernisation des conditions d'exercice de la médecine, les nouvelles exigences des patients et des médecins, la délégation de compétences sont autant de problématiques à prendre en compte.

Des discussions avec les institutions
L'union des médecins libéraux veut donc prendre les choses en main pour aller au-delà des mesures incitatives à l'installation que proposent les agences régionales de santé. «Il faut redonner de la capacité d'initiative aux acteurs de la santé», souligne Maurice Bensoussan. «Le modèle actuel est très centralisé, très technocratique. Mais une autre approche doit être discutée. Il est très compliqué d'entrer dans des cases lorsqu'il s'agit de médecine», précise le président de l'URPS ML.

L'organisation est donc partie à la rencontre des maires pour discuter des solutions possibles et surtout «sur mesure» aux problèmes de chaque territoire.

Une convention avec les hôpitaux publics
«Il y a une nécessité de soins de proximité», estime Maurice Bensoussan. «La France excellait en médecine parce que tous les citoyens pouvaient avoir accès immédiatement à un médecin. Aujourd'hui, c'est l'accès aux urgences qui est immédiat.»

L'URPS a donc signé une convention avec les hôpitaux publics pour tenter de réorganiser le parcours du patient. «Le médecin généraliste doit redevenir la porte d'entrée du système de soins, pour avoir un regard sur son parcours, du début à la fin,» insiste le président de l'URPS ML.

Des soins pour les soignants
L'organisation des médecins libéraux s'est associée à la Fédération des hôpitaux de France Occitanie pour lancer son propre diagnostic de la démographie médicale dans la région et des pratiques de coordination entre médecins libéraux et hôpitaux.

L'objectif de l'URPS ML est aussi de faciliter l'exercice de leur métier pour les médecins libéraux. «Les soignants souffrent aussi beaucoup de la situation. Il y a des burn-out. Aujourd'hui on développe des soins pour les soignants.» Maurice Bensoussan invite donc les citoyens à prendre conscience de la diversité des problèmes, à quelques jours de la publication par l'Agence régionale de santé du Projet régional de Santé qui va déterminer la politique sanitaire jusqu'en 2022.
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Alerte aux pollens sur toute la France !

Le réseau National de Surveillance Aérobiologique (RNSA) vient de lancer une alerte rouge aux pollens qui explosent dans différentes régions de France. Selon le Réseau national de surveillance aérobiologique, les concentrations seront fortes pour les pollens de bouleaux, frênes, hêtres, platanes, chênes, charmes, pariétaires, graminées…

Les plus dangereux seront toujours les pollens de bouleaux avec un risque d’allergie très élevé au nord d’une ligne Bordeaux-Grenoble, mais les allergiques devront aussi se méfier des pollens de platanes et de chênes qui prennent le relais et sont présents en grande quantité avec un risque de niveau moyen sur une grande partie du pays. Les pollens de frênes font de la résistance surtout à l’Est avec un risque d’allergie encore élevé. Les pariétaires arrivent dans le Sud-Est avec un risque d’allergie de niveau moyen.

Les graminées arrivent sur toute la France en commençant par le Sud avec un risque d’allergie pouvant localement atteindre le niveau moyen. Les concentrations de leurs pollens devraient continuer d’augmenter tout au long du mois de mai.

Les averses de pluie du week-end ont cependant pu limiter temporairement les concentrations de pollens émis dans l’air mais ces accalmies seront de courte durée pour les allergiques qui devront rester très vigilants et bien suivre leurs traitements et consulter leurs médecins en cas de symptômes.

Des précautions à prendre, à l’arrivée de la saison pollinique
Des gestes simples existent pour limiter la gêne occasionnée par l’arrivée des pollens dans l’air :

Consulter régulièrement les calendriers polliniques pour limiter les activités de plein air durant les périodes de pic.
Aérer les logements tôt le matin ou tard le soir, en dehors des heures les plus chaudes lorsque la concentration de pollens dans l’air est la plus élevée.
Protéger ses yeux avec des lunettes de soleil, pour faire écran aux pollens, et procéder à des lavages de nez le matin ou le soir, pour éviter leur accumulation sur les muqueuses nasales.
Pour les personnes les plus sensibles, ne pas hésiter à changer de vêtements ou se laver les cheveux en rentrant chez soi, pour se débarrasser des pollens apportés de l’extérieur.
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Santé publique France lance la première campagne nationale pour faire connaître le Nutri-Score auprès des consommateurs

Santé publique France lance la première campagne grand public visant à faire connaître aux consommateurs l’étiquetage nutritionnel officiel Nutri-Score. Par cette campagne, les pouvoirs publics, soutenus par plus de 50 entreprises déjà engagées, les associations de consommateurs, les professionnels de santé et la communauté scientifique en France adressent un message fort aux industriels et distributeurs pour qu’ils rejoignent cette démarche de transparence, en vue d’améliorer la santé de toute la population.

« C’est juste un logo. Mais bientôt, ce logo va nous aider à choisir ce que nous mangeons au quotidien »
Du 7 au 27 mai 2018, Santé publique France diffuse une campagne nationale de valorisation du Nutri-Score (marque déposée de Santé publique France). Il s’agit d’un film de 30 secondes actuellement diffusé à la télévision et également sur Internet. Sur un ton pédagogique et par un traité illustratif, l’objectif est de promouvoir le plus largement possible ce dispositif innovant au service du consommateur, pour qu’il puisse l’identifier immédiatement lorsqu’il le verra en magasin ou en ligne.

Pourquoi soutenir le Nutri-Score ?
Par cette campagne, les pouvoirs publics rappellent que le Nutri-Score est l’étiquetage nutritionnel officiel recommandé en France. Synthétique, compréhensible et fondé sur des bases scientifiques, il fournit une information immédiate au consommateur sur la qualité nutritionnelle des produits qu’il achète. Conformément à la législation européenne, son application est facultative et repose sur le volontariat des entreprises. Son adoption par le plus grand nombre serait un progrès important pour améliorer l’alimentation, et donc la santé des Français.

Les premiers produits Nutri-Score apparaissent dans les rayons
Les produits affichant le Nutri-Score vont apparaître progressivement dans les rayons. À date, plus de 50 entreprises se sont engagées à faire figurer le logo sur leurs produits d’ici à 2019. Parmi elles, des marques comme Fleury Michon, McCain, Weight Watchers, Bonduelle, Intermarché, Auchan et Leclerc Drive apposent déjà le Nutri-Score sur plusieurs de leurs emballages dans les rayons et en ligne.
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Moquée par le SAMU, une jeune Strasbourgeoise meurt peu après

Un document atteste d’un échange narquois entre deux opératrices du SAMU et une jeune femme se disant très souffrante.

Que s’est-il passé le 29 décembre 2017 à Strasbourg ? Un enregistrement audio troublant a été publié il y a plusieurs jours sur le site d’information local alsacien Heb’di. On y entend une jeune femme qui contacte le SAMU pour des douleurs et recevoir moqueries et hostilité de la part des répondantes. Un document dont l’authenticité a été confirmée par l’hôpital qui a pris en charge la patiente.
La ministre de la santé, Agnès Buzyn, a réagi mardi sur Twitter en faisant part de son « indignation ». Elle « demande une enquête de I’IGAS sur ces graves dysfonctionnements. Je m’engage à ce que sa famille obtienne toutes les informations. » La ministre ajoute qu’une réunion se tiendra à ce sujet « dans les jours qui viennent au ministère ».

Sur l’enregistrement, une opératrice soupire : « La dame que j’ai au bout du fil, elle a appelé la police. » « C’est parce qu’elle a la grippe, c’est ça ? », répond l’autre. « Elle m’a dit qu’elle va mourir. Et ça s’entend, qu’elle va mourir. » Des rires gras ponctuent la discussion.

Au bout du fil, une autre voix, exsangue, peine à mettre des mots sur sa douleur. Naomi Musenga, une jeune Strasbourgeoise, tente de décrire ses maux. « Si vous ne me dites pas ce qu’il se passe, je raccroche », la tance l’opératrice d’une voix agacée. « J’ai très mal. Je vais mourir », souffle la jeune femme. « Oui, vous allez mourir un jour, comme tout le monde, O.K. ? Vous appelez SOS Médecins, je ne peux pas le faire à votre place », conclut sèchement son interlocutrice.

« Tout est vrai »
Naomi Musenga est morte quelques heures plus tard. Elle avait 22 ans, elle était mère d’une petite fille. Après avoir réussi à appeler SOS Médecins au terme de cinq heures d’attente, elle a été transportée, encore consciente, à l’hôpital par le SAMU. Elle a fait deux arrêts cardiaques, a été transférée en réanimation et est morte à 17 h 30, le 29 décembre 2017.

Selon le rapport d’autopsie, que nous nous sommes procuré, Naomi Musenga a succombé des suites d’une « défaillance multiviscérale sur choc hémorragique », c’est-à-dire que plusieurs organes s’étaient arrêtés de fonctionner, un syndrome pouvant résulter de facteurs variés. L’autopsie du corps a été pratiquée le 3 janvier – soit cent douze heures après la mort de la jeune femme. Elle rapporte que le corps de Naomi Musenga était alors en « état de putréfaction avancée multiviscérale ». Il est pour l’heure impossible de savoir si ce défaut de prise en charge initial a aggravé ou non sa situation.

« Cela paraît tellement gros mais, pourtant, tout est vrai », lâche, dans un soupir, Thierry Hans. Directeur de la publication du site Heb’di, « le lanceur d’alerte alsacien », qui a révélé l’affaire, il a été contacté par la famille Musenga peu de temps après la mort de la jeune femme. Aucun autre média local ne s’est fait l’écho de ces faits.

« Une enquête est en cours. On ne dira rien de plus »
L’hôpital de Strasbourg confirme que l’enregistrement du SAMU est authentique, mais il se refuse à tout commentaire supplémentaire. « On a fait un communiqué de presse, une enquête est en cours. On ne dira rien de plus », dit l’établissement. En onze lignes, ce texte succinct présente les condoléances de l’hôpital à la famille et annonce qu’une enquête administrative a été ouverte le 3 mai – soit six jours après la publication de l’enquête d’Heb’di, et cinq mois après la mort de Naomi Musenga.

La voix de Louange Musenga tremble. Cinq mois après la mort de sa sœur, la jeune Strasbourgeoise se souvient des interminables semaines d’attente de l’enregistrement comme d’une épreuve supplémentaire dans le deuil de la famille. « L’hôpital a fait traîner. On ne l’a eu qu’au bout de trois semaines », nous confie-t-elle.

Le père de Naomi Musenga l’écoute en premier. Puis sa mère. « J’avais peur d’entendre cet enregistrement. Depuis que ma mère l’avait écouté, elle ne dormait plus, elle tremblait, elle pleurait sans cesse. A chaque fois qu’on l’écoutait, on avait l’impression d’entendre Naomi mourir une seconde fois. »

La famille prend alors la décision de le publier pour que jamais ne se reproduise le drame de la jeune femme. « Naomi était une fille brillante, forte, courageuse. Elle rêvait de reprendre ses études, elle élevait seule sa fille. On ne comprend pas comment elle a pu mourir en une journée », souffle sa sœur.

Travers structurel
Pour le vice-président de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers de France, Patrick Hertgen, le drame vécu par Naomi résulte autant d’une faute professionnelle de la part des deux interlocutrices de la jeune femme que d’un travers structurel propre à l’organisation morcelée des plates-formes d’appel :

« Le fait que Naomi n’a pu parler à aucun médecin est une anomalie, qui n’est hélas pas exceptionnelle. Sapeurs-pompiers et SAMU doivent pouvoir mieux travailler ensemble et perfectionner leurs procédures de traitement des appels afin qu’un tel drame ne se reproduise plus. »
Le docteur Patrick Pelloux, président de l’association des médecins urgentistes de France, ainsi que le docteur François Braun, président de SAMU-Urgences de France, ont publié le 8 mai un communiqué appelant à la tenue d’un rendez-vous immédiat avec la ministre de la santé pour « améliorer la régulation médicale afin qu’un tel drame ne se reproduise pas ».

Aucune enquête judiciaire n’a pour l’instant été ouverte sur les circonstances de la mort de Naomi Musenga. Noëlle Heymann, cheffe de cabinet du procureur de la Républiqueà Strasbourg, précise cependant qu’un courrier émanant de la famille de Mme Musenga vient d’être réceptionné par le parquet de Strasbourg. Celle-ci sollicite l’ouverture d’une enquête sur les causes de la mort de la jeune femme.
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Jour de Commémoration #8mai 1945
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Twitch S’Engage Pour Le Mois De La Santé Mentale

Récemment, la plateforme de streaming de jeu vidéo Twitch a demandé à ses utilisateurs de contribuer à une campagne de sensibilisation, pour le mois de la santé mentale.

L’article suggère subtilement aux joueurs de prendre quelques minutes pour parler de leur propre expérience en matière de santé mentale, et énumère un certain nombre d’organismes de charité et d’organisations, auxquelles ils pourraient se joindre pour essayer de lever des fonds. Bien que le post soit plutôt court, il a attiré l’attention de beaucoup de personnes sur Twitter, et a ainsi suscité de nombreuses réactions, et un support plutôt positif de la part de la communauté virtuelle.

Ce n’est pas la première fois que Twitch s’engage et publie des articles à propos de la santé mentale. Leurs lignes directrices communautaires disposent même de toute une page consacrée au sujet, avec divers liens vers diverses ressources, pour des problèmes de tous types. Twitch propose même à ses joueurs quelques jeux thérapeutiques, qui « reposent sur des principes fondés sur des preuves, ou qui font l’objet de recherches prometteuses » en matière de santé de mentale.

Certains streamers peuvent être découragés de discuter de leur expérience sur un site web plutôt mal-réputé pour ses chats « toxiques », où certains utilisateurs s’amusent à embêter les autres, ou peuvent être vraiment violents dans leurs propos. Mais cela peut tout de même en amener certains à trouver l’aide dont ils ont besoin, et cela permet également d’aborder le problème sans forcer la main à ceux qui ne sentent pas à leur aise pour en discuter. Le populaire Fortnite Ninja offre ainsi son flux de streaming comme un exutoire à ses utilisateurs souffrant de problèmes de santé mentale. Néanmoins, il précise que ce qui aide le plus, c’est évidemment de prendre soin de soi :

« La joie que je vous apporte, ou quoi que ce soit d’autre, je suis un exutoire, quelque chose qui peut vous aider à traverser ces épreuves… Utilisez-moi, mais comprenez que je ne peux pas vous réparer. Vous devez vous réparer vous-même. La vraie fin de la partie, c’est de travailler sur vous-même, sinon vous ne serez jamais véritablement heureux ».

Sensibiliser les communautés à la santé mentale peut sembler redondant pour certains, mais une plateforme comme Twitch offre une dynamique rare entre streamer et spectateur, qui permet de davantage toucher que n’importe quel message « basique » d’entreprise. La participation de sociétés à des campagnes de prévention comme le Mois de la sensibilisation à la santé mentale peut sembler dépassé ou fallacieux, mais la capacité de Twitch de connecter les streamers et les téléspectateurs permet en réalité une campagne qui touche de manière plus personnelle, et donc plus efficace.

Les téléspectateurs se prennent souvent d’affection pour des streamers en particulier, créant ainsi un lien « personnel ». Pour certains, passer du temps à jouer tous les jours avec la même personne s’apparente à une véritable amitié, même si vous êtes une seule personne parmi des milliers d’autres. En fait, de nombreux streamers essaient même de favoriser ce type de communauté autour de leur chaîne, en lisant et en répondant à un maximum de conversation, presque autant qu’ils jouent. Ainsi, certains spectateurs sont amis avec leurs streamers préférés, tels des habitués.

Un peu à la manière d’un artiste et de ses fans, les téléspectateurs se lient à leurs streamers préférés. Un message de soutien, de prévention à la santé mentale, peut alors leur sembler aussi sincère et personnel que s’il venait d’un membre de la famille ou d’un ami. Pour beaucoup de personnes atteintes de maladie mentale, les streamers de Twitch offrent une sorte d’amitié qu’elles pourraient avoir du mal à créer ailleurs. Même une brève discussion sur ces soucis, en ligne, pourrait atteindre des milliers de personnes et avoir le même poids qu’une conversation avec un proche.

Grâce à Twitch et aux streamers qui participent à ce Mois de la sensibilisation à la santé mentale, beaucoup de personnes pourraient bientôt obtenir le soutien dont ils ont réellement besoin.
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La France n’a jamais compté autant de médecins en activité

Au 1er janvier, la France comptait 226 000 médecins en activité, soit 10 000 de plus qu’en 2012. Le nombre de spécialistes salariés a notamment bondi de 13,9 %.


Avec 226 000 médecins en activité au 1er janvier 2018, soit 10 000 de plus qu’en 2012, la France n’a jamais compté autant de praticiens actifs. Ce constat, qui peut paraître paradoxal à l’heure où de nombreux Français ont des difficultés à accéder à un généraliste, a été tiré jeudi 3 mai à l’occasion de la parution d’une étude de la Drees, la direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques du ministère de la santé. L’étude met en lumière les profondes mutations du mode d’exercice de la profession de médecin.

Une forte hausse des spécialistes salariés
C’est la confirmation d’un phénomène de fond : les jeunes professionnels ne souhaitent plus exercer comme leurs aînés. Si le nombre global de médecins a cru de 4,5 % entre 2006 et 2012, en raison notamment d’un desserrement régulier du numerus clausus à l’issue de la première année de médecine, le nombre de généralistes libéraux a baissé de 3,5 % (+ 0,7 % tous modes d’exercice confondus). Au cours de cette même période, le nombre de spécialistes salariés a pour sa part bondi de 13,9 %.


Une nouvelle génération de médecins
C’est là aussi un phénomène identifié depuis plusieurs années : la profession se féminise. En 2017, 59 % des 8 600 nouveaux inscrits au Conseil national de l’ordre des médecins étaient des femmes. Deux tiers (63 %) des nouveaux médecins ont choisi le salariat, « soit une proportion nettement plus élevée que parmi l’ensemble des médecins en exercice (43 %) », note la Drees. Enfin, 15 % de ces 8 600 nouveaux inscrits sont des médecins à diplôme étranger, dont les deux tiers sont des spécialistes salariés, exerçant notamment dans les petits hôpitaux qui peinent à recruter certaines spécialités.


5,7 millions de Français dans des « déserts médicaux »
Selon les calculs de la Drees, près de 5,7 millions de Français, soit 8,6 % de la population, résidaient en 2016 dans une commune « sous-dense » en médecins généralistes, c’est-à-dire avec une accessibilité à des praticiens inférieure de 30 % à la moyenne nationale. Au total, 9 142 communes sont en situation de « sous-densité ».

Les principales zones concernées : les communes rurales périphériques des grands pôles urbains ou les communes « hors influence des pôles », même si des espaces urbains sont également touchés. « Un quart de la population habitant dans une commune sous-dense en médecins généralistes vit dans un pôle urbain, dont près de 18 % dans l’unité urbaine de Paris », relève la Drees.

L’étude bat également en brèche quelques idées reçues sur l’évolution de l’accessibilité aux soins. Elle fait par exemple valoir que les inégalités de densités de médecins généralistes entre départements « n’ont pas évolué depuis 1983 ». Le nombre de communes où est installé au moins un médecin généraliste est même passé de 8 843 en 1981 à 9 595 en 2016.

Phénomène notable, les personnes âgées de plus de 70 ans, qui ont 2,3 fois plus recours aux soins que les autres, n’ont pas moins accès aux médecins généralistes que le reste de la population, constate par ailleurs la Drees. Elles habitent en effet « relativement plus souvent » dans des pôles urbains (hors Paris), « quelle que soit leur taille», qui sont peu touchés par le phénomène de déserts médicaux.
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Tiers-payant : le ministère de la Santé annonce un nouveau calendrier

(AOF) - Missionnée par la ministre des Solidarités et de la Santé, Agnès Buzyn, l'Inspection générale des affaires sociales a remis au Parlement son rapport sur les conditions de déploiement du tiers-payant. A cette occasion, le calendrier dans lequel peuvent s'inscrire ce déploiement et les priorités en termes d'accès pour des populations ou des modalités de consultations ont été déterminés.

Ainsi, les outils développés par l'assurance maladie obligatoire sont déjà disponibles et en cours de diffusion auprès des professionnels de santé (téléservice d'accès aux droits ADRi notamment). Les outils des organismes d'assurance maladie complémentaires (téléservice de droits complémentaires et de calculs IDB-CLC) sont, eux, en cours de développement et devront couvrir 75% des assurés dès mi-2018 ainsi que la quasi-totalité en septembre 2019.

La ministre des Solidarités et de la Santé réaffirme sa volonté d'un déploiement effectif du tiers-payant intégral, sur la base d'outils simples et robustes. Elle se félicite de la dynamique engagée qui devrait permettre que les obstacles techniques à la généralisation du tiers-payant intégral soient levés au plus tard fin 2019. Elle souhaite que les déploiements prévus auprès des professionnels de santé soient mis en œuvre conformément aux préconisations de la mission IGAS.

Un suivi régulier de la montée en charge du tiers-payant et de la qualité du service rendu aux professionnels de santé (délais de paiement, taux de rejet) sera mis en place.


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Des urgentistes, «à bout de souffle», manifestent au ministère de la Santé

Une centaine de médecins et soignants urgentistes, dont une cinquantaine venus de Strasbourg, se sont rassemblés mercredi devant le ministère de la Santé à Paris pour «alerter» sur la situation d’urgences «à bout de souffle», et «exiger» des moyens supplémentaires.

Venus notamment de Reims, Angers, Lyon, Poitiers, Aix-en-Provence ou La Rochelle, tous répondaient à l’appel des représentants FO et CFTC des urgences du CHU de Strasbourg, en grève depuis le 20 mars pour protester contre des conditions de travail «extrêmes» et un «fonctionnement dégradé», en raison d’un manque de lits et de personnel.

«A bout de souffle, soigne et tais-toi», «l’État nuit gravement à la santé», «personnel épuisé, travail dégradé, patients en danger», déploraient de nombreuses banderoles et pancartes. Vêtus pour certains de blouses blanches, les manifestants ont protesté en musique, alors qu’une délégation était reçue au ministère par des représentants de la Direction générale de l’offre de soins (DGOS).

«Les conditions de prise en charge sont intolérables. Les professionnels, en sous-effectif permanent, sont arrivés à bout», a expliqué à l’AFP Christian Prud’homme, représentant de FO à Strasbourg.

La ministre de la Santé, Agnès Buzyn, estimait en début de semaine que «10% à 14% des services d’urgences sont en surchauffe». «Même 10 à 14%, c’est inacceptable», et «récemment, c’est allé jusqu’au décès de patients», a rappelé M. Prud’homme.

En mars, une femme de 73 ans à Reims, et une patiente de 60 ans à Rennes, avaient succombé sur des brancards dans le couloir, après une longue attente et sans avoir été auscultées.

«Les plans de retour à l’équilibre ne justifient pas» que «des gens restent deux jours sur un brancard! C’est trop simple de dire que c’est un problème d’organisation», a réagi Alain Ferreira da Silva, représentant CFTC.

Mais la délégation reçue par la DGOS est ressortie déçue. «Ils nous écoutent, ils comprennent», mais «la ministre n’étant pas là, personne ne prend de décision», a regretté Jean-Claude Matry, président de la CFTC au CHU de Strasbourg.

Interrogée lors des questions au gouvernement par le député Jean-Louis Touraine (LREM), Agnès Buzyn a rappelé devant l’Assemblée nationale qu’elle souhaitait «désengorger les urgences de tous les patients qui n’ont rien à y faire», en organisant notamment «des équipes territoriales communes, pour décloisonner la ville et l’hôpital», ou en équipant les maisons de retraite médicalisées (Ehpad) en «infirmières de nuit» et en «télémédecine».

«Nous avons créé la discipline de médecin urgentiste» et «461 postes d’interne en 2017, cela sera renouvelé chaque année», a-t-elle dit. Le député LREM et médecin urgentiste Thomas Mesnier, chargé d’une mission sur les «soins non-programmés» pour limiter le recours aux urgences, doit rendre son rapport dans les prochains jours, a-t-elle précisé.
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Médecins du travail au banc des accusés

Des entreprises portent plainte contre les médecins qui relient les pathologies des salariés à leur travail.
Dresser un lien entre la santé dégradée d'un salarié et son environnement professionnel ? Voilà qui peut se révéler périlleux. Ce 11 avril, dans le 17e arrondissement parisien, le docteur Karine Djemil passait en appel devant la chambre disciplinaire nationale de l'Ordre des médecins. En première instance, cette médecin du travail a été condamnée à six mois d'interdiction d'exercice. Son forfait : avoir déclaré inapte des salariées, s'estimant victimes de harcèlement moral et sexuel, puis leur avoir fourni une copie de leur dossier médical. Dossier dont elles se sont ensuite servi pour poursuivre leur employeur en justice.

Elle n'est pas le premier praticien à se retrouver jugée par ses pairs, en raison de plaintes... d'employeurs. Le mécanisme est en effet toujours le même. Un salarié, engagé dans une procédure aux prud'hommes, au pénal, ou devant le tribunal des affaires de sécurité sociale, produit devant les juges des certificats, des études de poste ou des courriers émanant de son médecin du travail, de son généraliste ou de son psychiatre. L'entreprise, pour se dédouaner, saisit alors l'Ordre, au motif que, dans ses écrits, le docteur a établi abusivement le lien entre la pathologie du patient (état de stress sévère, burn-out, dépression...) et son travail.

Le docteur Djemil, mise en cause par deux employeurs différents, essaiera lors de l'audience de prouver qu'elle avait bien les cartes en mains pour établir une corrélation directe entre le "harcèlement" subi au travail par les salariées qu'elle suivait, et leur état de santé gravement dégradé. Il est question de dépressions, de tentatives de suicide, rien de moins. Si elle était en mesure de le faire, c'est parce qu'elle a accompagné ces femmes pendant plusieurs années, explique-t-elle. Parce qu'elle a procédé à des études de poste dans l'entreprise. Parce qu'elle a recueilli, dit-elle, des "récits concordants de maltraitances psychologiques et sexuelles, des tentatives régulières d'embrasser, de toucher les fesses, les seins...". Parce qu'elle a pu lire des SMS avec des propositions sexuelles crues, puis, après le refus des avances, des textos de dénigrement et des reproches sur une supposée incompétence.

"On demande aux médecins de se dédire"
Combien de médecins, à l'instar de Karine Djemil, se font ainsi taper sur les doigts ? Le docteur Dominique Huez, vice-président de l'association Santé et médecine du travail (SMT), et qui a lui-même été attaqué par la société Orys, sous-traitante d'EDF, pour avoir attesté du lien entre la pathologie anxio-dépressive d'un soudeur de la centrale nucléaire de Chinon avec son travail, évoque 400 plaintes par an, dont 200 contre des généralistes et 100 contre des médecins du travail. La dernière fois qu'il s'est essayé à un inventaire, l'Ordre a pour sa part compté seulement une dizaine d'affaires en cours, concernant des médecins du travail. Pas vraiment le même ordre de grandeur.


"Les chiffres de l'Ordre sont en trompe l'oeil, estime Sophie Fantoni-Quinton, médecin du travail à Lille, et co-auteur du rapport Issindou de 2015, dont les recommandations ont été reprises dans la loi El Khomri. Si on comptait les conciliations, étape préalable à la chambre disciplinaire, ils se révéleraient bien supérieurs. Très souvent, lors de cette phase, on demande aux médecins de se dédire." Autrement dit, de remanier leur plume s'ils veulent échapper au procès. Les avocats des employeurs savent mettre la pression. Et visiblement, cela fonctionne. "Le signal général qui est donné, c'est fermez votre gueule", balance un inspecteur du travail sous couvert d'anonymat.

Scrupuleuses précautions langagières
Le code de déontologie de l'Ordre interdit-il vraiment de faire le lien entre les symptômes du patient et une origine professionnelle ? Cela serait paradoxal, alors que la médecine du travail a une mission de prévention et de protection contre les risques.

En fait, l'article 28 condamne seulement "la délivrance d'un rapport tendancieux ou d'un certificat de complaisance". Mais l'Ordre a une conception large de cette dernière notion. Quand il soupçonne le médecin d'avoir établi un lien de causalité santé/travail sans détenir la preuve formelle de ce qu'il avance, il considère qu'il s'agit d'une faute. Et s'associe d'ailleurs souvent à la plainte de l'employeur.

André Deseur, vice-président du conseil national de l'Ordre, risque une comparaison osée : "Après un accident, l'expert automobile dit seulement que votre aile avant droite est défoncée, pas que c'est le conducteur du bus 26 qui est à l'origine du dommage, car, même si vous le lui avez dit, au fond, il n'en sait rien".

Selon l'Ordre encore, le médecin devrait toujours prendre de scrupuleuses précautions langagières dans ses écrits : lien avec le travail exprimé comme les dires du patient ("M. Untel dit que son état de stress est dû à.."), usage du conditionnel (la dépression "pourrait être due à"), etc. Des pincettes que ne prennent pas toujours les professionnels.

"Les règles pour se montrer irréprochable ne sont pas si compliquées, estime Sophie Fantoni-Quinton. Il suffit de bien peser ses mots, de n'écrire que ce que l'on a pu constater soi-même, de ne pas réagir dans l'urgence ou guidé uniquement par son empathie pour le patient. Dans 100% des cas, le médecin n'est pas témoin d'un harcèlement. Même s'il pense son patient franc et honnête, il ne peut pas reprendre de but en blanc les accusations."

"Les salariés affabulateurs ne sont pas légion"
La chambre disciplinaire a déjà disculpé des médecins mis en cause. Ce fut le cas pour un psychiatre, en 2016. Dans une lettre à un confrère, il avait indiqué que son patient "présent[ait] un syndrome anxio-dépressif réactionnel à un conflit professionnel pour [sa] part insoluble". La formulation a été considérée maladroite mais, l'écrit n'indiquant ni la nature du conflit, ni ne désignant un responsable, aucune sanction n'a été prononcée.

Le docteur Bernadette Bergeron a fait l'objet de deux plaintes et d'une condamnation. "Les salariés affabulateurs ne sont pas légion et on les repère, assure-t-elle. J'investigue pendant plusieurs heures, je retrace le parcours professionnel du patient. J'essaie de trouver précisément ce qui, dans le travail, a amené à des phénomènes de décompensation physique et/ou psychique."

Quelques médecins du travail ont tenté un recours devant le conseil d'État, pour enrayer les plaintes d'employeurs. Les arguments déployés ? Se défendre devant la chambre disciplinaire de l'Ordre implique de mettre à jour des éléments du dossier médical et donc de violer le secret professionnel. Corrélativement, ne pas se défendre pour ne pas mettre à mal ce fameux secret, revient à faire l'objet d'un procès non équitable. La juridiction suprême, pas convaincue par ce raisonnement, a rejeté leur requête, en octobre 2017.

L'association SMT, le syndicat de la médecine générale (SMG), et le SMTIEG-CGT ne veulent pas en rester là et devraient déposer ce vendredi un recours devant la Cour européenne des droits de l'homme. Seront-ils entendus au plus haut niveau ?
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