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Marc Molk
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Pierric Paulian a réalisé un film sur l'exposition "Je ressens la pluie d'une autre planète", qui se tient à la galerie ALB à l'occasion du parcours Chamalot jusqu'au samedi 25 février. L'exposition mêle des tableaux de Marion Bataillard et de Marc Molk.
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JE RESSENS LA PLUIE D'UNE AUTRE PLANÈTE
Marion Bataillard / Marc Molk
Enfiler une robe de sirène, brandir un couteau, régner sur le monde, pétrir des seins roses, regarder en l’air, recevoir un signe : une poignée de cailloux, une couronne en papier, un bouquet de groseille, un fouet de ronces, un baiser. La vie ordinaire, la vie rêvée.
Marion Bataillard et Marc Molk sont habités tous deux par un certain lyrisme, qui louvoie entre provocation champêtre, impudeur sentimentale et pathos autobiographique. Pour cette exposition en duo, ils ont décidé de s’inviter mutuellement dans la peinture de l’autre. Marion Bataillard apparaîtra dans les tableaux de Marc Molk, Marc Molk apparaîtra dans ceux de Marion Bataillard. Ils échangeront certains motifs. Et ils joueront de ces entrelacs.
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"Nothing but... Marc Molk", Interview sur "Nothing but dreams"

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L'INSTANCE DE LA LETTRE
Exposition collective
MARC MOLK, CHÉRI SAMBA, KIMIKO YOSHIDA

Exposition du 18 octobre au 3 décembre 2016
Vernissage : Lundi 17 octobre 2016, 19h30 > 21h (cocktail dînatoire)
Galerie Marguerite Milin, 5 rue Médicis, 75006 Paris

* THE INSTANCE OF THE LETTER
Group show
MARC MOLK, CHÉRI SAMBA, KIMIKO YOSHIDA

Exhibition from 18th Octobrer to 3rd December 2016
Opening : Monday 17th October 2016, 7.30 pm > 9 pm (cocktail reception)
Marguerite Milin gallery, 5 rue Médicis, 75006 Paris 
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Chers amis, Ceux qui me connaissent un peu savent l'ancienneté de mon tropisme chevènementiste. J'ai donc commis un petit article en renfort de son appel à la discrétion, car c'est le fond du problème :

"Laïcité : Éloge de la discrétion

Quelles sont les conditions de la tolérance ? Le terme même de tolérance dit la contrariété. Tolérer est un effort. Or il n'existe pas d'effort sans point de rupture. "Il ne faut pas pousser mémé dans les orties", en somme.

Il me semble que la discrétion, le souci de signifier à l'autre qu'on le ménage, alors que l'on se doute bien que nos petites manies l'irritent, est une condition essentielle de la concorde civile. La discrétion est l'expression d'une politesse élémentaire, par laquelle nous assistons nos frères humains dans la tâche ardue de supporter notre présence sur Terre. C'est une contrainte tacite, l'élément sourd d'une mentalité française plutôt casanière, qui veut bien que le voisin fasse comme il lui chante, pourvu qu'il ne la ramène pas trop, qu'il nous prenne en compte, qu'il fasse preuve d'un minimum de circonspection.

Ainsi est rendue possible la tolérance ordinaire. Pas la tolérance idéale, infinie, grandiose, qui flotte depuis la naissance du monde dans le jus des grandes idées, non, mais la tolérance quotidienne, triviale, machinale, qui fait le liant des sociétés flegmatiques comme la nôtre. Il faut de nos jours se préoccuper de tous ceux qui tolèrent presque sans le savoir, à la manière d'un Monsieur Jourdain, et qui soudain ne parviennent plus à faire comme si de rien n'était, à poursuivre leur chemin occupés par leur vie. C'est cette tolérance un peu je-m'en-foutiste qui s'enraye à la vue des niquabs, burkinis et autres parades identitaires agressives.

Si l'on y réfléchit bien, la notion de discrétion est à la racine même du principe de laïcité. On l'a seulement grimée en "neutralité" dans la lettre de la loi 1905. Mais en 2016, l'ambiance n'est plus aux petites pincettes, c'est un fait. L'ostentation est reine, et les âmes les plus paisibles, heurtées, commencent à s'emporter. La situation se tend, quoi qu'en disent les escadrons d'autruches qui peuplent nos médias. Dans le pays, la réflexion est de toute façon plus avancée : Comment retrouver le poli des temps anciens ?

Pour renouer avec la douceur, il en faudrait des cataplasmes ! Mais avant tout, il faudrait sortir de l'orgueil de l'époque. Orgueil qui veut que chacun, sans exception, mette en avant ce qu'il est, ou croit être, et s'invente une définition de soi toujours plus travaillée et rigide, toujours plus logique et mythologique à la fois, toujours plus insistante. Il faudrait que décroisse la passion générale de se distinguer. Sortir de la complaisance du selfie compulsif autant que de l'hubris des identités de groupes.

Il existe un lien fort, une parenté, une culture commune, entre les efforts journaliers du moindre luron pour se faire remarquer, sur les réseaux sociaux ou ailleurs, et la constitution de communautés vindicatives qui se retranchent du commun des mortels sur l'air d'on ne mélange pas les torchons avec les serviettes. La modestie, le tact, l'humilité individuelle ne sont plus en vogue. En écho, des solidarités qui furent tranquilles prennent de nos jours de vilaines allures hystériques.

Tandis que de tous horizons les gens de bien, qui marchent souvent seuls, poursuivent avec curiosité leur aventure paisible sur Terre, ils sont pléthore ceux qui, narcissiques non refoulés, débauchent leurs semblables et se liguent contre tous les autres dans une entreprise d'affirmation communautaire inamicale. Ils peuvent ainsi faire les paons en réunion, et honte, au passage, à nombre de leurs coreligionnaires. Les voilà qui font la nique à tout l'univers depuis leur pré carré, ces nouveaux fiers. Ils dressent le petit poing de leur ego en l'air, militants d'eux-même et de ceux qui leur ressemblent. Ils transforment ainsi la voie publique en scène non négociable de leur splendeur.

On peut les reconnaître à leurs airs bravaches, leurs costumes singuliers et, à l'oreille, à toute une panoplie d'idées arrêtées et pugnaces. Ils disent souvent s'émanciper d'une oppression invisible tandis qu'ils mènent une guerre de libération de leur amour-propre. La vanité, voici l'ennemi contre lequel nous devrions partir en guerre.

Le simple engouement grotesque, furieux et totalitaire, que ces bouffons et ces bouffonnes vouent à leur personne et à leur credo, leurs crâneries persistantes, toutes ces outrances empêchent de s'exprimer placidement la fraternité conviviale d'un peuple tout entier. Leurs exubérances les exilent des sourires gratuits d'un savoir-vivre conciliant, mais ils s'en moquent. Ils stigmatisent contre leur gré les hommes et femmes paisibles qui ont le malheur d'avoir quelques points communs avec eux. Leur tintamarre pollue toutes les conversations, assourdit les voix mélodieuses, couvre les rires en commun.

Cela s'inflige à la Terre entière, cela geint autant que cela dénonce, tout le temps ! Tout le temps du bruit ! De la fureur et du bruit ! Puis du sang et des larmes. Nous n'avons plus affaire à des compatriotes plus ou moins bougons mais à des orchestres folkloriques de vuvuzelas humaines, qui brament dans les aigus leur fierté extatique d'être ce qu'ils sont et la méchanceté de ceux des spectateurs qui n'applaudissent pas. Le pire étant sans doute les relais encourageants, inattendus, qu'ils reçoivent d'idiots contents qu'il se passe enfin quelque chose au centre du village.

En face, la coupe est pleine, mais dégagés de tout standard d'élégance ou de réserve, en un mot de civilité, ces effervescents ne saisissent pas les signes qu'on leur envoie. Comment leur dire que leur manque de savoir-vivre est à la fois pénible, grossier et ridicule ?

Marc Molk"

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"Les pilules amères de François Hollande", par Marc Molk, Atu anticorps 

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Vernissage demain

* Opening tomorrow

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Texte du calligramme : « Poil, clitoris, lèvre, cousu. »

"Le sexe éternel (4)", Marc Molk, 2015, encre de chine sur papier, 29,7 x 21 cm

* Text used : “Hair, clitoris, lip, sewn.”

The Eternal Sex (4), Marc Molk, 2015, indian ink on paper, 11,7 x 8,2 in
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Texte du calligramme : « Queue, gland, sperme, spirale. »

"Le sexe éternel (3)", Marc Molk, 2015, encre de chine sur papier, 29,7 x 21 cm

* Text used : “Cock, penis, sperm, spiral.“

The Eternal Sex (3), Marc Molk, 2015, indian ink on paper, 11,7 x 8,2 in
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Texte du calligramme : « Rien. Niet. Rien. À l’instar des automates futurs, pour moi, ta cramouille n’est qu’un mot, ton foutre une fuite d’huile et tes chatteries un programme malveillant à l’abandon. Je me nettoie le corps d’humeurs incompréhensibles quand vient le matin. »

"Le sexe éternel (2)", Marc Molk, 2015, encre de chine sur papier, 29,7 x 21 cm

* Text used : “Nothing. Niet. Nothing. Like the future robots, for me, your crotch is just a word, your cum leaking oil and your cuddles for a malicious program to the abandonment. I clean the body of incomprehensible moods when comes the morning.“

The Eternal Sex (2), Marc Molk, 2015, indian ink on paper, 11,7 x 8,2 in
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