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Happy Birthday Curiosity!
Par Éric Lorigny, responsable du FIMOC

Jeudi 4 août
Il est 17 h au FIMOC et 17 h 55 sur Mars. Frédérique arrive pour voir si ChemCam a bien supporté sa nuit martienne : même si nous n’avons pas eu d’activités hier, l’instrument doit supporter les -110 °C de la nuit. Pour survivre à de telles températures, de petits réchauffeurs sont intégrés à l’instrument pour le maintenir au chaud.
Tout s’est bien passé, Frédérique en profite pour jeter un coup d’œil sur le trou de forage demandé hier. C’était une roche dure, mais le rover a fini par la percer.

Maintenant, les scientifiques vont nous demander de viser ce trou. Il paraît gros, car il est fait avec un foret de 16 mm, mais cela reste la taille d’une pièce de 1 centime d’euro. Pas facile de viser le milieu d’une pièce de 1 centime à trois mètres de distance sur un rover à plus de 100 millions de kilomètres de nous !
Mais Valérie, qui arrive pour la programmation, a déjà réalisé plusieurs fois des tirs à l’intérieur d’un trou de forage. Elle sait qu’il faut être précis et tenir compte de tous les biais possibles. Frédérique et Valérie sont confiantes et écrivent les séquences, car on visera aussi d’autres roches. On verra demain si elles avaient raison.
 
Vendredi 5 août
Happy birthday Curiosity! Eh oui le 5 août 2012, Curiosity atterrissait sur Mars. Que de bons souvenirs, quel travail effectué en quatre ans ! Exceptionnellement, la journée commence à 16 h, car on se rassemble tous pour déguster un bon « tiramarsu » fait par ma femme. On souffle les bougies avant d’attaquer la journée.

Ce soir, ce sera long, car le vendredi, nous programmons trois jours : samedi, dimanche et lundi). Là, c’est Aurélie qui rentre en piste. L’instrument va bien, les séquences de Valérie ont bien visé le trou de forage, bravo ! Tous les feux sont au vert.
Les scientifiques sont dans un endroit très intéressant et la programmation de ChemCam va être dure. Vivian est venu plus tôt, car il sait qu’il va avoir pas mal de séquences à écrire. Aurélie se coordonne avec les scientifiques pour bien tout caler et tout préparer, journée par journée. Elle éclaircit le chemin pour Vivian qui, lui, est lancé dans les séquences. Ils viendront à bout des séquences à 3 h 30 du matin après plusieurs suées et difficultés.
 
Épilogue : Vivian aura passé une partie de son week-end à suivre les données reçues du rover pour être sûr que tout s’est bien passé. Et il peut être fier, car la semaine s’est bien passée. Bravo à cette équipe de Martiens, maintenant c’est aux Américains de reprendre le flambeau ! Nous, on redémarre le lundi 15 août avec Valérie et moi-même. Et le cycle recommencera…

Comment travaillent les ingénieurs du CNES ? Cette semaine, Éric Lorigny, responsable du FIMOC, vous parle de son travail au quotidien avec le rover martien Curiosity. N'hésitez pas à poser vos questions !
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Ces résumés sont juste extraordinaires à lire. Merci pour ce partage ! 
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Un rover en pleine forme
Par Éric Lorigny, responsable du FIMOC

Mardi 2 août, il est 17 h à Toulouse, 19 h 12 sur Mars. Le rover Curiosity a fini sa journée avec les activités ChemCam programmées par Vivian et les données sont en train d’arriver. Ce soir, c’est Valérie Mousset qui va analyser les données de ChemCam. Ces données arrivent dans un outil, développé par le CNES, qui s’appelle IMIS. Ce programme trace toutes les courbes des données techniques de l’instrument (courants, tensions, températures, déplacements des moteurs, tirs laser…). Ainsi, Valérie peut regarder en détail le comportement sur Mars du rover lors de la programmation d’hier.

Les courbes le montrent, tout s’est bien passé comme on l’espérait, Valérie peut donc engager l’instrument ChemCam pour la programmation du jour suivant. En cas d’anomalie, Valérie aurait marqué l’instrument comme indisponible et on aurait ouvert une commission d’enquête pour comprendre ce qui s’est passé et analyser les conséquences.

18 h 20, je rentre au FIMOC pour faire la programmation pour ce soir. Les scientifiques ont trouvé des roches intéressantes, ils en parlent à Valérie pour préparer les séquences de tirs. Lorsque Valérie a vérifié que les programmations étaient bien possibles en termes de durée, d’énergie disponible, de volumes de données à redescendre compatibles pour le rover, je commence à les écrire.

Les réunions s’enchaînent pour valider ces nouvelles séquences. Les feux deviennent verts au fur et à mesure de la nuit. 23 h 30, les séquences sont envoyées au JPL qui ensuite les enverra au rover. Croisons les doigts pour qu’il n’y ait pas d’erreurs dedans. On ne le saura que demain…

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Passage de relais
Par Éric Lorigny, responsable du FIMOC

Lundi 1er août : Une nouvelle semaine d’opérations commence au FIMOC. La semaine dernière, ce sont nos collègues du LANL à Los Alamos qui ont fait la programmation du rover Curiosity. Alors, ce lundi comme tous les autres, on commence à 16h par une téléconférence avec eux pour voir ce qui s’est passé la semaine précédente, pour balayer les difficultés qu’ils ont rencontrées, les attentions que l’on devrait avoir à apporter et les précautions à suivre.

Une fois le relais passé, vers 17h, Agnès Jullien (ingénieur au CNES) se met sur son poste pour recevoir les données du rover et analyser si la programmation du rover et les opérations au niveau de l’instrument ChemCam se sont bien passées. Après l’analyse complète des données envoyées par ChemCam, Agnès valide le bon fonctionnement de l’instrument. Les scientifiques au FIMOC commencent eux à préparer les activités pour le rover pour la journée du mardi 2 août. Agnès va les accompagner pour s’assurer que ChemCam sera capable de remplir les activités demandées.

Vivian Lafaille arrive lui vers 18h et se prépare pour la programmation des séquences. Vivian va écrire toutes les séquences de tirs de CHEMCAM pour le mardi, suivant les souhaits des scientifiques et les conseils d’Agnès. Ensuite, après plusieurs réunions de coordination avec les autres instruments, Vivian finit d’écrire toutes ces séquences. Agnès doit aussi faire ce travail en parallèle, afin que l’on vérifie qu’il n’y ait pas d’erreur dans les séquences que Vivian enverra au JPL.

23 heures : la programmation est prête, on envoie les séquences. Nous verrons demain si il n’y a pas eu d’erreur, mais nous sommes confiants.

À demain !

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Health check for asteroid lander MASCOT

Space travel is no easy task – first comes the stressful launch with vibrations, then the long flight through the bitter cold and the vacuum. The #‎DLR‬ +CNES ‪#‎MASCOT lander has been travelling on board the +JAXA | 宇宙航空研究開発機構 #Hayabusa2 spacecraft for the last one-and-a-half years, and is currently at approximately 65 million kilometres from Earth. On 14 July 2016, the DLR engineers in the Lander Control Center (LCC) in Cologne switched the shoebox-sized lander and its four German and French-built instruments back on, and will spend the next few days finding answers to two questions: How is MASCOT's state of health? And how are the experiments on board?

Full article: http://www.dlr.de/dlr/en/desktopdefault.aspx/tabid-10081/151_read-18664/year-all/#/gallery/23720

Animation credit: DLR.
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Microscope est en mode stellaire propulsif !
Par l’équipe Microscope

Après avoir brillamment passé les étapes de validation des équipements, #Microscope  a été programmé pour entrer en « mode stellaire propulsif ». Le satellite s’oriente désormais automatiquement à partir des mesures de ses senseurs stellaires et par des micropoussées pilotées à 4 Hz. Une nouvelle étape très importante de franchie !

Mercredi 11 mai, 08h : ce premier passage au-dessus de la station de réception d’Aussaguel permet à l’équipe opérationnelle d’analyser la télémesure vidée en temps réel ainsi que les dernières données stockées en mémoire pendant la nuit. Les voyants plateforme sont toujours au vert !

09h32 : 2e passage de la journée, le GO est donné pour charger les commandes de transition de mode, ainsi que pour récupérer un maximum de télémesures permettant des analyses fines. 10 minutes plus tard, c’est la fin du passage. Nous perdons donc la possibilité d’observer en temps réel le satellite, et c’est les yeux rivés sur l’horloge du centre de contrôle que nous vivons par procuration la transition, programmée à 11h00…

11h23 : la chronologie était construite pour utiliser ce 3e passage station afin de vérifier le bon comportement bord, 20 min après la transition. Les premières données arrivent, aucune alarme rouge, le mode stellaire propulsif est bien actif ! C’est un premier soulagement.
Dans les minutes qui suivent, les architectes vérifient en temps réel que les commandes de poussée sont cohérentes, que l’orientation est bien contrôlée.

11h28 : le GO des architectes autorise le passage de l’instrument TSAGE dans son mode de mesure fin. Les perturbations de la plateforme sont bien moindres maintenant, et TSAGE peut resserrer sa gamme de mesure. Là encore on constate en passage que tout fonctionne bien, les masses restent asservies.

11h37 sonne la fin de la visibilité. Nous laissons Microscope poursuivre sa route, finement contrôlé en orientation. La récupération de toutes les données enregistrées à bord permet de reconstruire les premières poussées des 8 moteurs, avec une phase normale de saturation à 300 µN puis une convergence vers un régime moyen de quelques dizaines de µN : la force pour porter un moustique sur Terre !

Les autres passages de la journée conforteront les premières analyses. Une équipe restreinte assure ensuite le baby-sitting pour toute la nuit.
Le lendemain nous validons la capacité de faire des manœuvres d’évitement de collision par de longues micropoussées.

Toutes les briques sont maintenant en place pour déterminer finement le comportement de l’instrument TSAGE. Bientôt nous l’utiliserons comme accéléromètre dans la boucle de contrôle afin de faire de la compensation de traînée...

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C'est vraiment intéressant de voir tout le travail derrière le "banal" envoie d'un petit satellite en orbite.
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Le premier souffle de Microscope
Par l’équipe Microscope

Mercredi 04 mai 2016 à 14 h, Microscope a rendu son premier souffle. Et, comme prévu, il aura fallu 2 jours d’activités pour en arriver là.

Mardi 03 mai, à 8 h 20, nous allumons les circuits électroniques qui contrôlent un des 2 panneaux propulsifs. Les voyants sont au vert, le calculateur se comporte correctement. 300 bars dans les 3 réservoirs, tout le gaz est bien à bord de ce côté du satellite. C’est un premier soulagement. On ouvre la vanne haute pression, rien à signaler sur les tuyaux.

À 12 h, nous reprenons les mêmes opérations sur l’autre panneau propulsif, qui contrôle lui aussi 4 moteurs alimentés par 3 réservoirs de gaz. Là encore, tout se déroule très bien. Ce délai entre les opérations est nécessaire pour observer le biais magnétique induit par les vannes sur les magnétomètres du satellite. Un point technique qui permettra d’améliorer encore le contrôle d’orientation du satellite.

L’après-midi se poursuit pour tester d’autres configurations des vannes haute pression. Nous avançons en parallèle dans l'étalonnage des chaînes d’acquisition de l’instrument TSAGE.

Mercredi 04 mai, à 9 h, nous préchauffons les moteurs et les MFS (Mass Flow Sensor) associés. Ces capteurs particulièrement sensibles mesurent le débit de gaz froid qui sera éjecté afin de contrôler finement les micronewtons de poussée commandée. L’évaluation des capteurs montrent des résultats conformes aux mesures réalisées au sol.

L’opération est reproduite sur le 2e panneau propulsif à 11 h.
À 12 h 36 nous passons les 2 électroniques de propulsion en mode Operative. Tout est toujours au vert.

Au passage au-dessus de la station de Kiruna, à 14 h, nous avons le "go" de l’équipe propulsion pour envoyer les premières poussées. Chacun des 8 moteurs se met alors à souffler… Un souffle imperceptible de 10µN, ajusté en permanence par l’électronique dédiée.

C’est au passage suivant, 16 h 30 au-dessus de Kerguelen, que l’on récupère toutes les données enregistrées durant ces premières poussées : elles se sont très bien déroulées !

Le temps d’un passage supplémentaire, le 100e dans la vie de MICROSCOPE, et nous remettons la propulsion en standby pour un week-end de pause bien mérité. Nous voilà prêts à affronter les dernières étapes de validation de la propulsion avant de passer en "mode bouclé propulsif".

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Microscope ouvre les yeux sur le ciel
Par l’équipe Microscope

Quatre jours après sa mise en orbite, #Microscope  a bien gagné en acuité sensorielle.
 
Tout commence vendredi 29/04 à 8 h 30 par une activité de validation exhaustive des lignes de réchauffage. En effet, une myriade de résistances équipe la plateforme pour maintenir chaque équipement dans sa plage de fonctionnement malgré le froid du vide spatial. Les lignes de puissance basculent en tous sens, les consommations sont conformes aux prévisions, tout va bien.
 
Deux heures plus tard, lors d’un passage de Microscope au-dessus de la station de Kourou, nous procédons à l’allumage des senseurs stellaires. Deux têtes optiques vont se mettre à scruter le ciel, à la recherche de motifs d’étoiles connus pour estimer finement l’orientation du satellite. Ces mini-télescopes joueront un rôle important dans l’expérience, puisqu’il faut connaître précisément l’orientation du champ de gravité par rapport à l’instrument de mesure. Quelques minutes après la mise en configuration des senseurs nous observons les premiers « quaternions d’attitude » valides. Applaudissements dans la salle des experts : Microscope a trouvé la vue et s’est orienté correctement !
 
À 12 h 00 vient ensuite le tour du récepteur GPS. Là encore, c’est une grande satisfaction de voir descendre en direct les premières mesures valides. Le récepteur fournit un temps précis, ainsi qu’une mesure de position qui viendra affiner le calcul d’orbite, jusque-là basé sur la mesure des signaux RF envoyés par le satellite au-dessus de chaque station terrestre. Comme beaucoup d’autres, ces éléments contribueront à la performance de la mesure du principe d’équivalence, le signal recherché étant directement lié au champ de gravitation et donc à la position sur orbite qu’il faut bien connaître.
 
Après une rapide pause repas, nous faisons le point des activités passées et à venir lors de la réunion quotidienne du GCO (Groupe de Coordination Opérationnel). L’après-midi sera consacrée à la vérification du système IDEAS, qui ne servira que dans quelques années pour déployer ses ailes et accélérer la rentrée dans l’atmosphère de MICROSCOPE. Nous récupèrerons ensuite un maximum de données pour caractériser finement les comportements des senseurs fraîchement activés.
 
À 19 h 45, la fin des activités opérationnelles est déclarée. Microscope sera laissé tranquille par les équipes pour le week-end, avant la mise en œuvre tant attendue de la charge utile.

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Merci pour ces détails, il me tarde qu'il défie Albert... 
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Arbitrage : forer ou tirer ?
Par Éric Lorigny, responsable du FIMOC

Mercredi 3 août : Il est 17 h à Toulouse, et 18 h 34 sur Mars. Par rapport à hier, on a quarante minutes de moins sur Mars, car la journée y dure 24 h 40. Le rover a fini sa journée avec les activités ChemCam que j’avais programmées hier. C’est Aurélie qui réceptionne les données et qui m’annonce que mes séquences se sont bien déroulées. Ouf, c’est un poids en moins !
Ce soir, le rover devrait faire un trou en forant une roche. Cela va mobiliser pas mal de temps et d’énergie du rover, je ne pense pas qu’il y ait du temps pour faire des tirs laser.

18 h 15, Aurélie écoute les discussions entre scientifiques sur ce qu’ils vont choisir de faire ce soir. Ce sont eux qui choisissent les activités du rover et les ingénieurs qui les programment. Ce soir, c’est donc le forage qui l’emporte du côté des scientifiques. Agnès arrive elle au FIMOC pour faire la programmation et reste vigilante, car toute programmation peut changer tant qu’elle n’est pas validée complètement par les ingénieurs.
En effet, les scientifiques font des choix d’activités comme le forage, ou les tirs laser ou les analyses d’échantillons, mais ensuite on rentre toutes ces activités dans un logiciel qui va calculer si le rover aura le temps, l’énergie et les conditions pour réaliser ses activités. C’est là qu’il faut pouvoir proposer des solutions de repli si ce n’est pas possible.

Là, ce soir, le trou de forage sera validé, il n’y aura donc pas d’activités ChemCam et Agnès et Aurélie pourront se coucher un peu plus tôt. Tant mieux, car demain, la journée pourrait être chargée. On risque de demander à ChemCam des tirs laser à l’intérieur du trou, et là, ce sera des tirs de haute précision.

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+MC VULCAIN non, les tirs ont cette fois eu lieu sur la face du trou, comme ici : http://www.drgoulu.com/2014/05/26/la-chemcam-de-curiosity/
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#GoodByePhilae  
Au-revoir #Philae  ! Dès demain, plus aucune communication ne sera possible entre Philae et la sonde #Rosetta .
Les équipements qui permettaient à Rosetta de communiquer avec Philae seront définitivement éteints demain à 9h TU afin d’économiser l’énergie à bord de Rosetta. L’alimentation électrique fournie par les panneaux solaires de la sonde diminue en effet au fur et à mesure que la comète Churyumov-Gerasimenko, autour de laquelle orbite Rosetta, s’éloigne du Soleil. Philae n’a pas communiqué avec Rosetta depuis le 9 juillet 2015 : https://rosetta.cnes.fr/fr/plus-dinformations-sur-les-20-minutes-de-contact-du-9-juillet
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Performance record pour Microscope !

Le 9 juin à 9h, notre satellite #Microscope a été asservi en accélération 6 axes pour la première fois. Car le satellite doit contrôler toutes les accélérations pour éliminer les forces non gravitationnelles que subit son instrument : frottements de la haute atmosphère, pression des radiations solaires… Ce n’est qu’ainsi qu’il pourra tester la théorie de la relativité générale d’Albert #Einstein avec une précision 100 fois supérieure aux expériences précédentes.

Pour cela, Microscope utilise son système de contrôle des accélérations, qui fonctionne sur les 3 axes linéaires et les 3 axes de rotation. Pour contrer la force de frottement atmosphérique à son altitude de 710 km, par exemple, il a appliqué une force de 5 micro-Newtons, soit moins que le poids d’un moustique sur Terre.

C’est une première en Europe pour une orbite basse, et Microscope a déjà atteint les performances record du #satellite Gravity Probe B de la +NASA. Dans quelques jours il passera dans son mode de plus hautes performances et devrait être encore dix fois plus performant !

https://cnes.fr/fr/microscope-la-gravitation-mise-a-lepreuve
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Coucou Einsten !
Marlene 
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#Operations Image of the Week: Joint Team

This week a unique, combined team of specialists are conducting final training at ESA’s #ESOC mission control centre to prepare for the 24 May launch of Europe’s next #Galileo satellites – a dual launch on a Soyuz rocket from Kourou.

The team comprises over 40 experts drawn from ESA and from France’s +CNES space agency, supported by additional specialists at both agencies in areas such as flight dynamics and ground stations.

Read more:
http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2016/05/Joint_team

Credit: ESA
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Microscope : opérations à cœur ouvert
Par l’équipe Microscope

TSAGE ? C’est le cœur instrumental de MICROSCOPE, un accéléromètre hypersensible développé par l’ #ONERA . Il permettra la mesure du principe d’équivalence à des niveaux jamais atteints, 100 fois mieux que ce qui a été réalisé au sol jusqu’à présent. Autant dire que la journée qui a vu ce cœur battre pour la première fois était riche en émotions. Passage après passage, les opérations réalisées sur ce cœur instrumental allaient crescendo dans la complexité des technologies mises en œuvre.

Lundi 02 mai, 09h11 : les électroniques de l’instrument sont alimentées, on vérifie l’état du logiciel embarqué. Tout va bien. Les premières mesures réalisées par les électrodes de TSAGE sont conformes à celles obtenues au sol avant lancement. L’instrument, dans lequel les masses étaient jusque là bloquées, ne semble donc pas avoir souffert au décollage.

11h02 : 2e passage station de la journée, qui permet de réaliser le test du fil d’or. L’objectif est de vérifier que ce fil de 7 µm de diamètre a résisté au lancement et qu’il permettra de piloter correctement le potentiel électrostatique des masses d’épreuve. Le centre de contrôle envoie les télécommandes de test électrique ; l’équipe charge utile, les yeux rivés sur ses écrans, vérifie les données : aucune variation des mesures de position, tout est au vert !

14h00 : l’instant fatidique. Après le « go » du responsable charge utile, les commandes de déblocage des masses sont envoyées. Libérées, ces masses vont très vite être asservies, après avoir parcouru une course de l’épaisseur d’un cheveu seulement… À chaque milliseconde, le logiciel embarqué mesure les positions et commande les forces électrostatiques nécessaires à la réalisation de cette prouesse. Après plusieurs secondes d’observation de la convergence, le responsable charge utile annonce au centre de contrôle la parfaite mise en lévitation des masses de l’accéléromètre au centre de leur cage. Applaudissements.

Le reste n’est qu’analyse des données. TSAGE est hypersensible, il voit tout. Le moindre impact de poussière, le craquement des isolants extérieurs sous l’effet du réchauffement solaire, les craquements de dilatation des réservoirs… Ses premières mesures sont un régal pour les experts.

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Isabel Balbina Etchepare Buquet's profile photo
 
Impresionante.
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The French space agency / L'agence spatiale française

Founded in 1961, the Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) is the government agency responsible for shaping and implementing France’s space policy in Europe.
Its task is to invent the space systems of the future, bring space technologies to maturity and guarantee France’s independent access to space. 

CNES is a pivotal player in Europe’s space programme, and a major source of initiatives and proposals that aim to maintain France and Europe’s competitive edge.
It conceives and executes space programmes with its partners in the scientific community and industry, and is closely involved in many international cooperation programmes—the key to any far-reaching space policy.
The agency’s more-than 2,400-strong workforce constitutes an exceptional pool of talent, with some 1,800 engineers and executives, 35% of whom are women.
Through its ability to innovate and its forward-looking vision, CNES is helping to foster new technologies that will benefit society as a whole, focusing on:
  • Ariane
  • Sciences
  • Observation
  • Telecommunications
  • Defence
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Le CNES propose aux pouvoirs publics la politique spatiale de la France et la met en oeuvre dans 5 grands domaines stratégiques : Ariane, les Sciences, l’Observation, les Télécommunications et la Défense.

Ses 2 450 collaborateurs se répartissent dans quatre centres d’excellence : le Centre spatial de Toulouse pour la conception des systèmes orbitaux, la Direction des Lanceurs pour le développement des systèmes de lancement, le Centre spatial guyanais pour la mise en oeuvre des lanceurs européens et le Siège social pour l’élaboration de la politique spatiale.

Le CNES entretient des relations très étroites avec l’industrie spatiale, ses partenaires européens dans le cadre de l’Agence spatiale européenne et de la Commission européenne, et à l’international. Le CNES est un acteur majeur de la diplomatie économique et permet à l’industrie française d’enregistrer de nombreux succès.

Son président est Jean-Yves Le Gall.