Toute fuite n'émane pas d'un lanceur d'alerte, et sa publication pas nécessairement dans l'intérêt public.

Un commentaire laissé à la suite de l'article ci-dessous:

Attention à la confusion! Un lanceur d'alerte, comme le définit très bien Transparency International, c'est "une personne qui, dans le contexte de sa relation de travail, signale un fait illégal, illicite ou dangereux, touchant à l’intérêt général, aux personnes ou aux instances ayant le pouvoir d’y mettre fin"; qui n'est qu'en toute dernière instance un journaliste, manifestement.

La fuite de documents préparatoires et partiels, leur publication prématurée hors contexte dans un dossier en cours, ça n'a vraiment rien à voir.

On peut faire cela parce qu'on est contre et qu'on veut tenter de faire dérailler le train, éventuellement. Dans le cas précis, ça obéit probablement à tout autre chose: une relation d'amitié, un besoin de se faire valoir... En tout cas, ça n'a rien d'héroïque et ce n'est pas acceptable du point de vue du bon fonctionnement de l'Etat comme d'une entreprise, et le ministère a parfaitement raison de vouloir sévir.

Et même le média qui en fait son beurre ne peut pas sans autre se prévaloir d'un rôle d'intérêt public. Le débat public, il est déjà en cours. L'alimenter d'éléments prématurés et partiels, c'est juste de la chasse au scoop pour se faire mousser.
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