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Didier Moulinier
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Didier Moulinier

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« Qu'est-ce que le contemporain ? », s'interroge Giorgio Agamben dans son essai philosophique éponyme. En tentant de répondre à la question, il se réfère conjointement à la figure de l'écrivain et à celle du sang. “Le poète, qui devait payer de sa vie sa contemporanéité, doit regarder fixement dans les yeux de son siècle fauve, sceller de son sang l'échine brisée du temps”, écrit-il. La singularité de l'artiste contemporain réside dans le paradoxe d'ouvrir/endiguer, paradoxe qui ouvre, à son tour, au fantasme de l'hémorragie. Et si l’hémorragie n'est pas endiguée en un geste créateur, elle livre le sujet aux affres d'un devenir informe, telle une flaque de sang sur le sol. 
Or pour l’auteure de cet essai littéralement renversant, l'organicité du corps des femmes peut être la référence charnelle de l'acte d'écrire. Dans la lignée des critiques de Luce Irigaray sur l’”envie du pénis”, l'analyse des œuvres de Nelly Arcan et de Chloé Delaume découvre des techniques d'invention de soi dans des environnements qui dévalorisent le sexe féminin. Quelles méthodes ces deux écrivaines mettent-elles en œuvre pour s'inventer et se désincarner des personnages féminins des romans familiaux compulsifs et empreints de domination masculine ? La science poïétique mise en œuvre - cette magie blanche et rouge de l’auto-engendrement littéraire - prend la forme d’une hystérologie, soit un renversement des sens, comme une femme-paternité venant en écho à l’homme-maternité d’Artaud.
Ainsi il est possible de se référer à l'organique pour sonder les blessures de l'humiliation sexuelle et voir comment, encré dans le sang qui s'écoule de plaies genrées, le verbe des deux écrivaines transgresse les limites de la ”différence des sexes”, saignant la voie créatrice des hémorragies contemporaines.

La recherche de Virginie Foloppe, docteure en esthétique et sciences de l'art, est pluridisciplinaire : de la fabrique de l'écriture (article, essai, fiction) à celle des images (art digital, art vidéo) en passant par l'enseignement des arts (Panthéon-Sorbonne et Sorbonne Nouvelle) et une formation de psychologue clinicienne.
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Didier Moulinier

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sympa cette basse 
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Didier Moulinier

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Parution début août :
Didier Moulinier : HERESIES NON-PHILOSOPHIQUES
(LCFavoris, Collection bleue/essais)

Partie I. Critique du principe de philosophie suffisante
Partie II. Pour une pensée (vraiment) non-religieuse
Partie III. Etudes laruelliennes

L'objet unique de ce livre est la Philosophie considérée comme pensée et discours comportant un certain nombre d’invariants structuraux. Le projet d'étudier la philosophie selon un point de vue spécifiquement non-philosophique paraîtra étrange et ne saurait être perçu que comme une hérésie (aux yeux des philosophes). Pourtant il ne s’agit nullement de renier la philosophie mais au contraire de l’aider à s’affranchir d’un certain nombre de limitations.
La première partie dénonce ce que François Laruelle appelait naguère le "Principe de philosophie suffisante", soit le droit non-critiqué que s'arroge la philosophie d'être présente absolument partout sous le mode de la Question (son obsession de faire monde, aux antipodes de l'esprit d'hérésie), alors même qu'elle confirme régulièrement son incapacité à penser démocratiquement, sa volonté de dominer conceptuellement les autres discours et notamment les sciences, sa prétention de pouvoir constituer (sinon définir) le réel.
La seconde partie tente de poser les fondements d'une pensée (vraiment) non-religieuse – ce qui n'est encore concevable que non-philosophiquement. En effet l'on ignore encore trop que la philosophie et la religion font système en tant que pensées fonctionnant pour partie à la raison et pour partie à la foi. La méthode non-philosophique s'appuie sur le concept d'hérésie – en le laïcisant radicalement - pour essayer de passer outre ce véritable « paradigme philosophico-religieux ».
Enfin la troisième partie, la plus importante de l'ouvrage, rassemble des Etudes laruelliennes mettant en œuvre dans divers domaines de la philosophie (épistémologie, ontologie, éthique, politique, anthropologie...) le mode de penser uni-latéralisant proposé par François Laruelle. Ces études sont autant de synthèses, de développements, de comptes-rendus parfois critiques destinés à éclairer la pensée et l'œuvre considérables (mais atypiques) de François Laruelle, assurément l'un des philosophes français contemporains les plus importants (mais aussi l'un des moins lus). L'une des motivations de ce livre est de contribuer à réparer cette injustice. 


Pré-commande (tarif souscription très avantageux) et Sommaire complet : http://urlz.fr/2clk
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Didier Moulinier

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Certaines personnes ne savent même pas que le Tadjikistan existe. C'est vraiment dommage.
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Didier Moulinier

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« La salle à manger principale, qui était ronde, tournait jour et nuit sur elle-même en imitant le mouvement du monde. » La surprenante construction mentionnée par Suétone dans sa biographie de Néron a enfin été retrouvée ! En 2009, des fouilles réalisées sur le mont Palatin, à Rome, par une équipe d’archéologues franco-italienne ont mis au jour des vestiges qui correspondent apparemment à un mécanisme ayant servi à assurer la rotation du planche...
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La vie n'est pas toujours facile !
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Cette famille de furets (Maman et ses petits) va vous donner le sourire pour commencer la semaine. Ils essaient tous de franchir cet énorme mur de pierres mais les premières tentatives échouent lamentablement. Lorsque tout le monde a réussi à passer et que Maman a montré le chemin il en reste toutefois un, plus peureux […]
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Introduction

Qu'est-ce que je fabrique ?


Docteur et enseignant en philosophie, j'anime différents espaces web dédiés à cette discipline tout en m'intéressant aussi à la psychanalyse, à la création poétique contemporaine, aux nouvelles technologies...

Je dirige également les éditions Les Contemporains favoris.


 Mes activités sur le net

Outre une page d’accueil Netvibes, j'utilise plusieurs plates-formes d'hébergement (Blogger pour l'essentiel, mais aussi Tumblr., Wordpress, Scoop it!) et il y a différentes sortes de blogs.

- Des blogs de recherche où je publie mes propres articles dans les domaines philosophique ("Philosophie et Religion", "Erotique de l'Amitié"), psychanalytique ("Jouissance et perversion", "Philosophie et Psychanalyse"), esthétique ("La poésie élémentaire"), non-philosophique ("La Non-philosophie", "Lexique europanalytique", "Lexique de Laruelle"). 

- Un blog pédagogique avec des cours pour les élèves "Apprendre la philosophie" et un autre pour les professeurs "Diotime 2.0. La philosophie augmentée" consacré à la didactique de cette discipline.

- Sur blogger la plate-forme Scoop it!, je propose de nombreux fils d’infos interdisciplinaires comme "Philosophie en France", "Les livres de philosophie", "Nouvelles Psy", "La Poésie élémentaire", "Nouveau S/exe", "Résistances", etc. Certains sont alimentés quasi-quotidiennement. Même chose avec l'application Flipboard.

- Deux blogs documentaires (un peu en sommeil) : "Materia philosophica" (textes classiques de philo), "Lacan lexicon" (citations de Lacan).

- Le blog des Editions Les Contemporains favoris.

- Ajoutons plusieurs blogs, sur Tumblr. ou Blogger, consacrés à des formes de poésie "ludique" (La Poire d'angoisse, Textes abrutis, Phrases parfaites) ou à des ami(e)s poètes (Sylvie Nève, Michel Valprémy).

- Enfin j'utilise massivement les réseaux sociaux et autres plate-formes de micro-blogging : avec TUMBLR vous suivrez le fil continu de l'ensemble de mes publications, même chose en version plus mobile avec TWITTER, FACEBOOK et GOOGLE+. En outre, pour chacun de ces services, différents comptes, pages et/ou communautés sont associés à mes blogs et en relaient l'activité.

- Rappel de mon contact par mail : diotime2@gmail.com

 

Le sens et le contenu de mes recherches

Ma démarche de pensée n’est pas exclusivement ni peut-être intrinsèquement philosophique. Je me présente volontiers comme professeur de philosophie et étudiant en non-philosophie… Je suis certes amoureux de la philosophie autant que de la sagesse, comme il se doit, au point cependant de ne « jamais me dire philosophe », suivant le bon conseil d’Epictète. Mais je considère que les sciences humaines et surtout la psychanalyse ont ravi à la philosophie (en tant que discipline distincte) bon nombre de ses objets. Et je ne partage pas le préjugé couramment admis - colporté ad nauseam à travers des médias d'un autre âge (journaux, radio, TV) - selon lequel les philosophes devraient se mêler de tout et donner leur avis éclairé sur tout. Je ne défends pas vraiment non plus une conception élitiste ou réservée de cette discipline. Je considère plutôt que la philosophie doit désormais être "traitée" et analysée comme un champ d’investigation (autant qu'un champ d'objets) tout à fait ordinaire et particulier - même si ce champ devait paradoxalement être circonscrit comme celui de l'universel : je dirais alors une "certaine" version-de-l'un. Pareille relativisation de la philosophie ou du Philosopher en général, aucun philosophe « de profession » et/ou ayant encore la « foi » philosophique ne saurait l'accepter. Répétez ces dires au beau milieu d'un colloque universitaire ou parmi une assemblée de professeurs de philosophie, et je ne donne pas cher de votre avenir au sein de cette congrégation : vous vous ferez haïr, insulter, et finalement exclure. 

Hérésie, donc. C’est ici qu’intervient le point de vue « non-philosophique » en tant que tel, sous les auspices de François Laruelle qui a inventé cette « discipline » ou cette méthode pour « introduire la démocratie dans la pensée ». Un « non-» qui ne revient pas à nier ou à condamner la philosophie, mais bien au contraire à étendre sa compétence et à diversifier ses pratiques à proportion que l’on réduit sa suffisance et que l’on suspend son autorité « naturelle » ;  libérer la philosophie en la soulageant de ce que j’appelle toujours avec Laruelle  le « Principe de philosophie suffisante », soit un complexe de supériorité souvent insupportable de la part des philosophes, une position traditionnelle de maîtrise vis à vis des autres discours, et une prétention métaphysique incurable à vouloir définir le réel. Cela dit, je n’ai pas attendu Laruelle et la non-philosophie pour me sentir simple « locataire » (même à titre professionnel) dans la « maison » philosophie, bien trop académique à mon goût : mes premières études me conduisirent plutôt vers la mystique et l’orient, tandis que mes premières velléités d’écriture me portèrent vers une poésie contemporaine de style plutôt « avant-gardiste ». Deux formes de radicalisme sans aucun rapport qui se télescopèrent de la plus étrange manière…

Qu'on ne s'y trompe pas : il existe aussi un "Principe de psychanalyse suffisante", tout aussi redoutable, voire à certains égards plus mesquin. Le principe philosophique vous interdit de ne pas philosopher (car pour justifier la non-philosophie il faut encore user du langage philosophique : c'est l'argument d'Aristote, le plus grand sophisme de l'histoire de la pensée) ; le principe psychanalytique vous interdit de discuter psychanalyse si vous n'êtes pas psychanalyste (argment d'autorité de la pratique, en quelque sorte). Or je ne suis pas praticien, justement, ne m'y étant pas autorisé (préférant écrire et enseigner, tout simplement) ; en revanche j'ai des raisons personnelles et intellectuelles de m'autoriser à "théoriser" sur la psychanalyse et sur Lacan, les ayant suffisemment étudiés je pense.

Me voici donc en porte-à-faux, vis-à-vis des deux disciplines dont je m'occupe presque quotidiennement ! Incidences sur ma carrière, effets collatéraux... Me recommandant de Derrida (que j’ai beaucoup lu et pratiqué à mes débuts), de Lacan (auquel j’ai consacré ma thèse) et de Laruelle « l’obscur » (mon directeur de Thèse), il n’est guère surprenant que les Universités françaises aient (plus ou moins) poliment décliné mes services : trois penseurs haïs par l’Université ! C’est ainsi qu’au moment de solliciter l’habilitation aux fonctions de maître de conférence auprès de la fameuse section 17 du CNU (ce « repère de crapules » comme disait Deleuze !), voici déjà un bout de temps, je m’entendis annoncer non sans ironie que l’Université n’avait pas encore créé de poste de « non-psychanalyste » à ma mesure, que par conséquent je devrai repasser. Dont acte ! Du coup j'ai enseigné la philosophie dans le secondaire en tant que professeur certifié, j'ai écris plusieurs livres, fabriqué des sites internet, publié des centaines d'articles sur des dizaines de blogs, jusqu'à me qualifier moi-même de « sérial-blogueur ».

Pourtant je ne suis guère un « blogueur » au sens où ce terme suppose un épanchement quotidien, fait d’humeurs ou d’opinions portant sur l’actualité ou l’air du temps (même philosophique). Je déteste ce genre de bavardage, même spirituel, cultivé, « élevé ». Je suis un maniaque de l’information brute, je ne crois pas que l’on puisse penser justement sans s’informer de la façon la plus exhaustive possible. J’en fais une question d’éthique et d’honnêteté ! C’est pourquoi j’alimente de nombreux fils d’informations dans les domaines qui m’intéressent (des nouvelles technologies jusqu’aux publications philosophiques, en passant par la psychanalyse ou la poésie – voir mes nombreux « scoop it! »). Et par ailleurs (dualité stricte), je « pratique » la théorie sans concession, en m’efforçant de ne pas jargonner (lacanien ou autre) mais seulement d’être clair et précis.  Je n’écris pas d’« essais » tous public, je décline tout passage à la radio ou à la TV (ne croule pas non plus sous les propositions dans ce sens : tant mieux), et je ne fais pas ce qu’on appelle avec la plus grande vulgarité des « bouquins ». Depuis vingt ans j’ai publié dans diverses revues et collaboré à une dizaine d’ouvrages collectifs, mais je ne m’amuserai pas à les lister ici. Publier des livres n’est pas essentiel pour moi, même s’il est salutaire mentalement, parfois, de voir paraître en « dur » (définitif) le fruit de ses cogitations. J’en comptabilise donc une petite dizaine ainsi que deux ou trois à paraître ces prochaines années (dont un ensemble de cours pour lycéens).

 

Mes livres

De la psychanalyse à la non-philosophie. Lacan et Laruelle (Kimé, 1999) – J’esquisse dans ce livre (résumant ma thèse) une théorie et une pragmatique non-psychanalytiques de la psychanalyse. Non pas une étude comparée des théories de Lacan et de Laruelle, mais plutôt une « dualyse » de Lacan et de ses interprétations (philosophiques, puis intra-analytiques) selon un point de vue laruellien. Par la suspension des fondements mêmes de la psychanalyse (en particulier ses thèses sur le réel et la jouissance) et dans le cadre d'une mise à plat globale de la « suffisance » philosophique, je cherche paradoxalement à généraliser et relayer positivement la psychanalyse lacanienne en l'extrayant, autant que possible, du discours philosophique.

Dictionnaire de la jouissance (L’Harmattan, 2000) et Dictionnaire de la perversion (L’harmattan, 2002) – J’aborde dans ces deux livres des questions plus concrètes d’ordre clinique ou psychopathologique (névrose, psychose, perversion, sublimation, etc.), toujours en utilisant le matériau lacanien et post-lacanien ; mais en révisant le concept de Sujet et l’articulation Sujet/Jouissance je tente d’ouvrir des perspectives éthiques et existentielles au-delà de la psychanalyse. Avec le recul, je suis moyennement satisfait de ces deux publications qui, si elles me semblent encore de « bonne tenue » d’un point de vue psychanalytique orthodoxe, peinent justement à ouvrir la voie « non-psychanalytique », les ouvertures proposées à la fin des articles s’avérant un peu trop allusives.

Dictionnaire de l’amitié (L’harmattan, 2003) –  Comment la tradition philosophique a construit une doctrine de l'amitié en identifiant l'Ami tantôt à l'âme et à la belle âme, au frère et à l'alter ego, au prochain et au lointain, à Dieu et à la femme, bref en idéalisant et en confondant l'ami réel avec un concept toujours mixte et problématique de l'amitié. « Il n'y a nul ami » : tel est son leitmotiv et sa conclusion. J’essaie d’infléchir cet idéalisme congénital des morales philosophiques vers une érotique de l’amitié qui, d’une part, n’ignore pas la pulsion (proximité de la joie et de la jouissance – c’est l’apport psychanalytique), d’autre part, tienne compte aussi du caractère Un-radical de l’ami réel, qui n’est même pas l’Unique, et avec lequel il est impossible de faire Un (c’est l’apport non-philosophique : le réel de l’ami avant tout concept d’amitié).

Un amour de moi. Miettes autobiographiques (Les Contemporains favoris, août 2013). – Fragments d’un récit d’enfance « autofictionnel », cocasse et cruel, bien fait pour illustrer l’adage selon lequel le ridicule ne tue pas (quoique).

La poésie élémentaire. Défense et illustration (Les Contemporains favoris, septembre 2013). - La « Poésie élémentaire » désigne un courant plus ou moins spécifique et tentaculaire à travers le vaste continent des poésies dites « concrètes » (visuelles et sonores) et « performatives », pratiques extrêmement variées dont l'« élémentaire » pourrait bien représenter comme une idée directrice ou une sorte de fil rouge. Cet ouvrage défend et illustre une posture distanciée face à la « chose poétique », réservant la primeur au pastiche et au ready-made. Deux grands ensembles structurent cet ouvrage : une première partie théorique dite de défense (« Introduction à la Poésie élémentaire », articles) et une seconde dite d'illustration pratique (« Mélanges et pastiches », poèmes).

Etudes lacaniennes. Psychanalyse, science, philosophie (Les Contemporains favoris, collection bleue/essais, octobre 2013) - Ce livre se penche sur les relations fondamentales mais « compliquées » que la psychanalyse entretient avec la philosophie et l’éthique, les sciences et la logique, les pratiques sociales ou encore l’éducation. Résolument, la psychanalyse (selon Freud et Lacan) est présentée ici comme un discours structuré et consistant, une théorie et une clinique du sujet indispensables, enfin une expérience thérapeutique construite et fortement pensée. Il s’agit d’un livre d’approfondissements épistémologiques relativement dense et complexe, pouvant concerner des philosophes autant que des psychanalystes ; son esprit reste « lacanien » dans l’ensemble (mais je reprends la problématique non-psychanalytique dans le livre suivant).

Hérésies non-philosophiques (Les Contemporains favoris, collection bleue/essais, Juillet 2015). Je publie dans cette somme de 500 pages un ensemble d’études portant plus ou moins directement sur la non-philosophie et/ou sur l’œuvre de F. Laruelle. 
I. Critique du principe de philosophie suffisante
II. Pour une pensée (vraiment) non-religieuse
III. Etudes laruelliennes
L’occasion de découvrir une théorie et une pensée exceptionnelles, certes d’une grande complexité mais aussi d’une très grande rigueur, incroyablement occultées dans l’espace – français tout au moins – de la philosophie contemporaine. Présentation complète et Sommaire ici : http://urlz.fr/2clk

Eros et Thanatos à l'ère du numérique. Suivi de : Remarques sur le Virtuel (Les Contemporains favoris, collection Psy-Poucet, Août 2015) - C’est un fait que l’on peut considérer comme établi : la poussée du numérique, d’internet, des nouvelles technologies et autres objets communicants est en train de changer profondément non seulement notre rapport au monde et aux autres, mais aussi à nous-mêmes, au corps, au plaisir, à l’intime. Or justement il semble que la prise en compte du plaisir éprouvé dans les environnements numériques subisse encore une sorte de censure faute d’avoir intégré « la table des valeurs et des concepts faisant partie de la culture », comme l’écrivait Gilbert Simondon en son temps à propos des machines. C’est ici que l’outillage conceptuel de la psychanalyse nous est précieux avec ses corrélations telles que principe de plaisir / principe de réalité, pulsion de vie / pulsion de mort, et surtout depuis Lacan la distinction entre plaisir et jouissance, pour tâcher de comprendre ce qu’il en est d’une jouissance du numérique qui ne serait réductible ni à un plaisir inconsistant ni à une addiction mortelle, et qui ne désespèrerait pas de la fonction symboliquedans la cité des ordinateurs et des algorithmes. Dans la seconde partie, "Remarques sur le virtuel", je me permets de rappeler quelques fondamentaux sur l’intrication du réel et du virtuel avant d’évoquer non sans ironie quelques-unes des résistances culturelles opposées à la dématérialisation. - Sommaire ici : http://urlz.fr/2esp

En numérique exclusivement : 

Jean-Martin Charcot, homme de théâtre, LCFavoris, "Les introuvables", 2014

 

Projets de livres

- D’autres ouvrages se constituent progressivement, notament un "Manuel de philosophie augmentée" à partir du blog « Apprendre la philosophie », et  un essai de philosophie pratique (fortement teinté de psychanalyse) qui devrait s'intituler "Ethique de la parole" - à paraître dans quelques mois.

- Des versions complètement différentes de mes trois « Dictionnaires » initialement parus chez l’Harmattan vont être proposées en ebooks dans les mois qui viennent, répondant aux titres de : "Philia et Sophia" (ex. "Dictionnaire de l'amitié") ; "Jouissance et Perversion" (ex. "Dictionnaire de la jouissance" et "Dictionnaire de la Perversion") ; et enfin un nouvel ensemble sur le thème "Psychanalyse et Non-psychanalyse", reprenant et complétant mon "Lacan et Laruelle" de 1999.

« Ecrire », éditer

Je n’ai jamais séparé mon intérêt pour la pensée philosophique et ma passion pour l’écriture poétique. Non pas qu’elles puissent se confondre, ou se mélanger ; je ne crois pas à l’unité d’une pensée ou d’une écriture poético-philosophique. Bien au contraire leur différenciation demeure essentielle. Pourtant il y a bien un dénominateur commun à mes différents centres d'intérêt, qu'ils soient littéraires, philosophiques ou même artistiques ; une problématique que j'ai mis du temps moi-même à identifier et qui est celle des "écritures-limites", de la lisibilité en général. A y bien réfléchir, c'est cela qui m'a poussé à la fois vers des auteurs particulièrement retors comme Derrida, Lacan, Laruelle, Vadinoci (essayez un peu celui-ci !), ET par ailleurs vers des formes d'écriture poétique qui se soucient assez peu du Sens, soit ultra-formalistes soit au contraire « élémentaires » et concrètes (poésies visuelles et sonores, performances, ready-made généralisé à la Filliou). Et je préfère ne pas m'étendre sur les musiques (de fou) que j'écoute quotidiennement. Je suis encore tenté par l’écriture poétique (= expérience d'écriture en tant que telle), même si je me considère littéralement comme un « poète mineur »… J’ai d'abord édité des fanzines et des revues à la fin des années 80 , puis j’ai créé les éditions de littérature contemporaine « Les Contemporains favoris » dans les années 90, éditions que j'ai ressuscitées récemment en y ajoutant plusieurs collections de philosophie et de psychanalyse. De la poésie concrète « élémentaire » aux blogs et aux réseaux connectés, en passant par la publication de livres imprimés, voici quelques jalons d’un parcours éditorial que je ne suis pas spécialement pressé de « boucler ».

 

Enseignement et autres

Je suis ouvert aux innovations et aux expérimentations pédagogiques, notamment celles utilisant les supports numériques ; sympathisant à l’égard de ce qu’on nomme (du côté de l’ACIREPH) les « nouvelles pratiques philosophiques » à l’école et dans la cité (car il y a bien moins de « suffisance » chez ces nouvelles générations de philosophes qu’avec les anciennes).

Depuis 2014 j'ai quitté l'éducation nationale (après 22 ans de bons et loyaux services) pour me consacrer davantage à l'écriture, à la recherche, mais aussi à l'édition (Les Contemporains favoris), et à d'autres formes de pratiques enseignantes. Je continue d'enseigner la philosophie dans diverses structures et institutions, privées ou publiques. Je travaille également à un projet d’elearning (assistance, formation et enseignement à distance) dont la philosophie sera l’épicentre.