En clair, c'est la même méthode américaine, tout comme pour l'accord SWIFT (sur les données bancaires) entre les US et l'UE. Une partie des informations est obtenue dans le cadre d'accords négociés avec un interlocuteur, l'autre dans le dos de ce même interlocuteur, en catimini. Pour la France, c'est donc la pire des combinaisons. Elle collabore ET est en même temps une cible. Difficile d'être plus humilié en public. Qui plus est, par un "ami".

D'après l'article: « Une semaine après les manifestations d'indignation exprimées par les autorités politiques françaises de nouveaux éléments montrent que cette émotion pouvait être, en partie, feinte. » Par nouveaux éléments, entendons bien les propos explicites du directeur de la NSA.

« Ces informations viennent donc préciser celles déjà publiées par Le Monde concernant la collecte, en un mois, par la NSA, de 70,3 millions de données téléphoniques concernant la France. Qu'une partie de ces informations soient transmises avec l'assentiment de la DGSE ne change en rien son caractère attentatoire aux libertés. Ce nouvel éclairage pose avant tout la responsabilité des autorités politiques françaises. » 

« Un haut responsable du renseignement français, joint, mercredi matin, a admis, sous couvert d'anonymat, l'existence de « ces échanges de données ». Il a néanmoins démenti « catégoriquement » que la DGSE puisse transférer « 70,3 millions de données à la NSA ». »
(Surveillance : la DGSE a transmis des données à la NSA américaine, Le Monde, 30 octobre 2013)

Sur le marché de dupes qu'est l'accord SWIFT:  https://plus.google.com/111615366311433511999/posts/YEkC2hdJ6pN
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