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#MerciRosetta C’est le grand jour pour #Rosetta ! Vers 13 heures, la sonde spatiale touchera la comète « Tchouri » et cessera définitivement d‘émettre…
Vous pouvez suivre ce « baiser final » avec nous, en direct sur notre site
➡️ http://rosetta.cnes.fr/grandfinal
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Jeudi : Réunion… téléconf… webconf…
Par Chantal Panem, chef de projet exploitation Gaia

Jeudi est le jour le plus chargé en réunions de coordination opérationnelle. Pas moins de 3 réunions hebdomadaires sont au programme ! Communiquer avec tous les intervenants internes et externes et organiser les activités avec tous ceux qui interviennent dans ce gigantesque mécano qu’est Gaia occupe une place importante dans nos agendas. Gaia n’est pas seulement un défi technologique, c’est aussi une formidable aventure humaine.

Les traitements scientifiques sont pris en charge par le DPCA, un consortium d’instituts scientifiques et publics européens. En effet, aucune organisation n’aurait eu la capacité de prendre seule en charge tous les développements.
La communauté Gaia représente à peu près 450 scientifiques et ingénieurs répartis dans une vingtaine de pays. Côté CNES nous avons environ 150 utilisateurs de nos données, scientifiques et développeurs.

Ces travaux du consortium ont été séparés en 9 « Unité de Coordination » (CUs), semi-indépendantes, réparties sur 4 ou 5 pays. Chaque unité s’appuie sur les contributions provenant de 30 à 70 chercheurs et d’ingénieurs de plusieurs laboratoires.
Enfin, le consortium s’appuie sur 6 centres pour exploiter les chaines de production de ces CU, localisés à Toulouse (CNES), Madrid, Turin, Cambridge et Barcelone.
Au CNES, nous avons en charge la coordination technique de 3 CU sur les 9, nous avons aujourd’hui 4 chaines de production en exploitation, bientôt 5. Nous communiquons principalement avec l’ESAC, à Madrid, qui gère la Base de Données Centrale et qui fournit et reçoit les données des 5 autres centres. Ce centre est ainsi au cœur des échanges.

Au CNES, enfin, notre équipe est composée d’une trentaine de personnes, dont certains partagent leur temps sur plusieurs projets. Disons que nous sommes environ 25 à temps plein, en charge du développement des nouvelles versions de chaines de production, de la surveillance des moyens informatiques, ou de leur exploitation.

10 h 30 : démarrage de la réunion interne CNES : OCG "Operational Coordination Group"
Nous y abordons tous les sujets relatifs aux opérations passées (bien ou mal) la semaine précédente, puis nous planifions les opérations de la semaine à venir, puis sur le moyen terme.
Pour être le plus efficace possible, les informations ont été prérenseignées par toute l’équipe la veille ou le matin même sur le même fichier hébergé sur une plateforme collaborative.
Frédéric a préparé les sujets et mène la réunion en tenant à jour le compte-rendu dont j’extrais les informations relatives aux interfaces avec les autres centres du DPCA. Ce jeudi, le sujet de la reconfiguration occupe les esprits, car il bloque toutes les opérations à venir.

Cette réunion, censée durer 1 h, dérive invariablement. Beaucoup de sujets techniques sont encore ouverts et on profite de la présence de tous pour trouver les meilleures solutions… On finit par aller manger juste avant la fermeture de la cantine à 13 h 30.


14 h 15 : téléconférence (en anglais bien sûr) avec les autres centres opérationnels du consortium.
On nous informe de l’état de la mission et du satellite, des prochains événements qui peuvent concerner le vidage des données. Chaque centre présente son état : les arrêts programmés qui peuvent impacter le transfert avec les autres centres, les résultats des chaines de production quotidiennes et enfin l’état d’avancement du traitement des chaines cycliques qui produiront des données pour le prochain catalogue en 2017. Tout retard est consigné dans le planning général GAIA.

16 h : webconférence avec les responsables scientifiques de la chaine CU6, dédiée aux traitements spectroscopiques.
Chaque semaine nous faisons le point avec l’équipe de management de l’Observatoire de Paris Meudon sur les données produites par la chaine quotidienne et, depuis cet été, celles produites par la chaine cyclique. On parle en français, ce qui est tout de même plus facile pour se comprendre ! Enfin, presque : eux parlent science, nous parlons informatique ! Mais cela se passe très bien…
Cette réunion permet de faire le point sur les données et sur l’état des logiciels nécessaires au démarrage de cette chaine cyclique pour la 2e phase des traitements. Ce sera un GO pour demain, on est presque dans le planning et on compte sur notre plateforme pour supporter les traitements intensifs…

Comment travaillent les ingénieurs du CNES ? Cette semaine, Chantal Panem, chef de projet exploitation, vous parle de son travail au quotidien avec les données de Gaia. Nous attendons vos questions !
https://gaia-mission.cnes.fr

À lire aussi : http://sci.esa.int/gaia/58175-a-very-human-venture-personal-perspectives-on-gaias-data-processing-and-analysis-consortium/

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Mardi : Sous le flot de données
Par Chantal Panem, chef de projet exploitation Gaia

Aujourd’hui c’est le dernier jour d’Arnaud qui nous quitte pour d’autres horizons. La gestion opérationnelle des données GAIA, il connait sur le bout des doigts. Première recrue de l’équipe d’exploitation, en mars 2014, il a vécu toutes les étapes de la mise en production du système et bien amélioré les outils de suivi quotidien et de statistiques qui agrémentent le daily check. On va le regretter !

Le "daily check", c’est une vérification complète du système : réseau, réceptions, données archivées et publiées sur le serveur web que les scientifiques consultent en permanence, état des logiciels, état du système, etc… Ce matin c’est Yann qui s’en charge.

Notre centre, le DPCC, doit être opérationnel 24 h/24, 7 j/7, aussi bien sur les aspects réseau de transmission, logiciels de réception, de transfert et d’archivage. Car l’ESAC à Madrid nous transmet quotidiennement un flux de données important et continu de l’ordre de 100 gigaoctets, sans compter les fins de cycle (1/an) pour lesquelles plusieurs dizaines de téraoctets transitent sur le réseau européen pendant quelques jours.

Mais les opérateurs ne sont présents qu’en heures et jours ouvrés. Aussi l’architecture matérielle prévoit suffisamment de redondances et d’espace disque pour pouvoir absorber une panne sur un week-end ou durant une maintenance.

9 h 30 : C’est donc autour des croissants que se tient le "briefing" matinal : on précise les actions à mener suite à la réunion de crise d’hier.

10 h : Chacun est à son poste. Yann gère la recopie des données sur une autre machine et la remise en état des espaces du serveur web, Arnaud se charge de la reconfiguration des outils opérationnels.
Guy, Claire et Alexandru préparent eux la reprise des chaines de production journalière.

12 h : Première analyse rapide des performances avec cette nouvelle solution… contre toute attente, c’est aussi efficace !

14 h : François et Maud démarrent la réunion d’avancement mensuelle de l’après-midi, revue de l’état des anomalies et demandes d’évolution du système informatique avec nos supports de Thales Services. Le sujet de l’évolution de l’architecture des données est un point majeur de fin de réunion. Et une bonne nouvelle : le réseau avec l’ESAC semble être revenu à un débit suffisant pour absorber les 30 téraoctets qui vont déferler mi-septembre… à suivre…

16 h 30 : Téléconférence avec les scientifiques qui définissent les traitements scientifiques pour référencer et positionner les galaxies lointaines et amas de galaxies détectés par Gaia. Ces chaines ne vont tourner que dans un an au mieux mais, pour valider leurs logiciels, ils ont déjà besoin d’extraire des millions d’objets de notre archive. On discute de la meilleure solution pour leur fournir ces données avant Noël.

17 h : Arnaud termine sa mission sur un problème de bande dans le robot. Ces bandes haute densité sont très fiables, avec une garantie de 30 ans et un taux de panne très très faible. Utilisées depuis 2 ans et demi et avec 640 bandes pour pouvoir stocker les pétaoctets de données en 2020, on a fini par tomber sur la bande défectueuse et il a fallu récupérer les fichiers endommagés pour reconstituer notre pool d’archive. Alexandru en profite pour extirper les dernières recommandations d’Arnaud, car il devrait reprendre le poste à l’automne.

17 h 30 : Toute l’équipe reçoit par mail le compte-rendu des activités de la journée… Encore une journée bien remplie !

Comment travaillent les ingénieurs du CNES ? Cette semaine, Chantal Panem, chef de projet exploitation, vous parle de son travail au quotidien avec les données de Gaia. N'hésitez pas à poser vos questions !
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Une semaine avec… Gaia
Toute la semaine, notre équipe Gaia, au Centre Spatial de Toulouse, témoigne de son travail avec les données de cet arpenteur céleste.
Rendez-vous sur https://plus.google.com/collection/Q7vux ;)
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Arbitrage : forer ou tirer ?
Par Éric Lorigny, responsable du FIMOC

Mercredi 3 août : Il est 17 h à Toulouse, et 18 h 34 sur Mars. Par rapport à hier, on a quarante minutes de moins sur Mars, car la journée y dure 24 h 40. Le rover a fini sa journée avec les activités ChemCam que j’avais programmées hier. C’est Aurélie qui réceptionne les données et qui m’annonce que mes séquences se sont bien déroulées. Ouf, c’est un poids en moins !
Ce soir, le rover devrait faire un trou en forant une roche. Cela va mobiliser pas mal de temps et d’énergie du rover, je ne pense pas qu’il y ait du temps pour faire des tirs laser.

18 h 15, Aurélie écoute les discussions entre scientifiques sur ce qu’ils vont choisir de faire ce soir. Ce sont eux qui choisissent les activités du rover et les ingénieurs qui les programment. Ce soir, c’est donc le forage qui l’emporte du côté des scientifiques. Agnès arrive elle au FIMOC pour faire la programmation et reste vigilante, car toute programmation peut changer tant qu’elle n’est pas validée complètement par les ingénieurs.
En effet, les scientifiques font des choix d’activités comme le forage, ou les tirs laser ou les analyses d’échantillons, mais ensuite on rentre toutes ces activités dans un logiciel qui va calculer si le rover aura le temps, l’énergie et les conditions pour réaliser ses activités. C’est là qu’il faut pouvoir proposer des solutions de repli si ce n’est pas possible.

Là, ce soir, le trou de forage sera validé, il n’y aura donc pas d’activités ChemCam et Agnès et Aurélie pourront se coucher un peu plus tôt. Tant mieux, car demain, la journée pourrait être chargée. On risque de demander à ChemCam des tirs laser à l’intérieur du trou, et là, ce sera des tirs de haute précision.

Comment travaillent les ingénieurs du CNES ? Cette semaine, Éric Lorigny, responsable du FIMOC, vous parle de son travail au quotidien avec le rover martien Curiosity. N'hésitez pas à poser vos questions !
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+MC VULCAIN non, les tirs ont cette fois eu lieu sur la face du trou, comme ici : http://www.drgoulu.com/2014/05/26/la-chemcam-de-curiosity/
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#GoodByePhilae  
Au-revoir #Philae  ! Dès demain, plus aucune communication ne sera possible entre Philae et la sonde #Rosetta .
Les équipements qui permettaient à Rosetta de communiquer avec Philae seront définitivement éteints demain à 9h TU afin d’économiser l’énergie à bord de Rosetta. L’alimentation électrique fournie par les panneaux solaires de la sonde diminue en effet au fur et à mesure que la comète Churyumov-Gerasimenko, autour de laquelle orbite Rosetta, s’éloigne du Soleil. Philae n’a pas communiqué avec Rosetta depuis le 9 juillet 2015 : https://rosetta.cnes.fr/fr/plus-dinformations-sur-les-20-minutes-de-contact-du-9-juillet
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Vendredi : C’est reparti pour les traitements cycliques spectroscopiques !
Par Anne Jean-Antoine-Piccolo, responsable Mission Gaia en Opération

Aujourd’hui, l’équipe s’affaire pour démarrer la seconde phase des traitements cycliques de la CU6, unité de coordination orientée « traitement des données du spectromètre RVS. Cet instrument acquiert des observations spectrales qui permettront grâce aux traitements de dériver la mesure la vitesse radiale des objets observés par Gaia, c’est à dire leur déplacement le long de la visée d’un observateur qui se trouverait sur la Terre .
Le GO a été donné hier soir à l’occasion de la réunion opérationnelle qui se tient tous les jeudis avec l’équipe de management de la CU6, Paola, Pasquale et David de l’observatoire de Paris-Meudon.

Ce matin, Claire et Frédéric appliquent les tout derniers patchs qui corrigent ou améliorent certaines imperfections détectées lors de la première phase de traitement, qui a eu lieu en juillet. Vassili nous les a mis à disposition dès hier soir.

Nous avons déjà exploité ce pipeline de calcul pendant le dernier mois de juillet. Nous avions alors traité les 60 premiers jours de la mission, recueillis en 2014, et obtenu quelques millions de vitesses radiales. La validation scientifique qui a suivi en août a révélé des résultats très prometteurs pour la suite. Les vitesses radiales feront partie intégrante de la seconde version du catalogue Gaia-DR2 à l’horizon du dernier trimestre 2017.

Cette deuxième phase correspond aux traitements des 45 derniers jours du segment 1, acquis entre le 3 août 2015 et 16 septembre 2015. Les vitesses radiales seront recalculées grâce à bien plus d’observations et elles seront validées par le groupe scientifique.
Nous progressons selon des traitements par époques pour lesquelles la calibration est restée stable, entre deux décontaminations des miroirs des 2 télescopes (la glace accumulée à bord nécessite de chauffer les miroirs régulièrement pour évaporer le surplus d’eau) ou « refocus ».

Cette stratégie de traitement et de validation, mise en place au fur et à mesure, commence à porter ses fruits. Les époques à traiter vont se succéder et nous occuper jusqu’à début novembre. Les vitesses radiales et les autres données intermédiaires (spectres RVS calibrés, détection d’étoiles doubles, vitesses rotationnelles…) seront fournies par le centre de calcul sur GaiaWeb.
Le relais sera alors passé aux « validateurs » de la CU6. C’est un groupe d’une vingtaine de scientifiques répartis sur plusieurs laboratoires européens : Paris-Meudon, Mullard Space and Science Laboratory, l’Observatoire Royal de Bruxelles et de Liège, le Max Planck Institute de Postdam, les Laboratoires de Côte d’Azur et de Bordeaux, les Universités de Montpellier et de Ljubljana.

Il est déjà 10 h 30. Avec l’équipe de préintégration de Thales in situ, Antoine, Yannick et Vassili, on se connecte à la téléconférence hebdomadaire avec l’équipe de Meudon pour faire l’avancement des intégrations de la prochaine version du pipeline journalier de la CU6. Ce dernier fonctionne au quotidien sur les données acquises la veille. Il permet aux experts instrument d’estimer et contrôler la santé de l’instrument RVS. Il évolue et sert de précurseur aux traitements cycliques qui eux reprennent les données collectées depuis le début de la mission à chaque cycle.
Nous sommes prêts à livrer la première chaîne du pipeline (préprocessing) à Louis et Séphanie mardi prochain. Ils pourront alors l’intégrer dans l’infrastructure SAGA, en charge de lancer, superviser et répartir les traitements et les données sur les nœuds de calcul.

Cela fait déjà 10 ans qu’avec David, Frédéric et Antoine, nous avons imaginé la conception du traitement cyclique de CU6. Elle est maintenant bien concrète. Certes, elle a évolué avec la contribution de chaque membre de la CU6 et elle a été testée et retestée sur les moyens de calcul du DPCC. Guy a beaucoup œuvré pour cela ces dernières années. Hier encore, il terminait le dernier test de qualification opérationnelle pour engager cette nouvelle phase de traitement. L’équipe est maintenant pleinement opérationnelle et sur les starting-blocks. Il n’y a plus qu’à…

Comment travaillent les ingénieurs du CNES ? Cette semaine, Chantal Panem et Anne Jean-Antoine-Piccolo vous parlent de leur travail au quotidien avec les données de Gaia. Nous attendons vos questions !
https://gaia-mission.cnes.fr


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Félicitations pour la publication du catalogue !
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Mercredi : J-7 pour la Gaia DR1
Par Chantal Panem, chef de projet exploitation Gaia

Pendant que les équipes OPS reconfigurent tout le système et commencent à relancer petit à petit les différentes chaines de production, je me consacre à la préparation d’un événement de communication pour célébrer la sortie de la 1ere version préliminaire du Catalogue Gaia : la Gaia DR1 ! Cette sortie sera annoncée par l’ESA lors d’une conférence de presse mercredi prochain, le 14/09 à 12 h 30 : https://gaia-mission.cnes.fr/fr/14-septembre-notez-cette-date

Ce catalogue de plus d’un milliard d’étoiles est très attendu par les astrophysiciens du monde entier.  
Notre centre n’a pas produit de données pour cette première version, mais nous travaillons d’arrache-pied avec les développeurs et les scientifiques pour produire les résultats qui seront au cœur de la prochaine version, la Gaia DR2, prévue fin 2017. 

Cela parait loin, fin 2017, mais les 3 chaines de production qui nous concernent prennent chacune plusieurs semaines de traitement continu. Quand tout va bien !
Chaque chaine est en effet composée de dizaines d’étapes. Et chacune de ces étapes active des programmes logiciels développés par des scientifiques de différents laboratoires (de quelques programmes à quelques dizaines) et intégrés dans le méga-ordonnanceur SAGA (un programme de longue haleine ? Non, l’acronyme de Structure d’Accueil GAia). Une étape peut prendre quelques minutes alors que d’autres tourneront plusieurs heures. Il est donc important de découper le pool de données d’entrée en « petits » paquets qui donneront des résultats petit à petit chaque jour.

Ces résultats sont envoyés sur le serveur web GaiaWeb pour que les 150 experts scientifiques avec qui nous travaillons puissent les télécharger et suivre l’avancement des travaux.
Il leur faudra de leur côté valider les résultats, nous donnant le feu vert pour que nous envoyions les données à la Base de Données Centrale Gaia à l’ESAC (Madrid) : la MDB-02 (Main Data Base version n° 2). Cette analyse complète est indispensable pour s’assurer que la qualité obtenue leur permettra d’entrer dans la 2e version du catalogue. Si ce n’est pas le cas, nous devrons recommencer les traitements…

Lorsque nous aurons des données « qualifiées » pour chacune des 3 chaines, il faudra encore les transférer à Madrid. Car le transfert de quelques dizaines de téraoctets va quand même prendre quelques jours… si le réseau se maintient au débit attendu !
Notre planning doit donc prendre en compte ces périodes de validation (au minimum un mois par chaine de production), de correction des logiciels de retraitement éventuel puis transferts.

Ces données seront intégrées à la MDB-02 avec celles des 5 autres centres européens qui participent au DPAC, le consortium européen en charge du traitement des observations Gaia. La 2e version du catalogue en sera extraite afin de préparer sa publication en 2017.

Mais pour en revenir à la Gaia DR1, nous préparons une exposition à la cafétéria du CNES dès lundi prochain.
Bien évidemment rien n’est encore prêt, les posters sont tout juste partis à l’édition, on n’a pas encore eu le temps de visionner tout le matériel vidéo que l’on va diffuser… Et il ne reste plus que deux jours !

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Les joies des dead lines qui semblent souvent larges à certains jusqu'à ce qu'elles approchent...😅
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Rentrée mouvementée sur la plateforme Gaia
Par Chantal Panem, chef de projet exploitation Gaia

Pas de chance, lundi matin en arrivant : alarme au DPCC (Data Processing Centre CNES), arrêt de toutes les chaines de production, nettoyage et réunion de crise à 14 h.
Il ne faut pas perdre de temps : à 15 h, il y a aussi une web-conférence avec les scientifiques destinée à décider du démarrage de la seconde phase des opérations de la chaine de production cycle « CU6 ». Ce démarrage est prévu dès demain et les machines devront tourner à fond plusieurs jours en continu.
Car tous les ans, l’ensemble des données acquises depuis le début de la mission est systématiquement retraité . La phase d’exploitation est ainsi découpée en cycles de traitements qui contribuent à atteindre de façon incrémentale la performance scientifique de la mission au fil des ans. Le planning est très serré et toute semaine de retard peut avoir un impact sur la date de sortie de la 2e version du catalogue GAIA à l’automne 2017.

Notre plateforme opérationnelle est composée aujourd’hui de 87 serveurs de calcul, hébergeant 2016 cœurs et plusieurs Pétaoctets de stockage réparti. Elle vient de subir une petite mise à niveau cet été afin d’améliorer la robustesse à la perte de disque, phénomène un peu trop fréquent, surtout depuis que nous avons approvisionné de nouveaux serveurs. Précédemment il nous est arrivé de perdre des données lors d’un crash disque. Et quand les données sont réparties sur Hadoop, on ne perd pas quelques données, on a des petits trous dans toutes les données, c’est plutôt ennuyeux !

Depuis le début de la mission, les observations de milliards d’objets célestes ont déjà été collectées. Le traitement et l’archivage de tels volumes sont un véritable défi de tous les jours pour les opérationnels. L’architecture qui a été retenue par l’équipe de développement est basée sur une plateforme matérielle complexe, reposant sur des nouvelles technologies issues du monde du “big data” telles que Hadoop et Cascading, Cassandra et ElasticSearch. L’objectif de Hadoop est de répartir à la fois les données et les traitements sur les mêmes nœuds afin de pouvoir paralléliser massivement les traitements et optimiser les accès aux données.

Évidemment nous ne sommes pas des spécialistes de ces technologies, quoique plus le temps passe, plus nous faisons face à de nouveaux ennuis sur ces configurations, plus notre connaissance du système s’améliore. C’est surtout François, notre responsable système, arrivé il y a un an, qui est toujours en alerte et qui commence à maitriser le sujet.
Heureusement, on se repose sur une équipe d’ingénieurs système chevronnée et réactive, au sein de la société qui a développé, administre et maintient tous les logiciels de notre centre. Merci à Jean-Luc, Hugo et Louis qui n’ont pas une journée de libre : une telle plateforme, à surveiller et administrer en continu, c’est un vrai challenge et on est encore loin des 95 % de disponibilité.

La dernière mise à niveau consistait, entre autres, à redonder les données. Mais la solution ne fonctionne pas bien et, pire que ça, nous avons maintenant des données en double, furtivement, ce qui perturbe tous les archivages et les traitements. Le problème avait déjà été vu mi-août, on le croyait à peu près circonscrit et on l’avait mis sous surveillance serrée en croisant les doigts… et en attendant de trouver une solution pérenne.

15 h : Parmi toutes les solutions à court terme proposées par notre industriel, une seule parait testable et pouvoir être mise en application avant la fin de la semaine. Mais ce n’est qu’une solution provisoire. En parallèle, Anne démarre sa réunion sur les sujets techniques, je la rejoins.

16 h : J’annonce aux scientifiques que nous devons repousser le démarrage de 3 jours. Ça passe dans le planning, car nous avons prévu un peu de marge et on a d’autres actions à mener avant le démarrage effectif.

Cela dit, il va falloir trouver une évolution de l’architecture de la plateforme beaucoup plus fiable pour le moyen terme : une nouvelle action pour François et Laurence.
En effet, mi- septembre nous allons recevoir 40 Téraoctets de nouvelles données en quelques jours, mettre en opérations une 2e chaine cyclique assez gourmande, en octobre une 3e chaine encore plus gourmande. Sur GAIA, la routine n’est pas encore pour 2016 !

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Happy Birthday Curiosity!
Par Éric Lorigny, responsable du FIMOC

Jeudi 4 août
Il est 17 h au FIMOC et 17 h 55 sur Mars. Frédérique arrive pour voir si ChemCam a bien supporté sa nuit martienne : même si nous n’avons pas eu d’activités hier, l’instrument doit supporter les -110 °C de la nuit. Pour survivre à de telles températures, de petits réchauffeurs sont intégrés à l’instrument pour le maintenir au chaud.
Tout s’est bien passé, Frédérique en profite pour jeter un coup d’œil sur le trou de forage demandé hier. C’était une roche dure, mais le rover a fini par la percer.

Maintenant, les scientifiques vont nous demander de viser ce trou. Il paraît gros, car il est fait avec un foret de 16 mm, mais cela reste la taille d’une pièce de 1 centime d’euro. Pas facile de viser le milieu d’une pièce de 1 centime à trois mètres de distance sur un rover à plus de 100 millions de kilomètres de nous !
Mais Valérie, qui arrive pour la programmation, a déjà réalisé plusieurs fois des tirs à l’intérieur d’un trou de forage. Elle sait qu’il faut être précis et tenir compte de tous les biais possibles. Frédérique et Valérie sont confiantes et écrivent les séquences, car on visera aussi d’autres roches. On verra demain si elles avaient raison.
 
Vendredi 5 août
Happy birthday Curiosity! Eh oui le 5 août 2012, Curiosity atterrissait sur Mars. Que de bons souvenirs, quel travail effectué en quatre ans ! Exceptionnellement, la journée commence à 16 h, car on se rassemble tous pour déguster un bon « tiramarsu » fait par ma femme. On souffle les bougies avant d’attaquer la journée.

Ce soir, ce sera long, car le vendredi, nous programmons trois jours : samedi, dimanche et lundi). Là, c’est Aurélie qui rentre en piste. L’instrument va bien, les séquences de Valérie ont bien visé le trou de forage, bravo ! Tous les feux sont au vert.
Les scientifiques sont dans un endroit très intéressant et la programmation de ChemCam va être dure. Vivian est venu plus tôt, car il sait qu’il va avoir pas mal de séquences à écrire. Aurélie se coordonne avec les scientifiques pour bien tout caler et tout préparer, journée par journée. Elle éclaircit le chemin pour Vivian qui, lui, est lancé dans les séquences. Ils viendront à bout des séquences à 3 h 30 du matin après plusieurs suées et difficultés.
 
Épilogue : Vivian aura passé une partie de son week-end à suivre les données reçues du rover pour être sûr que tout s’est bien passé. Et il peut être fier, car la semaine s’est bien passée. Bravo à cette équipe de Martiens, maintenant c’est aux Américains de reprendre le flambeau ! Nous, on redémarre le lundi 15 août avec Valérie et moi-même. Et le cycle recommencera…

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Ces résumés sont juste extraordinaires à lire. Merci pour ce partage ! 
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Un rover en pleine forme
Par Éric Lorigny, responsable du FIMOC

Mardi 2 août, il est 17 h à Toulouse, 19 h 12 sur Mars. Le rover Curiosity a fini sa journée avec les activités ChemCam programmées par Vivian et les données sont en train d’arriver. Ce soir, c’est Valérie Mousset qui va analyser les données de ChemCam. Ces données arrivent dans un outil, développé par le CNES, qui s’appelle IMIS. Ce programme trace toutes les courbes des données techniques de l’instrument (courants, tensions, températures, déplacements des moteurs, tirs laser…). Ainsi, Valérie peut regarder en détail le comportement sur Mars du rover lors de la programmation d’hier.

Les courbes le montrent, tout s’est bien passé comme on l’espérait, Valérie peut donc engager l’instrument ChemCam pour la programmation du jour suivant. En cas d’anomalie, Valérie aurait marqué l’instrument comme indisponible et on aurait ouvert une commission d’enquête pour comprendre ce qui s’est passé et analyser les conséquences.

18 h 20, je rentre au FIMOC pour faire la programmation pour ce soir. Les scientifiques ont trouvé des roches intéressantes, ils en parlent à Valérie pour préparer les séquences de tirs. Lorsque Valérie a vérifié que les programmations étaient bien possibles en termes de durée, d’énergie disponible, de volumes de données à redescendre compatibles pour le rover, je commence à les écrire.

Les réunions s’enchaînent pour valider ces nouvelles séquences. Les feux deviennent verts au fur et à mesure de la nuit. 23 h 30, les séquences sont envoyées au JPL qui ensuite les enverra au rover. Croisons les doigts pour qu’il n’y ait pas d’erreurs dedans. On ne le saura que demain…

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Passage de relais
Par Éric Lorigny, responsable du FIMOC

Lundi 1er août : Une nouvelle semaine d’opérations commence au FIMOC. La semaine dernière, ce sont nos collègues du LANL à Los Alamos qui ont fait la programmation du rover Curiosity. Alors, ce lundi comme tous les autres, on commence à 16h par une téléconférence avec eux pour voir ce qui s’est passé la semaine précédente, pour balayer les difficultés qu’ils ont rencontrées, les attentions que l’on devrait avoir à apporter et les précautions à suivre.

Une fois le relais passé, vers 17h, Agnès Jullien (ingénieur au CNES) se met sur son poste pour recevoir les données du rover et analyser si la programmation du rover et les opérations au niveau de l’instrument ChemCam se sont bien passées. Après l’analyse complète des données envoyées par ChemCam, Agnès valide le bon fonctionnement de l’instrument. Les scientifiques au FIMOC commencent eux à préparer les activités pour le rover pour la journée du mardi 2 août. Agnès va les accompagner pour s’assurer que ChemCam sera capable de remplir les activités demandées.

Vivian Lafaille arrive lui vers 18h et se prépare pour la programmation des séquences. Vivian va écrire toutes les séquences de tirs de CHEMCAM pour le mardi, suivant les souhaits des scientifiques et les conseils d’Agnès. Ensuite, après plusieurs réunions de coordination avec les autres instruments, Vivian finit d’écrire toutes ces séquences. Agnès doit aussi faire ce travail en parallèle, afin que l’on vérifie qu’il n’y ait pas d’erreur dans les séquences que Vivian enverra au JPL.

23 heures : la programmation est prête, on envoie les séquences. Nous verrons demain si il n’y a pas eu d’erreur, mais nous sommes confiants.

À demain !

Comment travaillent les ingénieurs du CNES ? Cette semaine, Éric Lorigny, responsable du FIMOC, vous parle de son travail au quotidien avec le rover martien Curiosity. N'hésitez pas à poser vos questions !
https://msl-curiosity.cnes.fr
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L'agence spatiale française / The French space agency
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The French space agency / L'agence spatiale française

Founded in 1961, the Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) is the government agency responsible for shaping and implementing France’s space policy in Europe.
Its task is to invent the space systems of the future, bring space technologies to maturity and guarantee France’s independent access to space. 

CNES is a pivotal player in Europe’s space programme, and a major source of initiatives and proposals that aim to maintain France and Europe’s competitive edge.
It conceives and executes space programmes with its partners in the scientific community and industry, and is closely involved in many international cooperation programmes—the key to any far-reaching space policy.
The agency’s more-than 2,400-strong workforce constitutes an exceptional pool of talent, with some 1,800 engineers and executives, 35% of whom are women.
Through its ability to innovate and its forward-looking vision, CNES is helping to foster new technologies that will benefit society as a whole, focusing on:
  • Ariane
  • Sciences
  • Observation
  • Telecommunications
  • Defence
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Le CNES propose aux pouvoirs publics la politique spatiale de la France et la met en oeuvre dans 5 grands domaines stratégiques : Ariane, les Sciences, l’Observation, les Télécommunications et la Défense.

Ses 2 450 collaborateurs se répartissent dans quatre centres d’excellence : le Centre spatial de Toulouse pour la conception des systèmes orbitaux, la Direction des Lanceurs pour le développement des systèmes de lancement, le Centre spatial guyanais pour la mise en oeuvre des lanceurs européens et le Siège social pour l’élaboration de la politique spatiale.

Le CNES entretient des relations très étroites avec l’industrie spatiale, ses partenaires européens dans le cadre de l’Agence spatiale européenne et de la Commission européenne, et à l’international. Le CNES est un acteur majeur de la diplomatie économique et permet à l’industrie française d’enregistrer de nombreux succès.

Son président est Jean-Yves Le Gall.
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