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Diane Borgia
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Criminologue-psychothérapeute québecoise, je parle français et anglais. Je suis auteure, conférencière et formatrice.
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Et Voilà le premier BLAB québécois en français sur la psychothérapie.  Si vous avez des questions ou commentaires, vous pouvez me joindre dborgia@dianeborgia.com.Bonneécoute!

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Le dépendance affective n'est pas une maladie!

On vous a déjà dit que vous êtes malade parce que vous présentez de la dépendance affective? Ce n'est pas une maladie, mais un dysfonctionnement de la pensée, des émotions et du comportement.

Si vous cherchez de l'aide pour contrer votre dépendance affective, concept intégré dans celui de codépendance, et que vous ne savez pas trop à qui vous adresser, je vous offre une session d'information gratuite par téléphone ou par vidéoconférence (Messenger, FaceTime, Skype, etc.).

Je suis spécialisée dans le traitement de la codépendance et j'exerce depuis près de 30 ans maintenant. Je pourrai certainement répondre à vos questions ce qui vous permettra d'être éclairé pour mieux choisir votre spécialisé dans le domaine.

Vous n'avez rien à perdre, cette offre est sans obligation de votre part.

Alors, cesser de souffrir et contactez-moi via mon site internet.

Diane Borgia 

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Comment discerner un thérapeute expérimenté d'un thérapeute improvisé ?*
Comment discerner un thérapeute expérimenté d'un thérapeute improvisé ?*1

Les thérapies efficaces ne devraient pas être basées sur des notions métaphysiques, religieuses ou pseudo-scientifiques, telles la réincarnation ou les énergies vitales. Elles ne devraient pas reposer sur la croyance que la personne qui consulte n'est pas du tout responsable de son problème. Elles ne devraient pas attribuer les problèmes des clients seulement à des événements traumatiques passés.

Quelques indices peuvent aussi nous aider à déterminer les compétences du thérapeute. Demande-t-il à ses patients une confiance absolue ? Insinue-t-il que le patient est persécuté et que lui seul, le thérapeute, peut le sauver? Croit-il le patient sur parole sans tenter de corroborer divers éléments de son histoire personnelle ? »

Appliquer la pensée réaliste dans sa vie quotidienne a des avantages certains. Arriver à le faire efficacement demande une grande vigilance et une certaine sagesse.

Parmi les techniques qui existent pour aider à développer l'esprit critique et la pensée réaliste, il y en a une très efficace, c'est la démarche Émotivo-Rationnelle créée par le psycho-analyste américain, Albert Ellis.

Basée sur des préceptes de certains philosophes grecs dont Épictète et Socrate, cette approche permet de diminuer l'intensité des émotions et des sentiments qui font souvent entrave à une approche sceptique rigoureuse.

La démarche Émotivo-Rationnelle (ou DER) est une approche psychothérapeutique qui constitue en même temps un outil efficace au développement de l'esprit critique et de la pensée réaliste. Il faut un esprit critique pour être capable de penser de manière réaliste.

Comment appliquer la démarche de la pensée réaliste dans notre vie ?

Pensons-nous et agissons-nous en conformité avec la réalité ?
Il est important d'être réaliste car nous pouvons tous nous tromper très facilement en raison de notre perception et de notre connaissance de la réalité qui sont partielles.
La démarche de la pensée réaliste diminue le risque de commettre des erreurs d'interprétation.
Cette démarche de recherche de la réalité est la seule méthode qui fonctionne véritablement pour arriver à être heureux.
Elle privilégie le doute et la rigueur.
Elle demande une application dans la vie quotidienne.

Penser de manière réaliste n'est pas aussi simple qu'on pourrait le croire car plusieurs éléments viennent influencer notre jugement, entre autres :

Nos sens nous procurent qu'une vision partielle de la réalité;
Notre cerveau interprète ces données sur le réel en fonction
(1) de ses prédispositions
(2) des théories et croyances déjà admises et
(3) de ses dispositions du moment.

- Nos dispositions du moment peuvent être affectées par nos émotions et nos sentiments.
- Notre affect peut influencer positivement ou négativement notre interprétation du réel.
- Nos interprétations passent par nos filtres mentaux : notre esprit critique peut en être affecté.

En quoi la Démarche Émotivo-rationnelle (DER) peut-elle aider ?

- La DER permet une amélioration de la capacité de voir le réel par la diminution de l'intensité des émotions, qui trop souvent voilent une vision juste des choses.
- Elle amène une plus grande ouverture au monde et aux idées des autres par une diminution de la peur, du mépris et de l'hostilité qui font souvent obstacle à notre capacité de voir la réalité telle qu'elle est.
- Elle améliore la communication avec les autres en favorisant une plus grande capacité d'accueil, d'acceptation et de compassion.
- Elle est un outil efficace pour améliorer l'esprit critique et apporter le bonheur.

Petit test sur les pensées

Répondez aux énoncés *2 suivants en définissant s'ils sont vrais, faux ou douteux.

1- Pour être heureux, il est indispensable qu'un adulte reçoive l'amour et l'approbation de presque tous les membres de son entourage pour la presque totalité de ses actions présentes, passées et futures.
2- Tout être humain doit réussir parfaitement tout ce qu'il entreprend.
3- Il est utile et approprié de se blâmer soi-même et/ou de condamner les autres.
4- Il est catastrophique et insupportable que les choses ne se déroulent pas comme nous le souhaitons et que les gens ne se conforment pas toujours à nos désirs.
5- Puisque le malheur vient des autres ou des événements, il est impossible pour certaines personnes de connaître le bonheur.
6- Il est inévitable de se préoccuper et de se tracasser sans cesse au sujet d'une chose qui est potentiellement dangereuse ou désavantageuse.
7- Il est toujours plus facile de fuir les malaises et d'éviter les difficultés et les responsabilités que d'y faire face en se disciplinant soi-même.
8- Les événements du passé ont une importance capitale et jouent un rôle primordial sur le présent et le futur. Si nous avons vécu des moments difficiles, il est donc inévitable que nous soyons marqués profondément toute notre vie.
9- Les choses et les gens devraient être différents. Il est inacceptable et terrible de ne pas trouver de solutions parfaites et immédiates aux dures réalités de la vie.
10- L'humain peut accéder au bonheur de deux façons : en demeurant passif et indifférent ou encore en se révoltant contre tout ce qui lui déplaît.

Dans la réalité, ces dix idées sont fausses. Cela peut être évident pour certains, mais pas pour tous, selon l'éducation reçue, le milieu dont on est issu, selon qu'on ait ou non appris à critiquer ses propres croyances. Bon nombre de personnes adhérent fortement à ces dix idées.

Avec la DER, on peut arriver à se débarrasser de ces dix idées irréalistes de base qui entraînent énormément d'émotions désagréables et de comportements inappropriés.

Émotions et raison

La démarche Émotivo-Rationnelle joue simultanément sur deux tableaux : celui des émotions et celui de la raison, du raisonnable, du développement de sa raison face à la réalité.

La DER fait partie de la gamme des approches cognitivo-comportementales. Cette approche vise à changer à la fois les cognitions, les émotions et les comportements.

La DER est efficace pour réduire l'intensité des émotions, qui souvent voilent notre vision des choses, que ce soit au quotidien, en relation avec nos proches, au travail, en regard d'un test ou d'une croyance, etc.

La DER a pour but de diminuer la souffrance et de développer un meilleur équilibre dans nos émotions et nos comportements. Elle a pour conséquence le développement d'un meilleur esprit critique et d'une meilleure capacité d'appliquer une pensée réaliste au quotidien. La DER demande une capacité d'auto-réflexion.

Les causes des émotions

Trois facteurs causent les émotions :

Le sensori-moteur : regarder un beau paysage, prendre un bain chaud, etc.
Le système biochimique, qui peut être affecté par des dérèglements chimiques, les drogues, l'alcool, les médicaments, etc.
Les pensée, idées et croyances tel que l'a mentionnée le philosophe grec Épictète : « Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses mais les jugements qu'ils portent sur ces choses. »

Chez les enfants, la cause principale des émotions est le sensori-moteur (faim, couche souillée, froid, …). Chez les adultes, ce sont les pensée, idées et croyances.

Ce sont souvent les conséquences négatives vécues qui amènent un individu à rechercher la cause de ses émotions et de ses comportements, dans le but de changer les choses. Donc en changeant les pensées cela permet de changer les émotions, et donc les comportements.

Par exemple, si je suis malheureux au travail, je peux changer de travail. J'ai alors changé ma situation, mais je n'ai pas changé mes pensées. Je risque tôt ou tard de revivre les mêmes émotions négatives à l'égard de mon nouveau travail.

La technique de la confrontation pour corriger les pensées fausses et développer la pensée réaliste.

La confrontation, de la DER, n'est pas un face à face dans lequel les gens expriment directement le fond de leur pensée à l'égard des autres. Il s'agit plutôt d'un travail de comparaison des idées avec la réalité, qui se fait en amenant la personne à se poser des questions pour arriver à reconnaître parmi les idées qu'elle croit vraies celles qui sont fausses.

Il existe une seule réalité : ce qui existe, ce qui est prouvable. Mais il existe autant de perceptions de la réalité qu'il y a d'individus. Lorsqu'une personne emploie l'expression « dans ma réalité », elle veut « en réalité » dire « dans ma vision de la réalité. » La confrontation consiste à vérifier si la perception de la réalité est conforme ou non à la réalité.

L'objectif premier de la confrontation est de réduire l'intensité des émotions pour nous permettre d'avoir une vision plus juste et un comportement plus approprié. La confrontation s'effectue en suivant les étapes suivantes :

1- Identifier la situation. Une même situation peut causer une multitude d'émotions.
2- Identifier les émotions que l'on veut travailler et évaluer leur intensité sur une échelle de 1 à 10.
3- Identifier les réactions et les comportements entraînés par ces émotions.
4- Identifier les pensées, croyances et scénarios qui causent ces émotions.
5- Effectuer le travail de confrontation : comparer ces idées à la réalité et trouver les preuves de véracité ou de fausseté de ces idées.
6- Remplacer les idées fausses par de nouvelles idées vraies.
7- Constater l'effet sur l'intensité des émotions : celles-ci devraient diminuer sur l'échelle de 1 à 10.
8- Se fixer un plan d'action s'il y a lieu pour remplacer les comportements inappropriés du point 3.


C'est par le questionnement socratique qu'on peut changer des pensées fausses et les ramener à la réalité.

Pour éveiller l'esprit critique et la pensée réaliste des jeunes Athéniens, Socrate leur posait des questions précises devant les aider à découvrir les erreurs dans leurs pensées et leurs jugements. Socrate voulait ainsi aider les gens à trouver la vérité, la réalité. C'est cette technique qui est utilisée par la DER pour faire la confrontation.

Avec la DER, on ne cherche pas à convaincre, mais à démontrer, à apporter des preuves de la véracité ou de la fausseté des pensées.

Le thérapeute évite d'affirmer des choses afin que l'autre ne se ferme pas par peur : le thérapeute utilise plutôt le questionnement, à l'instar de Socrate. Et lorsqu'une pensée n'est pas vérifiable, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de preuve disponible pour établir sa véracité ou sa fausseté, elle doit être jugée « douteuse. » De cette manière, la DER aide les gens à développer leur esprit critique et leur capacité de penser de manière réaliste.

QUELQUES PIÈGES À ÉVITER LORS DE LA PRATIQUE AU QUOTIDIEN DE LA DER

- Les verbes devoir et falloir sont souvent utilisés à mauvais escient ou de façon irréaliste, qu'on les applique à soi ou aux autres : je dois; il / elle doit; il faut que; …

- Plus on a d'attentes envers les autres et plus on risque d'éprouver de la colère, car dans la réalité personne n'est obligé de répondre à ses désirs.

- Exiger que les personnes et les choses soient conformes à ses désirs.

- Faire des généralisations indues : tout le monde; tout le temps; jamais; …

- Utiliser le mot besoin sans justification. Ce mot est souvent utilisé de façon inappropriée : on a besoin d'amour; on a besoin de croire; on a besoin de ceci ou de cela.
Un besoin ne peut être évalué qu'en fonction d'un objectif. Il faut se demander : pourquoi aurais-je besoin de … ?

Lorsque le mot besoin est utilisé de façon irréaliste, il faut le changer pour le mot désir ou préférence. La peur qu'un besoin ne soit pas comblé cause de l'anxiété et de l'inquiétude, ce qui n'est pas le cas d'un désir ou d'une préférence.

- Tenir les autres responsables de ses malheurs : c'est à soi que revient la responsabilité de changer ses propres idées.

Les pensées derrière les émotions

Nous savons que les émotions négatives entraînent souvent des comportements inappropriés. Le but de la DER est de changer, en les confrontant à la réalité, les pensées qui causent les émotions négatives afin de diminuer l'intensité de ces dernières, et donc de diminuer les risques d'adopter des comportements inappropriés.

1. La culpabilité

La culpabilité est de la colère dirigée vers soi. Les idées associées à l'émotion de culpabilité s'expriment sous la forme « j'aurais dû » ou « je n'aurais pas dû. »

Il faut remplacer ces idées par : « il aurait été préférable que je … mais rien ne m'y obligeait. J'ai fait ce que j'ai cru bon de faire au moment où je l'ai fait.

Je n'aurais pas pu agir autrement à ce moment-là en raison des pensées, déficiences, difficultés, etc. que j'avais alors.

J'ai agi selon ma vision, peut-être déformée, de mes avantages du moment. » Réaliser cela diminue considérablement la culpabilité, voire la fait disparaître.

Vaut mieux mettre l'accent sur la responsabilité plutôt que sur la culpabilité car cela donne de meilleurs résultats. Mais se libérer de la culpabilité ne dispense pas l'individu d'assumer les conséquences de ses gestes. En diminuant la culpabilité cela aide à la responsabilisation personnelle afin que le comportement ne se reproduise plus.

2. L'hostilité et la révolte

L'hostilité constitue le pendant de culpabilité mais elle dirigée vers les autres alors que la révolte est dirigée vers les situation et les choses.

Les idées associées à ces émotions sont :

Hostilité (il ou elle) : il/elle aurait dû; il/elle n'aurait pas dû.

Révolte (les choses) : les choses auraient dû arriver autrement; c'est injuste.

Par la confrontation des idées qui causent l'hostilité, la personne change son point de vue en acceptant que l'autre a agi en fonction des idées et des avantages qu'il avait au moment où il a agi, donc il ne pouvait pas agir autrement.

L'autre a fait ce qu'il a cru bon de faire au moment où il l'a fait. Mais comme tout être humain, l'autre a pu se tromper. On ne juge pas ici si les pensées ou les actions posées sont bonnes ou mauvaises. Elle énonce plutôt le principe universel que suivent tous les humains lorsqu'ils posent des gestes: c'est-à-dire la perception des avantages personnels qui mène à l'action.

Par la confrontation des pensées qui causent la révolte, la personne change son point de vue et accepte que les choses arrivent comme elles doivent arriver, même si ça nous déplaît.

Dans la réalité, aucune chose n'est juste ou injuste en soi. Juger après coup qu'une chose qui arrive est une injustice, autrement dit que cette chose n'aurait pas dû arriver, relève de l'interprétation et est une erreur.

C'est l'idée d'injustice qui cause l'émotion de révolte. Plusieurs personnes croient à tort que les choses qui se sont produites n'auraient pas pu se produire ou auraient dues se produire autrement, comme les meurtres, les viols, les guerres, etc. Il faut tout de même reconnaitre que si tous les éléments ont été réunis pour qu'une situation X se produise, alors même si on trouve cela inacceptable et injuste, cela n'a aucun effet sur ce qui s'est passé.

3. L'anxiété

L'anxiété est une émotion composée des émotions de peur et d'impuissance. Pour diminuer l'intensité de l'anxiété, il faut donc changer les idées qui causent la peur et celles qui causent l'impuissance.

L'idée qui cause la peur est qu'un danger me menace. Il faut confronter cette idée car généralement notre vision du danger est faussée. Une chose désagréable n'est pas forcément dangereuse, comme par exemple faire rire de soi en public.

L'impuissance est causée par l'idée que je suis incapable de faire face au danger

4. L'infériorité et la dévalorisation (en se comparant aux autres)

On compense souvent le sentiment d'infériorité par une attitude de supériorité, ce qui est en général une mauvaise solution ! Les idées qui causent cette émotion sont en général les suivantes :

-Je vaux moins que les autres.
-Je suis moins bon que les autres.
-Je suis une mauvaise personne, un bon à rien, un minable.

Il faut confronter ces idées à la réalité par le questionnement. Dans les faits, l'humain n'a pas de valeur en soi, pas plus que quoi que ce soit d'ailleurs, pas plus qu'un papier mouchoir par exemple.

La valeur est un qualificatif que l'humain accorde subjectivement, en tant qu'opinion ou pensée au sujet des personnes. Mais cela ne signifie pas que tous les humains sont identiques !

Ainsi, il ne faut pas s'évaluer soi-même en tant qu'humain, mais plutôt évaluer ses capacités, ses capacités et ses caractéristiques.

5. Le découragement

Les idées qui causent cette émotion sont en général les suivantes :

-Je n'y arriverai pas.
-Je ne m'en sortirai jamais.
-J'ai tout essayé et ça ne marchera jamais.

Il faut confronter l'idée implicite selon laquelle le passé est garant du futur : ai-je des preuves de cela ? La confrontation mène à cette conclusion : dans la réalité, je n'ai certainement pas tout essayé, ou encore je n'ai pas mis tout le temps ou l'effort nécessaire. Ce redressement des idées diminue l'intensité du découragement.

6. La tristesse et l'ennui

La tristesse et l'ennui sont causés par l'idée que ce qui m'arrive est désavantageux, ennuyeux, sans intérêt…

Pour confronter l'idée derrière la tristesse et l'ennui, il faut se dire que dans la réalité, aucune situation n'est ennuyeuse en soi : c'est toujours une question d'interprétation et de croyance. L'interprétation d'une même situation peut changer selon le temps et les intérêts.

7. La honte

La honte est une émotion composée des émotions de culpabilité et d'infériorité. Pour travailler la honte, il faut confronter les idées qui causent ces deux émotions.

8. La jalousie

La jalousie est une émotion composée des émotions d'anxiété (peur et impuissance), de culpabilité et d'infériorité. Pour travailler la jalousie, il faut confronter les idées qui se situent derrière ces quatre émotions.

Les lois

Il existe deux types de lois : (1) les lois universelles (ou naturelles) et (2) les lois humaines (incluant tous les codes : moraux, civils, criminels, routiers, les codes des diverses associations, …)

Ces deux types de lois se distinguent en ce que les premières ne peuvent pas être transgressées, mais les secondes le peuvent.

Les lois universelles ne causent pas de colère, de culpabilité, de souffrance, etc. parce qu'elles sont impossibles à transgresser.

On les applique naturellement. Par exemple, on ne peut pas respirer sous l'eau et on ne peut pas voler en battant des mains. On peut tenter de le faire, mais on n'y arrivera pas. Une partie de la population prétend néanmoins être capable de transgresser ces lois : lévitation, télékinésie, télépathie, …

Par contre, les lois humaines causent de la colère, de la culpabilité, de la souffrance, etc., car elles sont créées par les humains et il est possible de les transgresser, même s'il n'est pas nécessairement utile ou avantageux de le faire.

Dans la réalité, on peut dire que tout être humain a pleinement et entièrement le droit de transgresser toute loi humaine. » Mais il peut y avoir des conséquences !

Il faut faire une distinction entre « avoir le pouvoir ou la capacité de… » et « avoir le droit ou la permission de … »

Le mot « droit » est synonyme du mot « capacité. » Nous n'avons pas besoin de permission pour exercer un droit ou un pouvoir dans la mesure où nous ne sommes pas restreints physiquement.

Adopter ces pensées réalistes évite d'éprouver de la colère et de l'hostilité envers ceux qui transgressent les lois humaines, ce qui nous aide à mieux communiquer avec ces gens et à mieux faire passer notre message.

Il en va de même des victimes d'actes criminels : plutôt que de s'enfermer dans l'idée « il / elle n'avait pas le droit de me faire cela, c'est injuste », idée qui cause de la révolte et de la colère, les victimes peuvent réduire l'intensité de ces émotions en changeant leurs idées, pour ensuite chercher à guérir.

Cette philosophie est donc utile, mais cela ne dispense pas les gens qui transgressent les lois humaines d'en subir les conséquences.

Le fait que le thérapeute ait de la compréhension, de la compassion, de l'acceptation pour un criminel ne veut pas dire qu'il approuve ni qu'il fait montre d'inertie.

Réalité et perception

Affirmé que certaines situations ne devraient pas arrivées comme de subir un incendie, avoir un accident, être pauvre plutôt que riche est irréaliste et improductif.

Même si certaines situations ne peuvent pas être changées, il est toujours possible de recadrer sa perception d'une situation, en réalisant par exemple les nouvelles possibilités qui peuvent en émerger. Par exemple : « peut-être que la perte de ta maison et de tous tes biens te permettra d'accepter un contrat outremer que tu n'aurais pas accepté sinon. »

Diminuer l'intensité des émotions négatives vécues en rapport avec une situation peut aider la personne à prendre confiance en elle et à prendre ensuite les actions requises pour se sortir de la situation.

Il est d'ailleurs impossible de prouver qu'une situation, comme la pauvreté, est triste ou désavantageuse en soi. Cela relève de l'opinion à propos de la réalité.

Distinguer les besoins des désirs et des préférences

Comment faire la distinction entre un besoin et un désir, notamment dans le cas du besoin d'être aimé ? En se demandant : pourquoi aurais-je besoin de cela ? Pourquoi aurais-je besoin d'être aimé ?

Réponse : pour être heureux ! Il faut ensuite confronter ses idées à la réalité : ai-je réellement besoin d'être aimé pour être heureux ? Qu'est-ce qui cause mon bonheur ou mon malheur ? Les autres, en m'aimant ou non, ou mes propres pensées ?

Comme la cause principale de notre bonheur ou de notre souffrance réside dans nos pensées et croyances, et non dans les situations que nous vivons, l'amour des autres n'est pas indispensable à mon bonheur

Il ne faut pas confondre les objectifs (être heureux) avec les moyens (être aimé). Un moyen n'est pas nécessairement un besoin, une obligation pour atteindre le but visé. Souvent cela relève du désir ou de la préférence.

La non pertinence d'éprouver des émotions négatives

Certaines personnes croient qu'il est pertinent de se vivre et d'exprimer sa colère, est-ce vrai ? Prenons un exemple.
Une personne ouvre un compte à la banque et on lui assure qu'il n'y a aucun frais. Mais avec le temps, cette personne découvre que la banque prélève des frais. Elle va voir le responsable, qui lui explique que c'est la règle, même si on ne lui a pas expliqué avant.

Cas 1 : la personne se tait, se soumet. La banque s'en tire gagnante.

Cas 2 : la personne réagissant devant «l'injustice» se révolte. Elle se met en colère, vivant ainsi une émotion négative, dénonce qu'on lui ait menti et exige réparation. La banque change de position et rétablit les choses.

Cas 3 : la personne s'affirme sans hostilité. Elle dénonce fermement qu'on lui ait menti et exige réparation sans se mettre en colère.

Tenter de nier ces émotions ou de cesser de les vivre en rationalisant n'aide pas. Au contraire, c'est en acceptant de ressentir ses émotions négatives et apprenant à les gérer adéquatement qu'on finit par en sortir. Sinon, ces émotions risquent d'être refoulées et de nous travailler à un niveau inconscient. Mais, il n'est pas utile de vivre des émotions négatives intenses pendant des périodes prolongées.

La DER ne vise pas à rationaliser les émotions en les justifiant, mais à développer la capacité à être réaliste et raisonnable dans nos pensées pour mieux les gérer afin d'être plus heureux.

Si vous croyez utile de recevoir de l'aide pour y arriver, contactez-moi. Diane Borgia

* 1- Tiré du résumé de conférence que j'ai donnée pour L'Association des Sceptiques du Québec en 2004
* 2- Les 10 Pensée irréalistes d'Albert Ellis traduit pas Lucien Auger






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Comment discerner un psychothérapeute expérimenté d'un thérapeute improvisé ?*1

Les thérapies efficaces ne devraient pas être basées sur des notions métaphysiques, religieuses ou pseudo-scientifiques, telles la réincarnation ou les énergies vitales. Elles ne devraient pas reposer sur la croyance que la personne qui consulte n'est pas du tout responsable de son problème. Elles ne devraient pas attribuer les problèmes des clients seulement à des événements traumatiques passés.

Quelques indices peuvent aussi nous aider à déterminer les compétences du thérapeute. Demande-t-il à ses patients une confiance absolue ? Insinue-t-il que le patient est persécuté et que lui seul, le thérapeute, peut le sauver? Croit-il le patient sur parole sans tenter de corroborer divers éléments de son histoire personnelle ? »

Appliquer la pensée réaliste dans sa vie quotidienne a des avantages certains. Arriver à le faire efficacement demande une grande vigilance et une certaine sagesse.

Parmi les techniques qui existent pour aider à développer l'esprit critique et la pensée réaliste, il y en a une très efficace, c'est la démarche Émotivo-Rationnelle créée par le psycho-analyste américain, Albert Ellis.

Basée sur des préceptes de certains philosophes grecs dont Épictète et Socrate, cette approche permet de diminuer l'intensité des émotions et des sentiments qui font souvent entrave à une approche sceptique rigoureuse.

La démarche Émotivo-Rationnelle (ou DER) est une approche psychothérapeutique qui constitue en même temps un outil efficace au développement de l'esprit critique et de la pensée réaliste. Il faut un esprit critique pour être capable de penser de manière réaliste.

Comment appliquer la démarche de la pensée réaliste dans notre vie ?

Pensons-nous et agissons-nous en conformité avec la réalité ?
Il est important d'être réaliste car nous pouvons tous nous tromper très facilement en raison de notre perception et de notre connaissance de la réalité qui sont partielles.
La démarche de la pensée réaliste diminue le risque de commettre des erreurs d'interprétation.
Cette démarche de recherche de la réalité est la seule méthode qui fonctionne véritablement pour arriver à être heureux.
Elle privilégie le doute et la rigueur.
Elle demande une application dans la vie quotidienne.

Penser de manière réaliste n'est pas aussi simple qu'on pourrait le croire car plusieurs éléments viennent influencer notre jugement, entre autres :

Nos sens nous procurent qu'une vision partielle de la réalité;
Notre cerveau interprète ces données sur le réel en fonction
(1) de ses prédispositions
(2) des théories et croyances déjà admises et
(3) de ses dispositions du moment.

- Nos dispositions du moment peuvent être affectées par nos émotions et nos sentiments.
- Notre affect peut influencer positivement ou négativement notre interprétation du réel.
- Nos interprétations passent par nos filtres mentaux : notre esprit critique peut en être affecté.

En quoi la Démarche Émotivo-rationnelle (DER) peut-elle aider ?

- La DER permet une amélioration de la capacité de voir le réel par la diminution de l'intensité des émotions, qui trop souvent voilent une vision juste des choses.
- Elle amène une plus grande ouverture au monde et aux idées des autres par une diminution de la peur, du mépris et de l'hostilité qui font souvent obstacle à notre capacité de voir la réalité telle qu'elle est.
- Elle améliore la communication avec les autres en favorisant une plus grande capacité d'accueil, d'acceptation et de compassion.
- Elle est un outil efficace pour améliorer l'esprit critique et apporter le bonheur.

Petit test sur les pensées

Répondez aux énoncés *2 suivants en définissant s'ils sont vrais, faux ou douteux.

1- Pour être heureux, il est indispensable qu'un adulte reçoive l'amour et l'approbation de presque tous les membres de son entourage pour la presque totalité de ses actions présentes, passées et futures.
2- Tout être humain doit réussir parfaitement tout ce qu'il entreprend.
3- Il est utile et approprié de se blâmer soi-même et/ou de condamner les autres.
4- Il est catastrophique et insupportable que les choses ne se déroulent pas comme nous le souhaitons et que les gens ne se conforment pas toujours à nos désirs.
5- Puisque le malheur vient des autres ou des événements, il est impossible pour certaines personnes de connaître le bonheur.
6- Il est inévitable de se préoccuper et de se tracasser sans cesse au sujet d'une chose qui est potentiellement dangereuse ou désavantageuse.
7- Il est toujours plus facile de fuir les malaises et d'éviter les difficultés et les responsabilités que d'y faire face en se disciplinant soi-même.
8- Les événements du passé ont une importance capitale et jouent un rôle primordial sur le présent et le futur. Si nous avons vécu des moments difficiles, il est donc inévitable que nous soyons marqués profondément toute notre vie.
9- Les choses et les gens devraient être différents. Il est inacceptable et terrible de ne pas trouver de solutions parfaites et immédiates aux dures réalités de la vie.
10- L'humain peut accéder au bonheur de deux façons : en demeurant passif et indifférent ou encore en se révoltant contre tout ce qui lui déplaît.

Dans la réalité, ces dix idées sont fausses. Cela peut être évident pour certains, mais pas pour tous, selon l'éducation reçue, le milieu dont on est issu, selon qu'on ait ou non appris à critiquer ses propres croyances. Bon nombre de personnes adhérent fortement à ces dix idées.

Avec la DER, on peut arriver à se débarrasser de ces dix idées irréalistes de base qui entraînent énormément d'émotions désagréables et de comportements inappropriés.

Émotions et raison

La démarche Émotivo-Rationnelle joue simultanément sur deux tableaux : celui des émotions et celui de la raison, du raisonnable, du développement de sa raison face à la réalité.

La DER fait partie de la gamme des approches cognitivo-comportementales. Cette approche vise à changer à la fois les cognitions, les émotions et les comportements.

La DER est efficace pour réduire l'intensité des émotions, qui souvent voilent notre vision des choses, que ce soit au quotidien, en relation avec nos proches, au travail, en regard d'un test ou d'une croyance, etc.

La DER a pour but de diminuer la souffrance et de développer un meilleur équilibre dans nos émotions et nos comportements. Elle a pour conséquence le développement d'un meilleur esprit critique et d'une meilleure capacité d'appliquer une pensée réaliste au quotidien. La DER demande une capacité d'auto-réflexion.

Les causes des émotions

Trois facteurs causent les émotions :

Le sensori-moteur : regarder un beau paysage, prendre un bain chaud, etc.
Le système biochimique, qui peut être affecté par des dérèglements chimiques, les drogues, l'alcool, les médicaments, etc.
Les pensée, idées et croyances tel que l'a mentionnée le philosophe grec Épictète : « Ce qui trouble les hommes, ce ne sont pas les choses mais les jugements qu'ils portent sur ces choses. »

Chez les enfants, la cause principale des émotions est le sensori-moteur (faim, couche souillée, froid, …). Chez les adultes, ce sont les pensée, idées et croyances.

Ce sont souvent les conséquences négatives vécues qui amènent un individu à rechercher la cause de ses émotions et de ses comportements, dans le but de changer les choses. Donc en changeant les pensées cela permet de changer les émotions, et donc les comportements.

Par exemple, si je suis malheureux au travail, je peux changer de travail. J'ai alors changé ma situation, mais je n'ai pas changé mes pensées. Je risque tôt ou tard de revivre les mêmes émotions négatives à l'égard de mon nouveau travail.

La technique de la confrontation pour corriger les pensées fausses et développer la pensée réaliste.

La confrontation, de la DER, n'est pas un face à face dans lequel les gens expriment directement le fond de leur pensée à l'égard des autres. Il s'agit plutôt d'un travail de comparaison des idées avec la réalité, qui se fait en amenant la personne à se poser des questions pour arriver à reconnaître parmi les idées qu'elle croit vraies celles qui sont fausses.

Il existe une seule réalité : ce qui existe, ce qui est prouvable. Mais il existe autant de perceptions de la réalité qu'il y a d'individus. Lorsqu'une personne emploie l'expression « dans ma réalité », elle veut « en réalité » dire « dans ma vision de la réalité. » La confrontation consiste à vérifier si la perception de la réalité est conforme ou non à la réalité.

L'objectif premier de la confrontation est de réduire l'intensité des émotions pour nous permettre d'avoir une vision plus juste et un comportement plus approprié. La confrontation s'effectue en suivant les étapes suivantes :

1- Identifier la situation. Une même situation peut causer une multitude d'émotions.
2- Identifier les émotions que l'on veut travailler et évaluer leur intensité sur une échelle de 1 à 10.
3- Identifier les réactions et les comportements entraînés par ces émotions.
4- Identifier les pensées, croyances et scénarios qui causent ces émotions.
5- Effectuer le travail de confrontation : comparer ces idées à la réalité et trouver les preuves de véracité ou de fausseté de ces idées.
6- Remplacer les idées fausses par de nouvelles idées vraies.
7- Constater l'effet sur l'intensité des émotions : celles-ci devraient diminuer sur l'échelle de 1 à 10.
8- Se fixer un plan d'action s'il y a lieu pour remplacer les comportements inappropriés du point 3.


C'est par le questionnement socratique qu'on peut changer des pensées fausses et les ramener à la réalité.

Pour éveiller l'esprit critique et la pensée réaliste des jeunes Athéniens, Socrate leur posait des questions précises devant les aider à découvrir les erreurs dans leurs pensées et leurs jugements. Socrate voulait ainsi aider les gens à trouver la vérité, la réalité. C'est cette technique qui est utilisée par la DER pour faire la confrontation.

Avec la DER, on ne cherche pas à convaincre, mais à démontrer, à apporter des preuves de la véracité ou de la fausseté des pensées.

Le thérapeute évite d'affirmer des choses afin que l'autre ne se ferme pas par peur : le thérapeute utilise plutôt le questionnement, à l'instar de Socrate. Et lorsqu'une pensée n'est pas vérifiable, c'est-à-dire qu'il n'y a pas de preuve disponible pour établir sa véracité ou sa fausseté, elle doit être jugée « douteuse. » De cette manière, la DER aide les gens à développer leur esprit critique et leur capacité de penser de manière réaliste.

QUELQUES PIÈGES À ÉVITER LORS DE LA PRATIQUE AU QUOTIDIEN DE LA DER

- Les verbes devoir et falloir sont souvent utilisés à mauvais escient ou de façon irréaliste, qu'on les applique à soi ou aux autres : je dois; il / elle doit; il faut que; …

- Plus on a d'attentes envers les autres et plus on risque d'éprouver de la colère, car dans la réalité personne n'est obligé de répondre à ses désirs.

- Exiger que les personnes et les choses soient conformes à ses désirs.

- Faire des généralisations indues : tout le monde; tout le temps; jamais; …

- Utiliser le mot besoin sans justification. Ce mot est souvent utilisé de façon inappropriée : on a besoin d'amour; on a besoin de croire; on a besoin de ceci ou de cela.
Un besoin ne peut être évalué qu'en fonction d'un objectif. Il faut se demander : pourquoi aurais-je besoin de … ?

Lorsque le mot besoin est utilisé de façon irréaliste, il faut le changer pour le mot désir ou préférence. La peur qu'un besoin ne soit pas comblé cause de l'anxiété et de l'inquiétude, ce qui n'est pas le cas d'un désir ou d'une préférence.

- Tenir les autres responsables de ses malheurs : c'est à soi que revient la responsabilité de changer ses propres idées.

Les pensées derrière les émotions

Nous savons que les émotions négatives entraînent souvent des comportements inappropriés. Le but de la DER est de changer, en les confrontant à la réalité, les pensées qui causent les émotions négatives afin de diminuer l'intensité de ces dernières, et donc de diminuer les risques d'adopter des comportements inappropriés.

1. La culpabilité

La culpabilité est de la colère dirigée vers soi. Les idées associées à l'émotion de culpabilité s'expriment sous la forme « j'aurais dû » ou « je n'aurais pas dû. »

Il faut remplacer ces idées par : « il aurait été préférable que je … mais rien ne m'y obligeait. J'ai fait ce que j'ai cru bon de faire au moment où je l'ai fait.

Je n'aurais pas pu agir autrement à ce moment-là en raison des pensées, déficiences, difficultés, etc. que j'avais alors.

J'ai agi selon ma vision, peut-être déformée, de mes avantages du moment. » Réaliser cela diminue considérablement la culpabilité, voire la fait disparaître.

Vaut mieux mettre l'accent sur la responsabilité plutôt que sur la culpabilité car cela donne de meilleurs résultats. Mais se libérer de la culpabilité ne dispense pas l'individu d'assumer les conséquences de ses gestes. En diminuant la culpabilité cela aide à la responsabilisation personnelle afin que le comportement ne se reproduise plus.

2. L'hostilité et la révolte

L'hostilité constitue le pendant de culpabilité mais elle dirigée vers les autres alors que la révolte est dirigée vers les situation et les choses.

Les idées associées à ces émotions sont :

Hostilité (il ou elle) : il/elle aurait dû; il/elle n'aurait pas dû.

Révolte (les choses) : les choses auraient dû arriver autrement; c'est injuste.

Par la confrontation des idées qui causent l'hostilité, la personne change son point de vue en acceptant que l'autre a agi en fonction des idées et des avantages qu'il avait au moment où il a agi, donc il ne pouvait pas agir autrement.

L'autre a fait ce qu'il a cru bon de faire au moment où il l'a fait. Mais comme tout être humain, l'autre a pu se tromper. On ne juge pas ici si les pensées ou les actions posées sont bonnes ou mauvaises. Elle énonce plutôt le principe universel que suivent tous les humains lorsqu'ils posent des gestes: c'est-à-dire la perception des avantages personnels qui mène à l'action.

Par la confrontation des pensées qui causent la révolte, la personne change son point de vue et accepte que les choses arrivent comme elles doivent arriver, même si ça nous déplaît.

Dans la réalité, aucune chose n'est juste ou injuste en soi. Juger après coup qu'une chose qui arrive est une injustice, autrement dit que cette chose n'aurait pas dû arriver, relève de l'interprétation et est une erreur.

C'est l'idée d'injustice qui cause l'émotion de révolte. Plusieurs personnes croient à tort que les choses qui se sont produites n'auraient pas pu se produire ou auraient dues se produire autrement, comme les meurtres, les viols, les guerres, etc. Il faut tout de même reconnaitre que si tous les éléments ont été réunis pour qu'une situation X se produise, alors même si on trouve cela inacceptable et injuste, cela n'a aucun effet sur ce qui s'est passé.

3. L'anxiété

L'anxiété est une émotion composée des émotions de peur et d'impuissance. Pour diminuer l'intensité de l'anxiété, il faut donc changer les idées qui causent la peur et celles qui causent l'impuissance.

L'idée qui cause la peur est qu'un danger me menace. Il faut confronter cette idée car généralement notre vision du danger est faussée. Une chose désagréable n'est pas forcément dangereuse, comme par exemple faire rire de soi en public.

L'impuissance est causée par l'idée que je suis incapable de faire face au danger

4. L'infériorité et la dévalorisation (en se comparant aux autres)

On compense souvent le sentiment d'infériorité par une attitude de supériorité, ce qui est en général une mauvaise solution ! Les idées qui causent cette émotion sont en général les suivantes :

-Je vaux moins que les autres.
-Je suis moins bon que les autres.
-Je suis une mauvaise personne, un bon à rien, un minable.

Il faut confronter ces idées à la réalité par le questionnement. Dans les faits, l'humain n'a pas de valeur en soi, pas plus que quoi que ce soit d'ailleurs, pas plus qu'un papier mouchoir par exemple.

La valeur est un qualificatif que l'humain accorde subjectivement, en tant qu'opinion ou pensée au sujet des personnes. Mais cela ne signifie pas que tous les humains sont identiques !

Ainsi, il ne faut pas s'évaluer soi-même en tant qu'humain, mais plutôt évaluer ses capacités, ses capacités et ses caractéristiques.

5. Le découragement

Les idées qui causent cette émotion sont en général les suivantes :

-Je n'y arriverai pas.
-Je ne m'en sortirai jamais.
-J'ai tout essayé et ça ne marchera jamais.

Il faut confronter l'idée implicite selon laquelle le passé est garant du futur : ai-je des preuves de cela ? La confrontation mène à cette conclusion : dans la réalité, je n'ai certainement pas tout essayé, ou encore je n'ai pas mis tout le temps ou l'effort nécessaire. Ce redressement des idées diminue l'intensité du découragement.

6. La tristesse et l'ennui

La tristesse et l'ennui sont causés par l'idée que ce qui m'arrive est désavantageux, ennuyeux, sans intérêt…

Pour confronter l'idée derrière la tristesse et l'ennui, il faut se dire que dans la réalité, aucune situation n'est ennuyeuse en soi : c'est toujours une question d'interprétation et de croyance. L'interprétation d'une même situation peut changer selon le temps et les intérêts.

7. La honte

La honte est une émotion composée des émotions de culpabilité et d'infériorité. Pour travailler la honte, il faut confronter les idées qui causent ces deux émotions.

8. La jalousie

La jalousie est une émotion composée des émotions d'anxiété (peur et impuissance), de culpabilité et d'infériorité. Pour travailler la jalousie, il faut confronter les idées qui se situent derrière ces quatre émotions.

Les lois

Il existe deux types de lois : (1) les lois universelles (ou naturelles) et (2) les lois humaines (incluant tous les codes : moraux, civils, criminels, routiers, les codes des diverses associations, …)

Ces deux types de lois se distinguent en ce que les premières ne peuvent pas être transgressées, mais les secondes le peuvent.

Les lois universelles ne causent pas de colère, de culpabilité, de souffrance, etc. parce qu'elles sont impossibles à transgresser.

On les applique naturellement. Par exemple, on ne peut pas respirer sous l'eau et on ne peut pas voler en battant des mains. On peut tenter de le faire, mais on n'y arrivera pas. Une partie de la population prétend néanmoins être capable de transgresser ces lois : lévitation, télékinésie, télépathie, …

Par contre, les lois humaines causent de la colère, de la culpabilité, de la souffrance, etc., car elles sont créées par les humains et il est possible de les transgresser, même s'il n'est pas nécessairement utile ou avantageux de le faire.

Dans la réalité, on peut dire que tout être humain a pleinement et entièrement le droit de transgresser toute loi humaine. » Mais il peut y avoir des conséquences !

Il faut faire une distinction entre « avoir le pouvoir ou la capacité de… » et « avoir le droit ou la permission de … »

Le mot « droit » est synonyme du mot « capacité. » Nous n'avons pas besoin de permission pour exercer un droit ou un pouvoir dans la mesure où nous ne sommes pas restreints physiquement.

Adopter ces pensées réalistes évite d'éprouver de la colère et de l'hostilité envers ceux qui transgressent les lois humaines, ce qui nous aide à mieux communiquer avec ces gens et à mieux faire passer notre message.

Il en va de même des victimes d'actes criminels : plutôt que de s'enfermer dans l'idée « il / elle n'avait pas le droit de me faire cela, c'est injuste », idée qui cause de la révolte et de la colère, les victimes peuvent réduire l'intensité de ces émotions en changeant leurs idées, pour ensuite chercher à guérir.

Cette philosophie est donc utile, mais cela ne dispense pas les gens qui transgressent les lois humaines d'en subir les conséquences.

Le fait que le thérapeute ait de la compréhension, de la compassion, de l'acceptation pour un criminel ne veut pas dire qu'il approuve ni qu'il fait montre d'inertie.

Réalité et perception

Affirmé que certaines situations ne devraient pas arrivées comme de subir un incendie, avoir un accident, être pauvre plutôt que riche est irréaliste et improductif.

Même si certaines situations ne peuvent pas être changées, il est toujours possible de recadrer sa perception d'une situation, en réalisant par exemple les nouvelles possibilités qui peuvent en émerger. Par exemple : « peut-être que la perte de ta maison et de tous tes biens te permettra d'accepter un contrat outremer que tu n'aurais pas accepté sinon. »

Diminuer l'intensité des émotions négatives vécues en rapport avec une situation peut aider la personne à prendre confiance en elle et à prendre ensuite les actions requises pour se sortir de la situation.

Il est d'ailleurs impossible de prouver qu'une situation, comme la pauvreté, est triste ou désavantageuse en soi. Cela relève de l'opinion à propos de la réalité.

Distinguer les besoins des désirs et des préférences

Comment faire la distinction entre un besoin et un désir, notamment dans le cas du besoin d'être aimé ? En se demandant : pourquoi aurais-je besoin de cela ? Pourquoi aurais-je besoin d'être aimé ?

Réponse : pour être heureux ! Il faut ensuite confronter ses idées à la réalité : ai-je réellement besoin d'être aimé pour être heureux ? Qu'est-ce qui cause mon bonheur ou mon malheur ? Les autres, en m'aimant ou non, ou mes propres pensées ?

Comme la cause principale de notre bonheur ou de notre souffrance réside dans nos pensées et croyances, et non dans les situations que nous vivons, l'amour des autres n'est pas indispensable à mon bonheur

Il ne faut pas confondre les objectifs (être heureux) avec les moyens (être aimé). Un moyen n'est pas nécessairement un besoin, une obligation pour atteindre le but visé. Souvent cela relève du désir ou de la préférence.

La non pertinence d'éprouver des émotions négatives

Certaines personnes croient qu'il est pertinent de se vivre et d'exprimer sa colère, est-ce vrai ? Prenons un exemple.
Une personne ouvre un compte à la banque et on lui assure qu'il n'y a aucun frais. Mais avec le temps, cette personne découvre que la banque prélève des frais. Elle va voir le responsable, qui lui explique que c'est la règle, même si on ne lui a pas expliqué avant.

Cas 1 : la personne se tait, se soumet. La banque s'en tire gagnante.

Cas 2 : la personne réagissant devant «l'injustice» se révolte. Elle se met en colère, vivant ainsi une émotion négative, dénonce qu'on lui ait menti et exige réparation. La banque change de position et rétablit les choses.

Cas 3 : la personne s'affirme sans hostilité. Elle dénonce fermement qu'on lui ait menti et exige réparation sans se mettre en colère.

Tenter de nier ces émotions ou de cesser de les vivre en rationalisant n'aide pas. Au contraire, c'est en acceptant de ressentir ses émotions négatives et apprenant à les gérer adéquatement qu'on finit par en sortir. Sinon, ces émotions risquent d'être refoulées et de nous travailler à un niveau inconscient. Mais, il n'est pas utile de vivre des émotions négatives intenses pendant des périodes prolongées.

La DER ne vise pas à rationaliser les émotions en les justifiant, mais à développer la capacité à être réaliste et raisonnable dans nos pensées pour mieux les gérer afin d'être plus heureux.

Si vous croyez utile de recevoir de l'aide pour y arriver, contactez-moi. Diane Borgia

* 1- Tiré du résumé de conférence que j'ai donnée pour L'Association des Sceptiques du Québec en 2004
* 2- Les 10 Pensée irréalistes d'Albert Ellis traduit pas Lucien Auger






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Aider votre enfant à développer une pensée plus réaliste pour qu'il soit plus autonome et heureux grâce aux paroles magiques basées sur la technique émotivo-rationnelle.

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Malheureux en amour!

Vivre un amour toxique, c’est entretenir une dépendance nocive envers ceux qu’on aime. C’est souffrir d’un mal qui vous maintient dans un cercle vicieux duquel il est difficile de s’échapper. C’est transmettre à ses enfants un héritage de souffrance et de malheur.

La société contribue pour beaucoup à la propagation de l’amour toxique par ses multiples messages très médiatisés qui nous laissent croire que c’est la seule, l’unique, la véritable façon d’aimer.

Dans les romans, les films et les chansons, on renforce encore davantage l’idée que l’amour est la panacée
à la solitude, à la souffrance et au malheur. « Je ne peux vivre sans toi; tu es toute ma vie et si tu me quittes, je mourrai. Alors, reste avec moi, peu m’importe les souffrances et les difficultés, je suis prêt à tout pour vivre avec toi. Toi, mon amour, mon seul et unique amour. Je ne peux pas me passer de toi. Il faut que tu restes près de moi et que tu m’apportes le bonheur. »

Lorsque le codépendant se retrouve seul, en manque d’amour, comme tout toxicomane, il manifeste alors des symptômes de sevrage et des obsessions qui le mènent, bien souvent, à songer au suicide pour échapper à la souffrance et aux symptômes physiques, émotionnels et psychologiques qui accompagnent cette désintoxication.

Redoutant les effets de ce mal-être, le codépendant est prêt à faire à peu près n’importe quoi pour ne pas se trouver seul. Pour éviter la solitude, certains vont
jusqu’à accepter n’importe quelle situation destructive, malsaine et dangereuse.

Même lorsqu’il est en relation de couple, le codépendant peut ressentir de la souffrance et du malheur. En effet, même si sa relation réussit à engourdir une grande part de sa souffrance, il lui arrive fréquemment d’avoir des malaises émotionnels dont il ne sait comment se libérer. Il s’active alors de différentes manières pour se soulager. Ceci explique la multitude de réactions, de comportements compulsifs et d’attitudes excessives qui se transforment à leur tour en de nouvelles dépendances visibles parmi lesquelles on trouve le travail, la nourriture, le sexe, les dépenses compulsives, le jeu excessif, l’alcool, la drogue et le besoin de contrôler les autres.

Autoévaluation de la codépendance
Il arrive souvent qu’un codépendant qui entreprend une démarche de rétablissement veuille connaître le degré de gravité de son problème.

Lisez les énoncés suivants et indiquez la cote qui se rapproche le plus de votre attitude et de votre comportement. Calculez ensuite vos résultats.

Bien entendu, il n’y a pas de bonnes ou
de mauvaises réponses. Ne réfléchissez pas trop longtemps et rappelez-vous que souvent, ce sont les réponses spontanées qui sont les meilleures.

Test de codépendance du Dr Kitchens1

Cote :Jamais = 0 - Rarement = 1 Occasionnellement =
2 Souvent = 3- Habituellement = 4

1. Je me prends habituellement très au sérieux. Pour moi, la vie est difficile.
2. J’ai du mal à me sentir à l’aise même avec mes proches.
3. Je fais tout pour éviter les affrontements et les disputes.
4. Je cherche absolument à être rassuré et approuvé par les autres, parce que je ne suis pas sûr de moi.
5. Je réagis très fortement aux changements sur lesquels je n’ai pas de contrôle.
6. Je suis très loyal, même lorsqu’il est évident que les gens ne le méritent pas.
7. Je refoule ma colère.
8. J’ai peur des gens, particulièrement des figures d’autorité.
9. J’ai tendance à adopter une ligne d’action et à ne pas y
déroger, même si je constate que je me suis trompé.
10. Je n’endure pas l’échec. Quand j’échoue, je crois que je ne vaux rien.
11. J’ai une très grande peur de me faire critiquer.
12. Je me sens seul et je m’isole.
13. Je crois que je n’ai pas le droit de rompre les liens avec les gens, même s’ils me méprisent ou m’abaissent.
14. J’ai l’impression d’avoir peu de contrôle sur ma vie.
15. Je me sens coupable lorsque je prends ma place ou que je m’affirme.
16. J’ai l’impression d’avoir perdu la capacité de ressentir
des émotions.
17. Je suis très exigeant envers moi-même et envers les
autres.
18. Je suis très anxieux à l’idée d’être rejeté.
19. J’ai du mal à m’amuser. Je me sens mal ou coupable de prendre du bon temps.
20. J’ai du mal à attendre pour me faire plaisir ou pour
m’amuser.
21. J’ai du mal à exprimer ce que je ressens.
22. Je ne peux pas dire non sans me sentir coupable.
23. Je me sens extrêmement mal lorsque je fais des erreurs.
24. Je ne m’aime pas. J’ai une très mauvaise image de moi.
25. Je ne fais pas confiance à mes émotions.
-------
Interprétation des résultats

􀂒• Entre 0 et 25 points – Absence de codépendance.
• Entre 26 et 50 points – Vous présentez une faible codépendance.
• Entre 51 et 75 points – Vous présentez une codépendance sévère.
• Entre 76 et 100 points – Vous présentez une très sévère codépendance.

Pour recevoir de l'aide, contactez-moi : Diane Borgia

Tiré du livre Amour toxique - De la codépendance à l'amour de soi, Éditions La Presse, 2011, Diane Borgia.

1- Traduit et publié avec la permission de son auteur, le Dr James A.Kitchens.

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S.V.P. PARTAGER EN GRAND NOMBRE!!!
Vous êtes tous invités à participer à cet atelier-échange en ligne GRATUIT sur le thème UNE PSYCHOTHÉRAPIE EST-CE VRAIMENT UTILE?
Vous pourrez poser toutes vos questions sur le sujet, faire vos commentaires, etc.
Quand: jeudi le 5 mai prochain à 19 h 00 (heure de Montréal). Pour vous joindre à nous, il suffit de vous inscrire à l'adresse suivante : https://blab.im (c'est rapide et tout à fait gratuit).
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Je vous y attend donc en grand nombre!
Diane Borgia


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BONHEUR! À la recherche du bonheur ? Lisez ceci...

Tiré de mon livre PETIT DICTIONNAIRE DU BONHEUR - L’ART D’ÊTRE HEUREUX, Éditions Nouvelle lumière, 2014. Diane Borgia.

BONHEUR - Le bonheur est défini comme un état agréable de satisfaction et de bien-être et, selon son niveau, il est accompagné soit d’émotions agréables ou de sentiments.

Le premier niveau de bonheur consiste à se sentir bien et heureux, entre autre grâce à la présence d’émotions positives et le deuxième niveau de bonheur réside dans le fait d’être bien et heureux en soi, en contact direct avec ses sentiments.

Comme le bonheur dépend toujours de notre état d’esprit, et non des circonstances extérieures (voir cause des émotions), il est donc possible d’abandonner celui qui cause notre malheur et d’en cultiver un qui engendre le bonheur. Pour y arriver, il s’avère important de ne pas confondre plaisir et bonheur, car habituellement les plaisirs passagers nous en éloignent. En effet, on peut très bien se faire plaisir en donnant libre cours à ses passions et en satisfaisant ses désirs sans pour autant être vraiment heureux. Les plaisirs passagers ne sont donc pas synonymes de bonheur.

Souvent brefs et inconstants, ces petits moments de «bonheur illusoire» laissent souvent la place aux frustrations, à la souffrance et au vide intérieur et le fait de combler ce vide par encore plus de possessions matérielles ou par l’absorption de différents produits engendre des compulsions, des excès dans la nourriture, l’alcool, la drogue, etc., ajoutant encore plus de souffrance et de malheur.

Premier niveau de bonheur

Nous possédons tous la capacité de modifier notre niveau de bonheur de manière efficace et de cultiver ce premier niveau de bonheur. En effet, il est possible de se sentir bien et heureux même si tous nos désirs ne sont pas satisfaits et c’est en augmentant la présence d’émotions agréables et en diminuant celle des émotions négatives qu’on peut y arriver. Pour être plus heureux, il faut donc apprendre à se priver de certains plaisirs passagers, souvent nuisibles, et réduire la présence de la souffrance par une méthode de saine gestion des émotions.

C’est ce que propose la démarche émotivo-rationnelle, une philosophie de vie plus réaliste, qui prône la diminution des petits «bonheurs dépendants» et des émotions négatives par la gestion de la pensée. La mise en pratique de ces outils procure bien-être et bonheur grâce à l’augmentation de la présence d’émotions agréables qui favorise une autonomie personnelle durable.

Deuxième niveau de bonheur, appelé bonheur véritable

Le deuxième niveau de bonheur, que j’appelle le bonheur véritable, réside dans le fait d’être bien et heureux en soi, avec soi, ce qui est plus profond que celui de se sentir heureux. Il consiste en un état de bien-être accompagné d’une aisance de vivre du fait d’être branché directement sur ses sentiments, sa nature profonde, son âme, son Maître intérieur.

Le bonheur véritable est possible grâce à la présence des éléments suivants :
• La modération dans la recherche des plaisirs tels qu’enseignés par l’Épicurisme ;
• La libération des passions et des désirs, telle que prônée
par le Bouddhisme, comprenant qu’ils sont des illusions
qui mènent à la souffrance ;
• Le développement de la simplicité volontaire comme mode de vie ;
• Le développement de la sagesse ;
• L’appréciation des choses (voir gratitude) qui nous arrivent et le changement en profondeur des jugements portés sur les choses, tel qu’enseigné par le Stoïcisme.

On donne le nom d’ataraxie à ce type de bonheur particulier qui signifie tranquillité et impassibilité d’une âme devenue maîtresse d’elle-même au prix de la sagesse.

Le bonheur devient alors parfait prend les noms de plénitude - sensation d’être entier et entièrement comblé - et de béatitude - un sentiment de joie pure accompagné d’un amour profond et bienveillant (voir amour bienveillant)
de toute chose. Bienheureux, ce terme décrit très bien le fait de vivre ces sentiments profonds et ceux d’allégresse, de paix et de sérénité qui accompagnent le bonheur véritable qui ne peut être troublé par les désirs et les passions.

À ce qui précède, on comprend que le bonheur ne peut s’acquérir en cherchant frénétiquement les plaisirs passagers, en tentant de combler tous ses désirs et encore moins en les élevant au niveau des besoins essentiels pour être heureux. Ce n’est qu’en diminuant la présence des émotions négatives, en développant une philosophie de vie plus réaliste et une spiritualité basée sur la Vérité Ultime que tout ce qui existe est en réalité «Dieu» que l’on peut passer du malheur au bonheur véritable.

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Nouvelle définition de la codépendance

Comme la majorité des modèles qui ont contribué à conceptualiser
la codépendance comme un mal familial, je suis d’avis
que tous les membres d’une famille dysfonctionnelle peuvent
présenter une personnalité pathologique parallèle à celle de
l’alcoolique appelée « codépendance ». La grande majorité
d’entre eux ont développé cette codépendance par rapport
à des parents qui étaient soit accros à diverses activités ou
substances (alcool, drogue, médicaments, jeux de hasard et
d’argent, magasinage, sexe…), soit codépendants eux-mêmes,
soit aux prises avec des déficiences importantes sur le plan
psychologique.

Voici la définition que j’ai élaborée pour tenter d’expliquer cette
théorie :
La codépendance est un syndrome psychologique composé
d’un noyau central de quatre éléments : le manque
d’objectivité, l’identité négative, le besoin d’amour et de
contrôle, et l’immaturité émotionnelle. La présence de ces
éléments génère deux dépendances invisibles (émotive et
affective) et de multiples dépendances visibles : alcoolisme,
toxicomanie, compulsions face au jeu, à la consommation,
à la sexualité, à la nourriture, au travail…

Chacune des trois composantes de la codépendance (noyau
central, dépendances invisibles et dépendances visibles) engendre
des douleurs psychologiques, de la souffrance et du
malheur. En tentant de soulager ses souffrances émotionnelles
et psychologiques par des activités répétées, le codépendant
développe ses dépendances visibles nocives.
Cette définition nous aide à comprendre que les alcooliques,
les toxicomanes, les joueurs compulsifs, les outre-mangeurs,
les cyberdépendants et tout autre individu aux prises avec
d’autres formes de dépendance nocive sont des codépendants.
Cette façon d’aborder le phénomène des dépendances permet
de comprendre pourquoi certaines personnes qui ont cessé de
consommer de l’alcool ou de la drogue s’enlisent très souvent
dans de nouvelles dépendances. En effet, n’ayant pas travaillé
suffisamment pour changer l’ensemble des éléments inscrits
au coeur de la codépendance, la souffrance refait surface à l’arrêt
d’une dépendance et pousse le codépendant à trouver une
forme de soulagement dans une autre dépendance.

C’est probablement cette conjoncture d’éléments qui a contribué
à l’adage répandu chez les Alcooliques Anonymes selon
lequel cesser de consommer ne règle qu’une petite partie du
problème, parce que seulement 15 % de celui-ci est lié au produit,
alors que 85 % relève des émotions.

Tiré du livre Amour Toxique - De la codépendance à l'amour de soi, Éditions La Presse, 2011.

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BLAB 101 pour les nuls.... Ne manquez pas mon BLAB du 5 mai 19h (heure de Montréa) Une psychothérapie, est-ce vraiment utile? https://blab.im/diane-borgia-com-une-psychotherapie-est-ce-vraiment-utile-pcmqqw
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