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Microscope est en mode stellaire propulsif !
Par l’équipe Microscope

Après avoir brillamment passé les étapes de validation des équipements, #Microscope  a été programmé pour entrer en « mode stellaire propulsif ». Le satellite s’oriente désormais automatiquement à partir des mesures de ses senseurs stellaires et par des micropoussées pilotées à 4 Hz. Une nouvelle étape très importante de franchie !

Mercredi 11 mai, 08h : ce premier passage au-dessus de la station de réception d’Aussaguel permet à l’équipe opérationnelle d’analyser la télémesure vidée en temps réel ainsi que les dernières données stockées en mémoire pendant la nuit. Les voyants plateforme sont toujours au vert !

09h32 : 2e passage de la journée, le GO est donné pour charger les commandes de transition de mode, ainsi que pour récupérer un maximum de télémesures permettant des analyses fines. 10 minutes plus tard, c’est la fin du passage. Nous perdons donc la possibilité d’observer en temps réel le satellite, et c’est les yeux rivés sur l’horloge du centre de contrôle que nous vivons par procuration la transition, programmée à 11h00…

11h23 : la chronologie était construite pour utiliser ce 3e passage station afin de vérifier le bon comportement bord, 20 min après la transition. Les premières données arrivent, aucune alarme rouge, le mode stellaire propulsif est bien actif ! C’est un premier soulagement.
Dans les minutes qui suivent, les architectes vérifient en temps réel que les commandes de poussée sont cohérentes, que l’orientation est bien contrôlée.

11h28 : le GO des architectes autorise le passage de l’instrument TSAGE dans son mode de mesure fin. Les perturbations de la plateforme sont bien moindres maintenant, et TSAGE peut resserrer sa gamme de mesure. Là encore on constate en passage que tout fonctionne bien, les masses restent asservies.

11h37 sonne la fin de la visibilité. Nous laissons Microscope poursuivre sa route, finement contrôlé en orientation. La récupération de toutes les données enregistrées à bord permet de reconstruire les premières poussées des 8 moteurs, avec une phase normale de saturation à 300 µN puis une convergence vers un régime moyen de quelques dizaines de µN : la force pour porter un moustique sur Terre !

Les autres passages de la journée conforteront les premières analyses. Une équipe restreinte assure ensuite le baby-sitting pour toute la nuit.
Le lendemain nous validons la capacité de faire des manœuvres d’évitement de collision par de longues micropoussées.

Toutes les briques sont maintenant en place pour déterminer finement le comportement de l’instrument TSAGE. Bientôt nous l’utiliserons comme accéléromètre dans la boucle de contrôle afin de faire de la compensation de traînée...

Comment travaillent les ingénieurs du CNES ? Cette semaine, l’équipe du satellite Microscope vous parle de son travail lors de sa mise sur orbite. N'hésitez pas à poser vos questions !
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MC VULCAIN's profile photo
 
C'est vraiment intéressant de voir tout le travail derrière le "banal" envoie d'un petit satellite en orbite.
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Le premier souffle de Microscope
Par l’équipe Microscope

Mercredi 04 mai 2016 à 14 h, Microscope a rendu son premier souffle. Et, comme prévu, il aura fallu 2 jours d’activités pour en arriver là.

Mardi 03 mai, à 8 h 20, nous allumons les circuits électroniques qui contrôlent un des 2 panneaux propulsifs. Les voyants sont au vert, le calculateur se comporte correctement. 300 bars dans les 3 réservoirs, tout le gaz est bien à bord de ce côté du satellite. C’est un premier soulagement. On ouvre la vanne haute pression, rien à signaler sur les tuyaux.

À 12 h, nous reprenons les mêmes opérations sur l’autre panneau propulsif, qui contrôle lui aussi 4 moteurs alimentés par 3 réservoirs de gaz. Là encore, tout se déroule très bien. Ce délai entre les opérations est nécessaire pour observer le biais magnétique induit par les vannes sur les magnétomètres du satellite. Un point technique qui permettra d’améliorer encore le contrôle d’orientation du satellite.

L’après-midi se poursuit pour tester d’autres configurations des vannes haute pression. Nous avançons en parallèle dans l'étalonnage des chaînes d’acquisition de l’instrument TSAGE.

Mercredi 04 mai, à 9 h, nous préchauffons les moteurs et les MFS (Mass Flow Sensor) associés. Ces capteurs particulièrement sensibles mesurent le débit de gaz froid qui sera éjecté afin de contrôler finement les micronewtons de poussée commandée. L’évaluation des capteurs montrent des résultats conformes aux mesures réalisées au sol.

L’opération est reproduite sur le 2e panneau propulsif à 11 h.
À 12 h 36 nous passons les 2 électroniques de propulsion en mode Operative. Tout est toujours au vert.

Au passage au-dessus de la station de Kiruna, à 14 h, nous avons le "go" de l’équipe propulsion pour envoyer les premières poussées. Chacun des 8 moteurs se met alors à souffler… Un souffle imperceptible de 10µN, ajusté en permanence par l’électronique dédiée.

C’est au passage suivant, 16 h 30 au-dessus de Kerguelen, que l’on récupère toutes les données enregistrées durant ces premières poussées : elles se sont très bien déroulées !

Le temps d’un passage supplémentaire, le 100e dans la vie de MICROSCOPE, et nous remettons la propulsion en standby pour un week-end de pause bien mérité. Nous voilà prêts à affronter les dernières étapes de validation de la propulsion avant de passer en "mode bouclé propulsif".

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Microscope ouvre les yeux sur le ciel
Par l’équipe Microscope

Quatre jours après sa mise en orbite, #Microscope  a bien gagné en acuité sensorielle.
 
Tout commence vendredi 29/04 à 8 h 30 par une activité de validation exhaustive des lignes de réchauffage. En effet, une myriade de résistances équipe la plateforme pour maintenir chaque équipement dans sa plage de fonctionnement malgré le froid du vide spatial. Les lignes de puissance basculent en tous sens, les consommations sont conformes aux prévisions, tout va bien.
 
Deux heures plus tard, lors d’un passage de Microscope au-dessus de la station de Kourou, nous procédons à l’allumage des senseurs stellaires. Deux têtes optiques vont se mettre à scruter le ciel, à la recherche de motifs d’étoiles connus pour estimer finement l’orientation du satellite. Ces mini-télescopes joueront un rôle important dans l’expérience, puisqu’il faut connaître précisément l’orientation du champ de gravité par rapport à l’instrument de mesure. Quelques minutes après la mise en configuration des senseurs nous observons les premiers « quaternions d’attitude » valides. Applaudissements dans la salle des experts : Microscope a trouvé la vue et s’est orienté correctement !
 
À 12 h 00 vient ensuite le tour du récepteur GPS. Là encore, c’est une grande satisfaction de voir descendre en direct les premières mesures valides. Le récepteur fournit un temps précis, ainsi qu’une mesure de position qui viendra affiner le calcul d’orbite, jusque-là basé sur la mesure des signaux RF envoyés par le satellite au-dessus de chaque station terrestre. Comme beaucoup d’autres, ces éléments contribueront à la performance de la mesure du principe d’équivalence, le signal recherché étant directement lié au champ de gravitation et donc à la position sur orbite qu’il faut bien connaître.
 
Après une rapide pause repas, nous faisons le point des activités passées et à venir lors de la réunion quotidienne du GCO (Groupe de Coordination Opérationnel). L’après-midi sera consacrée à la vérification du système IDEAS, qui ne servira que dans quelques années pour déployer ses ailes et accélérer la rentrée dans l’atmosphère de MICROSCOPE. Nous récupèrerons ensuite un maximum de données pour caractériser finement les comportements des senseurs fraîchement activés.
 
À 19 h 45, la fin des activités opérationnelles est déclarée. Microscope sera laissé tranquille par les équipes pour le week-end, avant la mise en œuvre tant attendue de la charge utile.

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jean-marie thierry's profile photoJose Galas Cifuentes's profile photoCité Segora's profile photoBenoit Fourteau's profile photo
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Merci pour ces détails, il me tarde qu'il défie Albert... 
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Une longue et courte nuit
Par l’équipe Microscope

La nuit devait être longue, elle est passée trop vite… Après la retransmission du lancement et le suivi des évènements de mise en orbite pour Sentinel1B, les équipes Microscope se séparaient entre des veilleurs de nuit incapables de dormir, des personnes en repos, et des travailleurs qui poursuivaient la chronologie négative : pour ces derniers il s'agissait de vérifier le bon état du segment sol et des antennes avant la première acquisition. Aucune anicroche de ce côté.
 
Nous imaginions les 5h d'attente très longues. Elles ont filé, ponctuées des comptes rendus sur la bonne réalisation des multiples boosts de Fregat. Et nous voilà déjà à 03h03, moment de la séparation entre Microscope et Fregat. La télémesure lanceur indique une séparation correcte, premier soulagement.
A 3h30 nous recevons un diagnostic sur l'orbite qui elle aussi semble nominale. Mais Microscope n’est pas encore en vue d’une des six stations de réception. Son premier signe de vie ne doit nous arriver que 45 minutes plus tard.

Tous les experts sont en place au centre de contrôle pour vivre le moment fatidique de la première télémesure. Quelques minutes avant l'heure prévue, le silence se fait dans la salle des experts, chacun retient son souffle. À 04h13min47s le premier signal de Microscope se fait entendre au-dessus de la station d'Inuvik : tout va bien, la séquence de début de vie s'est très bien déroulée et tout est nominal à bord !
 
Les activités peuvent alors se poursuivre, sans utiliser une programmation d'urgence. On avance progressivement dans l'analyse du comportement de la plateforme, tellement nominal qu'il semblerait tout droit sorti d'un simulateur. Les premières télécommandes sont envoyées à 07h44, puis on vide les données de télémesure stockées à bord afin d'offrir plus de données aux avides architectes. Ils vont se précipiter pour dépouiller tout cela et faire parler chacun des octets du signal reçu. Et revivre un peu de cet évènement incroyable et si bref qu'est le réveil d'un satellite, à sa séparation du lanceur…

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Manuel Rodrigues's profile photo
 
Bravo à toute l'équipe. On a hâte d'y être aussi lundi......
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Report de VS14 - Ça n’est pas de la science-fiction !
Par l’équipe Microscope

Dans les films de science-fiction, les décollages s’improvisent au dernier moment, et la météo ne semble pas être un problème… Hier soir le rouge météo nous a pleinement ancré dans la réalité. Le report de tir fait partie des contingences que nous avions préparées, et il a quelques conséquences sur le travail de l’équipe Microscope à Toulouse.
 
Vendredi 18 h 30 : la chronologie négative lanceur a été interrompue avant le remplissage de Soyouz. En cause des vents d’altitude importants qui créent un risque sur le lanceur et pour la sauvegarde (retombée d’éléments au sol).
Une fois l’information reçue et confirmée, nous devons décaler toutes les activités d’un jour. On aimerait que ça ne soit que l’affaire d’un +24 heures dans un tableau, mais tout n’est pas aussi simple…
 
19 h : nous avertissons en cascade toutes les équipes pour reporter les tours de travail de 24 h. La soirée événementielle est elle annulée et reportée sous une autre forme, contraintes du week-end obligent.
 
19 h 30 : les activités de la chronologie négative au centre de contrôle sont déjà stoppées et, à la place, un travail important de nouvelle réservation des passages station démarre. Le réseau des antennes sol CNES doit être réaffecté pour permettre de décaler les tests sur les 6 stations utilisées par Microscope six heures avant tir, et pour offrir les passages nécessaires aux activités de début de vie pendant les premières 48 heures. Cet exercice avait été anticipé pour éviter les conflits avec tous les autres satellites opérés par le CNES.
 
Vers 20 h : les dernières équipes en poste au centre de contrôle rentrent se reposer. Le chef de mission indique que le reste du travail de planification reprend le lendemain.
 
Samedi 8 h : une équipe de 6 personnes finalise le travail. Les passages station sont vérifiés, et toutes les chronologies opérationnelles avec les groupes de commande sont redatés et vérifiés. Nous travaillons autour d’un beau buffet de petit-déjeuner, restes inévitables de ce qui était prévu pour les shifts de nuit de 50 personnes.
D’ici quelques heures le travail sera achevé, nous rentrerons pour un tour de repos en espérant que ce coup-ci ça sera le bon ! 

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Merci pour ce post !
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Une de ces simulations qui ont l’air plus vraies que la réalité
Pierre-Yves Guidotti, responsable système Microscope

Bienvenue dans la RG2, la LEOP comme si vous y étiez, avec des anomalies en plus ! La LEOP C’est la « Launch and Early Operations Phase », période critique dans la vie d’un satellite qui accède à l’espace. 707 km d’altitude, le grand froid côté espace et un flux solaire qui réchauffe et apporte l’énergie nécessaire pour recharger les batteries. Nous allons simuler en temps réel cette phase lors d’une répétition générale, pour laquelle j’ai préparé quelques surprises. 

J0 21h02 UTC : lancement depuis Kourou avec une fusée Soyouz qui met à poste le passager principal (Sentinel 1B) puis 2 CubeSat. Quatre heures et quelques boosts de l’étage supérieur plus tard, c’est au tour de Microscope d’être libéré.

J+1 01h03 : début de notre simulation. Dès la séparation lanceur, le satellite se réveille automatiquement et le logiciel de vol central commande le déploiement des panneaux solaires, pilote les lignes de réchauffage. Il active le système de contrôle d’attitude pour pointer au plus vite vers le Soleil, recharger les batteries et se mettre dans un état thermique stable.

J+1 02h13 : enfin !! Voici la première visibilité station, nous récupérons les premières télémesures qui transitent via des stations dans le Nord Canada, puis en Suède, et en Afrique du Sud. Premières observations, premiers soulagements : les générateurs solaires sont bien déployés, le mode acquisition survie se déroule correctement, la décharge batterie est correcte : l’essentiel est assuré. Seule ombre au tableau, on ne dispose pas encore d’information sur l’orbite d’injection. Nous perdons comme prévu la visibilité vers 03h05.

J+1 03h53 : 2e enfilade de stations, on s’attend à voir Microscope revenir en visibilité et à confirmer les premières observations sur le bon état du satellite. Mais patatras, il n’y a pas de signal. Le stress monte dans les équipes. Les informations que je reçois ne permettent pas de statuer sur le problème, il faut temporiser et attendre une estimation d’orbite qui finira par arriver vers 04h30. On redésigne les stations sur cette base, et on finit par retrouver Microscope. Ouf. Première anomalie de la RG2 passée... De tels cas de dispersion d’orbite, sans information sur l’orbite à séparation + 2h correspondent à une panne majeure du lanceur, donc une situation extrêmement dégradée.

Au fil des heures et des passages qui suivent les architectes satellite découvrent les pannes injectées dans la simulation. Je les vois se gratter la tête, proposer des explications, des procédures de reconfiguration. La nuit et la matinée sont ponctuées de réunions de coordination où, avec le chef de mission, je planifie les opérations pour avancer progressivement dans la mise en configuration du satellite. La séquence des activités nominalement prévue est vite chamboulée, mais le cap est tenu. 

Puis je passe le relais à ma coéquipière responsable système, qui me remplacera de 11 à 22h. Le repos fera du bien !

J+1 22h00 : je reprends mon poste, 30 min de débriefing avec mon binôme avant qu’elle n’aille se coucher. Globalement tout s’est déroulé selon le planning prévu, avec évidemment quelques menues surprises, au niveau des outils sol ce coup-ci.

J+2 03h00 : nous attendions de voir Microscope sortir du mode survie pour rejoindre le mode grossier de contrôle d’attitude. Mais à la période de visibilité suivante, on découvre qu’un redémarrage du calculateur, certainement provoqué par l’impact d’un ion lourd, a bloqué toutes les activités prévues à bord. Je donne l’autorisation de jouer les procédures « immédiates » pour stabiliser le satellite et le système dans ce genre de situation. Puis il va falloir enquêter, et tout replanifier ! Cette anomalie (volontaire elle aussi) a beaucoup de conséquences opérationnelles. Après un gros travail de toutes les équipes, on finit par rétablir la situation, le planning a pris 11h de retard…

Quelques opérations en plus, un va-et-vient régulier des équipes qui tournent, des pauses café et repas qui font du bien pour couper la fatigue des opérations… et on finit par prononcer à J+2 23h00 la fin des opérations de LEOP. Le satellite est placé en baby-sitting, des équipes en astreinte pour intervenir en cas de panne. RG2 sonnera-t-elle ce genre de rappel en cas de nouvelle panne ? À suivre…

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#Operations Image of the Week: Joint Team

This week a unique, combined team of specialists are conducting final training at ESA’s #ESOC mission control centre to prepare for the 24 May launch of Europe’s next #Galileo satellites – a dual launch on a Soyuz rocket from Kourou.

The team comprises over 40 experts drawn from ESA and from France’s +CNES space agency, supported by additional specialists at both agencies in areas such as flight dynamics and ground stations.

Read more:
http://www.esa.int/spaceinimages/Images/2016/05/Joint_team

Credit: ESA
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Microscope : opérations à cœur ouvert
Par l’équipe Microscope

TSAGE ? C’est le cœur instrumental de MICROSCOPE, un accéléromètre hypersensible développé par l’ #ONERA . Il permettra la mesure du principe d’équivalence à des niveaux jamais atteints, 100 fois mieux que ce qui a été réalisé au sol jusqu’à présent. Autant dire que la journée qui a vu ce cœur battre pour la première fois était riche en émotions. Passage après passage, les opérations réalisées sur ce cœur instrumental allaient crescendo dans la complexité des technologies mises en œuvre.

Lundi 02 mai, 09h11 : les électroniques de l’instrument sont alimentées, on vérifie l’état du logiciel embarqué. Tout va bien. Les premières mesures réalisées par les électrodes de TSAGE sont conformes à celles obtenues au sol avant lancement. L’instrument, dans lequel les masses étaient jusque là bloquées, ne semble donc pas avoir souffert au décollage.

11h02 : 2e passage station de la journée, qui permet de réaliser le test du fil d’or. L’objectif est de vérifier que ce fil de 7 µm de diamètre a résisté au lancement et qu’il permettra de piloter correctement le potentiel électrostatique des masses d’épreuve. Le centre de contrôle envoie les télécommandes de test électrique ; l’équipe charge utile, les yeux rivés sur ses écrans, vérifie les données : aucune variation des mesures de position, tout est au vert !

14h00 : l’instant fatidique. Après le « go » du responsable charge utile, les commandes de déblocage des masses sont envoyées. Libérées, ces masses vont très vite être asservies, après avoir parcouru une course de l’épaisseur d’un cheveu seulement… À chaque milliseconde, le logiciel embarqué mesure les positions et commande les forces électrostatiques nécessaires à la réalisation de cette prouesse. Après plusieurs secondes d’observation de la convergence, le responsable charge utile annonce au centre de contrôle la parfaite mise en lévitation des masses de l’accéléromètre au centre de leur cage. Applaudissements.

Le reste n’est qu’analyse des données. TSAGE est hypersensible, il voit tout. Le moindre impact de poussière, le craquement des isolants extérieurs sous l’effet du réchauffement solaire, les craquements de dilatation des réservoirs… Ses premières mesures sont un régal pour les experts.

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Impresionante.
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LEOP accomplie avec succès !
Par l’équipe Microscope

Mercredi 27/04 à 22 h 30, le groupe de coordination opérationnelle, le GCO, prononçait la fin de la première phase d’opérations, la LEOP, qui s’est parfaitement déroulée. Il aura fallu 48 heures d’activités non-stop, 31 passages station, 26 orbites, le relais de 80 personnes et quelques litres de café pour garantir la bonne santé de Microscope dans son mode grossier de contrôle (basé sur le champ magnétique terrestre).
 
Même si ces opérations sont très similaires à ce qui a déjà été réalisé pour les autres microsatellites du CNES, elles n’en demeurent pas moins critiques pour chaque plateforme qui voit l’espace pour la première fois. Le passage station au-dessus de Kourou à 23 h  l’illustre bien, avec la réception des premiers « EDAC » sur une mémoire du calculateur central. L’environnement spatial est hostile, avec son bombardement régulier de particules qui prennent un malin plaisir à faire basculer les bits des mémoires. On utilise donc des composants particulièrement robustes, et on implémente des codes détecteurs et correcteurs d’erreurs, l’EDAC. L’analyse des données est rapidement effectuée par les experts du logiciel de vol et de la commande-contrôle juste après la réunion du GCO de fin de LEOP. Ils confirment l’hypothèse d’un événement singulier survenu au-dessus de la SAA (South Atlantic Anomaly), zone dans laquelle le bombardement est plus intense. Ces évènements ont été gérés comme prévu par le mécanisme EDAC à bord qui fait son reporting en télémesure.
 
Il est temps maintenant pour les équipes de se recaler sur un rythme de travail plus normal, avec la fin des activités de nuit. Nous libérons les supports spécifiques MICROSCOPE pour le réseau d’antennes sol et le réseau de transmission de données, pour les services informatiques et la phonie. Tous les automatismes ont été validés ; chaque passage station est maintenant entièrement automatique, depuis la mise en configuration de l’antenne, la connexion du centre de contrôle à l’antenne, le vidage de télémesure par le satellite en bande S, la réception, la transmission puis la mise sous un format lisible des données jusqu’aux utilisateurs.
 
Jeudi 28 les équipes sont en repos avec quelques astreintes en cas de problème. Vendredi nous reconfigurerons la salle des experts pour accueillir de nouveaux venus participant à la mise en œuvre du récepteur GPS, nous activerons également le senseur stellaire. Les activités spécifiques à MICROSCOPE vont alors commencer, avec un nouveau lot d’émotions.

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Lancement réussi ! Cette nuit, Soyouz  #VS14  , après avoir décollé du Centre Spatial Guyanais, a placé sur orbite  #Microscope  ,   #Sentinel1B   et trois cubesats.

Microscope testera avec une précision 100 fois meilleure que sur Terre le principe d’équivalence, fondement de la théorie de la relativité générale d’  #Einstein  . 
Il est réalisé en collaboration avec l’#ONERA, le +CNRS l’+European Space Agency, ESA et le +DLR, German Aerospace Center : http://microscope.cnes.fr
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Learn more about the COMARS+ package that #DLR developed for +European Space Agency, ESA's  #ExoMars2016 to gather flight data during entry, descent and landing on #Mars.

More about COMARS+: http://www.dlr.de/as/en/desktopdefault.aspx/tabid-194/407_read-45334/

For more info about the mission, visit the ESA ExoMars site http://www.esa.int/Our_Activities/Space_Science/ExoMars
and the +CNES ExoMars site https://exomars.cnes.fr/en/EXOMARS/index.htm

Launch of #ExoMars is scheduled for 10:31 CET (09:31 GMT) from the Baikonur Cosmodrome in Kazakhstan. Livestreaming of the launch will begin on 14 March at 09:30 CET (08:30 GMT), with regular text updates provided on this page: http://bit.ly/1RbzISq

Image: Complete COMARS+ payload including harness. Credit: DLR (CC-BY 3.0).
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Microscope s’envole pour Kourou
Pierre-Yves Guidotti, responsable système Microscope

La fin de RG2 approche ; les derniers paris ouverts sur les cas de panne vont voir un dénouement proche.

J+3 05h00 : une anomalie conduit à un nouveau redémarrage du calculateur central. L'objectif que je visais avec ce dernier évènement était de tester l'appel automatique par le centre de contrôle du personnel en astreinte, suivi du déclenchement en cascade d'autres appels. Les équipes doivent alors revenir au centre de contrôle, appliquer les premières procédures suite à l'anomalie et planifier le reste des activités. N'étant pas d'astreinte mais en tour de repos, je rejoins les opérations quelques heures plus tard. Je vois alors comment tout cela s'est déroulé, fais un petit débriefing avec mes collègues, et prononce officiellement la fin de l'essai RG2 : nul besoin d'en faire plus, tous les objectifs sont atteints et le bilan est très satisfaisant ! Le système a été profondément secoué, tous les métiers ont été sollicités pour gérer efficacement les nombreuses reconfigurations et revoir la planification des opérations. Tout ceci n'est pas facile avec la fatigue accumulée par les longues nuits d'opération. Nous tiendrons dans 10 jours une commission de revue de cet essai pour faire le point sur la configuration finale, les anomalies rencontrées, les actions ouvertes, et j'accepterai alors formellement cet essai.

La fin de la matinée est vite passée avec quelques discussions de couloir. C'est toujours important de récolter les impressions et échanger avec les collègues, surtout après ce genre d'essai très sollicitant.

Durant l'après-midi je passe en téléconférence avec nos partenaires de l'ONERA pour discuter des ressources au centre de mission scientifique. L'ONERA se prépare à gérer un centre à la fois opérationnel (analyse quotidienne du bon fonctionnement de l'instrument), et scientifique. Cette composante scientifique recouvre des logiciels élaborés pour étalonner des paramètres de l'instrument, puis les réinjecter dans les algorithmes d'extraction d'un éventuel signal de violation du principe d'équivalence. Dimensionner les ressources pour ce genre d'expérience nouvelle et où beaucoup d'aléas peuvent subvenir n'est pas évident du tout. 

Je termine ensuite ma semaine par du traitement de dossiers et de courriels. La revue de fin de qualification opérationnelle approche (le 21 mars). Beaucoup de dossiers convergent à cette période clé vers le responsable système pour relecture et validation. Avec toute l'équipe, nous soumettrons à un groupe de revue (une sorte d'audit) les documents démontrant la pleine qualification et décrivant notre organisation pour mener à bien les opérations en vol.

La fin de la journée s'annonce, je passe dire au-revoir au responsable satellite. Il part lundi prochain avec le satellite, direction Kourou pour 6 semaines de campagne. Après des années de travail en commun, cela fait quelque chose de le voir partir. On se reverra à J-3, juste avant le tir pour reprendre des activités similaires à RG2, les anomalies en moins espérons le !

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The French space agency / L'agence spatiale française

Founded in 1961, the Centre National d’Etudes Spatiales (CNES) is the government agency responsible for shaping and implementing France’s space policy in Europe.
Its task is to invent the space systems of the future, bring space technologies to maturity and guarantee France’s independent access to space. 

CNES is a pivotal player in Europe’s space programme, and a major source of initiatives and proposals that aim to maintain France and Europe’s competitive edge.
It conceives and executes space programmes with its partners in the scientific community and industry, and is closely involved in many international cooperation programmes—the key to any far-reaching space policy.
The agency’s more-than 2,400-strong workforce constitutes an exceptional pool of talent, with some 1,800 engineers and executives, 35% of whom are women.
Through its ability to innovate and its forward-looking vision, CNES is helping to foster new technologies that will benefit society as a whole, focusing on:
  • Ariane
  • Sciences
  • Observation
  • Telecommunications
  • Defence
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Le CNES propose aux pouvoirs publics la politique spatiale de la France et la met en oeuvre dans 5 grands domaines stratégiques : Ariane, les Sciences, l’Observation, les Télécommunications et la Défense.

Ses 2 450 collaborateurs se répartissent dans quatre centres d’excellence : le Centre spatial de Toulouse pour la conception des systèmes orbitaux, la Direction des Lanceurs pour le développement des systèmes de lancement, le Centre spatial guyanais pour la mise en oeuvre des lanceurs européens et le Siège social pour l’élaboration de la politique spatiale.

Le CNES entretient des relations très étroites avec l’industrie spatiale, ses partenaires européens dans le cadre de l’Agence spatiale européenne et de la Commission européenne, et à l’international. Le CNES est un acteur majeur de la diplomatie économique et permet à l’industrie française d’enregistrer de nombreux succès.

Son président est Jean-Yves Le Gall.