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Christine Saint-Geours
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Je me suis faite belle dans mes habits usés, Comme un jardin fleuri dans un village en ruine. (Le suicide et le chant Sayd B. Majrouh )
Je me suis faite belle dans mes habits usés, Comme un jardin fleuri dans un village en ruine. (Le suicide et le chant Sayd B. Majrouh )

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dedans/dehors

le chant d'un oiseau
tait les bruits de la ville
frisson dans l'arbre

clarté tamisée
derrière les volets clos
la lampe s'éteint

(matin par la fenêtre, novembre aime ses chants matinaux)
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De l'océan si proche
surgit la voie des années
dans le flot des mots inutiles
le rêve où elle s'enferme

Des années il reste l'ombre
à la lisière des mots
il les rend à tes pas
à chacun de tes pas

D'oublis en pertes jonchés d'écume
n'obéissant qu'à sa pulsion
tout se confondra un jour
en blanches écritures

Dans la vogue éblouie
l'histoire s'éternise
c'est écrit quelque part
l'océan l'emportera


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Les mots arrivent
des choses à se dire
et ce sont d'autres mots
qui entrent pleins de pluie
dans le silence des plantes
un parfum de cloître
une porte lumineuse
dans le mur
...
déjà nous ne sommes plus
dans cet instant


(Trace du passage nocturne, novembre 2018)
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HORS-SÉRIE INDONÉSIE. Notre troisième hors-série paraîtra le lundi 19 novembre prochain ! Entièrement dédié à la littérature contemporaine d'Indonésie, il offre un panorama unique de la littérature indonésienne contemporaine, "montrant la richesse d’invention et la virtuosité de composition dont font preuve nombre d’écrivains indonésiens contemporains", comme l’écrit le traducteur Étienne Naveau.

Vingt auteurs, pour la plupart traduits pour la première fois en français. Treize traducteurs, tous passionnés par la langue et la littérature indonésiennes. Un recueil richement illustré d’œuvres picturales des célèbres artistes Hanafi et Goenawan Mohamad, publié en partenariat avec la Lontar Foundation et avec le soutien du Ministère de la culture indonésien, du Centre national du livre et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes.

Toute cette semaine, profitez encore de 10% de remise sur le prix public en passant votre pré-commande sur le site Jentayu ! Pour passer commande et découvrir le sommaire complet : http://editions-jentayu.fr/nos-publications/ (paiement PayPal ou carte bancaire).

Merci d'avance pour votre soutien et vos partages ! #aveclesoutienduCNL
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Les deux derniers mots de la série Yourcenar 17 & 18
mémoire& occulter

devant la fenêtre
tourbillonnent les années
un clin de mémoire
H
tendresse d'automne
sur la plus haute branche
le chant de l'oiseau
dépouillé l'arbre garde
mémoire de sa silhouette
C

souvenir du vent
de tex cheveux dans ma bouche
puis tout occulter
H
sur le rivage
la vague inlassablement
nourrit la laisse
des traces en pointillés
marcher sans rien occulter
C
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Le soir allonge les ombres
le matin les étire
S'il est attente
ce n'est que le l'heure nocturne
où cesse le jeu des ombres

(matin à la fenêtre, novembre 2018)
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Au plus près de l'émotion baroque
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Le château dort derrière ses hauts murs
que réveillent le pas des curieux
il ne replonge dans un grand sommeil
que pour conserver ses âmes en peine

Le banc a fait siège aux milliers de vies
et de ces multiples vies qu'il y a accueilli
dans l'ombre de son apparente immobilité
je sens chaque frisson sous les frondaisons

http://www.cahiers-entre-deux-mers.fr/2012/09/le-chateau-de-cadillac/
[...]Les conditions de détention particulièrement dures feront que la Maison de force et de correction des femmes de Cadillac aura le triste privilège de compter l’un des plus importants nombres de décès de l’ensemble des maisons de femmes. En 1864 il s’élèvera, pour cette seule année, à trente quatre ; à vingt trois pour 1865 et vingt neuf en1866, alors que les effectifs sont compris entre trois cent cinquante et quatre cents.
La Maison de force et de correction de Cadillac fermera ses portes le 27 décembre 1890.
Cependant six mois après sa fermeture, soit le ler juin 1891, le château va recevoir un premier convoi de transfèrement de fillettes « délinquantes » mineures, âgées de 9 ans à 15 ans ! Ce sera les prémices de ce qui deviendra par la suite, en 1905, « L’école de préservation pour les jeunes filles » dont le régime répressif fut d’autant plus terrible que cette fois il concernait des enfants et adolescentes. Cette institution fonctionna pendant plus de soixante ans et ne fut fermée définitivement que le 10 septembre 1952.[...]

Thierry Metz, encore, l'homme qui penche, Centre hospitalier de Cadillac en Gironde, pavillon Charcot. Octobre 1996.
"C'est l'alcool. Je suis là pour me sevrer, redevenir un homme d'eau et de thé. J'envisage les jours qui viennent avec tranquillité, de loin, mais attentif. Je dois tuer quelqu'un en moi, même si je ne sais pas trop comment m'y prendre. Toute la question ici est de ne pas perdre le fil. De le lier, à ce que l'on est, à ce que je suis, écrivant."
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Poème à la lueur du matin
Thierry Metz
L'homme qui penche
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La musique que j'aime, j'aime, j'aime....
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