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Adama DIARRA (Diarrakai)
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"Un mensonge qui réconcilie une famille vaut mieux qu' une vérité qui la divise", #proverbe #Afrique. 
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C'est dans les petits pays pauvres qu'on s'improvise professeur de "démocratie". Sinon en Angola, on parle affaire. Le reste, c'est tabou.
‪#‎Bénin‬ ‪#‎Angola‬ ‪#‎Hollande‬
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Les révélations de Samba Sangaré(3) : Comment le capitaine Yoro Diakité a péri à Taoudénit


Le sergent chef Samba Sangaré a l’honneur (si ce n’est nous qui en avons le privilège) d’inaugurer notre nouvelle rubrique intitulée « Mémoire ». Nous ne pouvions mieux tomber que sur cet homme dont la vie est toute une histoire, avec un pan entier lié au passé politique du Mali. En effet, Samba Sangaré a vécu l’enfer avec 32 autres camarades militaires à Taoudénit où les avait déportés le lieutenant Moussa Traoré, auteur d’un putsch qui avait renversé, en 1968, le président Modibo Kéïta.

Relaxé en 1979, après 10 ans de captivité, il traîne aujourd’hui les séquelles des travaux forcés, à son domicile à Lafiabougou, à la rue 375, porte 71, où il vit avec sa brave épouse, Maïmouna Kéïta.
C’est là que nous l’avons rencontré pour un récit sur l’Armée malienne aux premières heures de l’indépendance et sur l’affaire Diby Sylas Diarra qui a engendré l’odyssée taoudénite.

Après tout ce que nous avons relaté (l’armée nationaliste des premières années de l’indépendance, l’échec du coup d’Etat de 1969, le séjour et la mort/assassinat des 6 membres de la bande à Diby au bagne de Taoudénit), Samba Sangaré nous raconte, dans cette troisième partie, le film de la mort atroce ou plus précisément de l’assassinat du capitaine Yoro Diakité, chef du gouvernement provisoire du CMLN, celui-là même qui signé le décret d’ouverture du bagne de Taoudénit. Mais auparavant, notre héros nous explique comment lui-même a failli passer l’âme à gauche un jour. Sensations fortes.

A cinq minutes de la mort

Six membres de la bande à Diby Silas Diarra sont donc morts ou assassinés au cours de l’année 1972. Il ne restait plus que trois : le capitaine Alassane Diarra, le sergent chef Samba Sangaré et l’adjudant Guédiouma Samaké. Samba aussi est passé à quelques fractions de temps de la mort. Mais, Dieu veillait sur lui.


L’intéressé lui-même nous le raconte ici

« Un jour, le chef geôlier, l’adjudant Nouha autorisa ses soldats (histoire pour eux de se défouler) à manœuvrer les détenus. Cela consistait à nous faire courir, sauter, rouler et ramper sans arrêt sur le sable chaud, sous un soleil de plomb et sous un déluge de coups, jusqu’à ce qu’un ou plusieurs détenus meurent épuisés de fatigue. Au cours de ce “manœuvrage, un jeune peulh dont je ne me souviens plus du nom est mort.

J’ai failli perdre la vie ce jour-là. Le soldat Mamadou Coulibaly m’avait pris pour cible. Après nous avoir fait courir, sauter, ramper et rouler à perdre haleine, il me mit à genoux dans le sable chaud, les bras tendus horizontalement, avec un caillou dans chaque main. Gare, si l’un ou autre bras penchait.

Je ne pouvais pas non plus bouger les genoux, qu’il fallait laisser rôtir dans la chaleur du sable. Le soldat veillait attentivement à l’équilibre de mes bras, et à la position de mes genoux, prêt à me cogner, à la moindre défaillance. Jamais, je n’ai été aussi épuisé, aussi près de la mort.

Cinq minutes d’acharnement de plus sur ma personne, et je rendais l’âme. Par bonheur pour moi, mon tortionnaire aperçut un détenu qui exécutait mal les mouvements qu’il avait commandés. Il m’abandonna et le rejoignit à bras raccourcis. Je pus alors me débarrasser de mes cailloux, arracher mes genoux du sable brûlant et me mêler aux autres prisonniers. Malheureusement, le mal était déjà fait, car mes genoux étaient cloqués sur toute la surface, ainsi que mes orteils.

Ces claques devinrent rapidement des plaies profondes, lentes à guérir, tant elles étaient exposées aux mouches et à la poussière. Malgré la gravité de ces brûlures, je ne bénéficiais d’aucun soin, et qui plus est, on m’obligeait à aller à la mine de sel, à plus de 10 km. J’arrivais plusieurs heures après les autres, et rebroussais chemin aussitôt, prenant une sérieuse avance sur les camarades. Cependant, ils me rattrapaient et même me dépassaient pour arriver au camp bien avant moi.

Ces va et vient quotidiens à la gorgotte n’avaient d’autre objectif que de me rendre plus malade, afin de précipiter ma mort. En effet, la souffrance et le manque de repos m’avaient si affaibli, que pour marcher, je m’aidais d’un bâton. Dire que ma santé déclinait dangereusement serait un euphémisme mal à propos.

Au plus fort de cette grande détresse, je reçus un colis de médicaments contenant entre autres beaucoup de bandes, du coton, de la poudre aseptique, du mercurochrome, de la teinture d’iode et des tubes de pommade pour plaies. C’était comme si par télépathie, j’avais communiqué à ma femme mes besoins du moment. Le colis miraculeux m’était parvenu à la faveur de la reprise des envois aux détenus qui avaient été interdits par le lieutenant Almamy Niantao. Je fus donc sauvé de justesse par ces médicaments arrivés, on ne peut plus opportunément.

Je témoigne à ma très chère épouse, dont ce n’était pas le seul geste salvateur, ma profonde affection et ma tendre reconnaissance pour toute l’assistance qu’elle n’a cessé de m’apporter durant ma longue détention ».


Guédiouma Samaké fracturé, Alassane à quatre pattes

Au cours du même manœuvrage, notre interlocuteur nous apprend que ses codétenus ont autant souffert que lui. Guédiouma Samaké (actuellement maire de Sanankoroba) a eu un index fracturé par un coup de bâton, et le capitaine Alassane Diarra, la plante des pieds brûlée et transformée en d’immenses cloques. Ces cloques seront infectées et feront souffrir Alassane pendant plusieurs mois. Il se déplaçait à quatre pattes, ou se faisait transporter par ses camarades.

De ces séances de torture dignes de la Gestapo, Samba Sangaré garde toujours des traces indélébiles sur les deux genoux (voir notre photo).
Le “manœuvrage“ était en réalité un exutoire à la tension nerveuse des soldats qui se morfondaient dans le désœuvrement. Faute de programme d’instruction, de distractions et de femmes, les militaires avaient les nerfs à vif et devenaient amers, à la limite de l’indiscipline. C’était pourquoi certains chefs, dont le manque de fermeté était notoire, les laissaient se défouler sur les pauvres prisonniers qu’ils leur livraient en pâture. Cette barbarie d’une autre époque appelée « manœuvrage » se répétait assez souvent et se terminait toujours par la mort d’au moins un prisonnier.


L’assassinat du capitaine Yoro Diakité

Samba se rappelle que le capitaine Yoro Diakité est arrivé à Taoudénit avec Malick Diallo et Siméon Sidibé, tous accusés de tentative de renversement du CMLN. L’histoire nous enseigne que c’est au cours d’une perquisition au domicile de Yoro que les militaires ont surpris dans une des chambres un marabout en plein « dans ses œuvre ». Interrogé, l’homme de Dieu ( ?) dit avoir été mandaté par Yoro pour destituer Moussa Traoré. C’est ainsi qu’il fut envoyé au bagne-mourir de Taoudénit, la deuxième vague de prisonniers politiques après la bande à Diby.

Selon Samba Sangaré, à ses débuts à Taoudénit, Yoro avait connu des déboires multiples. Militaires et détenus lui reprochaient d’être le principal signataire du décret d’ouverture du pénitencier, étant le chef du gouvernement provisoire de la République au lendemain du coup d’Etat de novembre 1968. Il avait eu ses premières difficultés sur la route de la gorgotte, là où on extrait le sel. N’étant pas bon marcheur, il était fréquemment fouetté aux mollets, qui finirent par s’enfler, compromettant davantage ses capacités de marcher vite.

Il était également battu à la corvée de ramassage de crottes. Il avait une vision défectueuse qui lui faisait confondre crottes de chameaux, excréments d’hommes et autres petits cailloux. Il tentait toujours d’expliquer aux soldats qu’il n’avait que 50% de vision pour justifier le contenu hétéroclite de son sac de crottes. Mais les soldats, ne comprenant rien à 50 % de vision, n’en tenaient aucun compte et le sanctionnaient pour sabotage et mauvaise volonté.

Un jour, un soldat le frappait avec sa cravache. Yoro leva les bras au dessus de la tête pour se protéger des coups. Le soldat, manifestement de mauvaise foi, prétendit que Yoro voulait lui retirer la cravache et peut-être le frapper avec. Pour le punir de cette velléité, il fit coucher le chef du gouvernement provisoire sur du fil de fer barbelé et le battit à satiété.

Sur les autres chantiers, Yoro avait également maille à partir avec des éléments de la pègre, et souvent leurs différends se terminaient par un échange de coups violents. Yoro ne se contrôlait plus et donnait l’impression d’avoir quelque peu perdu le Nord, selon Samba. Les soldats qui s’en étaient aperçu, aimaient s’amuser à ses dépens. L’un lui commandait de venir au pas de gymnastique.

Lorsque, Yoro commençait à courir vers lui, l’autre soldat lui disait de demeurer sur place. Il faisait alors demi-tour ; et le premier soldat, d’un air menaçant, insistait pour qu’il vienne à lui. Yoro faisait mine de revenir, alors que le deuxième soldat, non moins menaçant lui ordonnait de rester sur place. Pendant 10 minutes au moins, ces soldats tournaient le chef du gouvernement en bourrique et se marraient de le voir faire indéfiniment un pas en avant, un pas en arrière.


Au bout de 8 mois, les sévices corporels, la faim, le surcroît de travail et l’ambiance psychologique du milieu finirent par avoir raison de la santé physique et mentale de Yoro Diakité. Il s’était replié sur lui-même et ne communiquait presque plus avec personne. II vivait les événements comme dans un rêve et agissait en automate.

Il était devenu taciturne et n’avait plus de volonté, ni de moral. Chaque jour, son état empirait un peu plus, mais nul ne s’en préoccupait ; ni détenus ayant chacun ses problèmes de survie, ni soldats prétendant être payés pour tuer. En somme, l’auteur d’ «  Une main amie » (un livre qu’il avait sorti pendant qu’il était libre) ne trouva pas de main tendue. Il avait finalement attrapé un béribéri qui, insidieusement, le minait et l’affaiblissait à vue d’œil.


Le film de sa mort, relaté par Samba Sangaré, témoin oculaire, est pathétique. «  Un après-midi, nous étions en train de construire un magasin dans le carré des détenus, côté cuisine. Comme d’habitude, Guédiouma Samaké, Alassane Diarra et moi-même étions les maçons. Les autres détenus nous apportaient briques et banco.

Du haut du mirador, l’adjudant Nouha criait à ses hommes de chauffer le chantier Il leur disait notamment de frapper les traînards sur la tête. Yoro fit quelques voyages en courant, comme les autres, à l’aller comme au retour. Cette fois, après avoir vidé son plateau de banco, il nous dit qu’il était malade. C’était effectivement perceptible. Ne pouvant rien pour lui, nous lui conseillâmes de le dire au caporal Diolo qui surveillait la corvée. Il le fit, mais le caporal le traita de paresseux et le fit cravacher.

Yoro reprit son plateau et fit encore quelques voyages. Au troisième ou au quatrième, il dit encore que ça n’allait pas. Nous le renvoyâmes au même caporal qui le fit cravacher à nouveau. Mais cette fois, les soldats avaient eu la main lourde et Yoro resta couché, inconscient, le nez dans le sable, respirant la poussière. Les militaires l’abandonnèrent dans cette position sans rien tenter pour le sauver. L’adjudant Nouha qui avait tout suivi du haut du mirador, demandait de temps à autre à ses hommes, si Yoro n’était pas encore mort. Un soldat venait soulever sa tête avec le pied et répondait, non ! Ce manège se répéta deux ou trois fois. Et un autre soldat de constater : « Fula Nin ka fassa de ! » (Le peulh a la vie tenace).

Le problème de l’adjudant Nouha était de pouvoir signaler à ses supérieurs, à la plus prochaine vacation, le décès de Yoro Diakité. Aussi, consultait-il constamment sa montre, se demandant si Yoro allait mourir entre temps. Mais il avait raison, celui qui a dit que le peul avait la vie dure. Yoro ne mourut pas dans le délai souhaité.

En fin de corvée, au crépuscule, il agonisait encore. Il fut transporté, mourant, dans une pièce sans toit, remplie de sable, qui n’arrêtait pas de tourbillonner. C’est là que nous le retrouvâmes le lendemain matin, enseveli sous une épaisse couche de sable fin. Il était mort, asphyxié par la poussière. Nous le déterrâmes, le secouâmes et fîmes sa toilette mortuaire. Il eut droit à un banal cérémonial religieux et fut enterré le plus humblement possible dans ce cimetière pour prisonniers, parmi les voleurs, les violeurs, les escrocs et autres criminels ».

On peut difficilement imaginer une fin plus triste pour un chef de gouvernement. Ainsi, finit la carrière terrestre du capitaine Yoro Diakité, assassiné par l’adjudant Nouha qui avait pris sa retraite à Inacounder, aux environs de Tombouctou, aux dernières nouvelles.

Dans notre parution du jeudi 19 février, nous bouclerons la boucle avec l’arrivée à Taoudénit de la Bande des Trois (Tiécoro Bagayoko, Kissima Doucoura et Karim Dembélé), d’autres détenus comme Bakary Konimba Traoré dit Bakary Pionnier, Victor, Adama Samassékou etc…Nous verrons aussi les moments forts de la libération de Samba Sangaré et l’accueil qui lui a été réservé par sa famille, ses parents et amis à son retour à Bamako.

(à suivre)

Sékou Tamboura, L'Aube.

16 Février 2009
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JE VOUS LE DIS.

Ce ne sont pas des djihadistes mais des terroristes. Ne tombons pas dans leur piège.

Le mot " djihad" est en vogue dans la presse. Arrêtons de contribuer indirectement à leur communication.

A bon entendeur....
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" Une main toute seule ne peut pas applaudir", #citation africaine
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Vrai! 
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#Fakola: " L’on ne déplore aucune perte en vie humaine" (communiqué gvt) #Mali

Le Gouvernement de la République du #Mali informe l’opinion nationale et internationale que dans la matinée du dimanche 28 juin 2015, des individus armés ont attaqué des infrastructures de l’administration et de sécurité à Fakola, cercle de #Kolondieba, saccageant les bureaux du poste de gendarmerie et du sous-préfet.
L’on ne déplore aucune perte en vie humaine.
Des renforts des Forces armées et de sécurité ont été déployés dans le secteur aux fins d’une vaste opération de ratissage.
Le Gouvernement de la République du Mali rassure les populations que toutes les dispositions sont prises afin de mettre hors d’état de nuire les terroristes.
Le Gouvernement de la République du Mali invite les populations à garder leur calme et à coopérer avec les Forces de Défense et de Sécurité dans leur lutte contre le terrorisme.
#Bamako, le 28 juin 2015
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Chez les Mariko (mes oncles maternels), la rupture du Ramadan, se passe dans l'après-midi. Que l'info reste entre nous. ok?
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"L’arnaque sur Internet est devenue une véritable industrie" Jérémie Mani http://www.latribune.fr/technos-medias/internet/l-arnaque-sur-internet-est-devenue-une-veritable-industrie-jeremie-mani-488729.html via @LaTribune
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#C_EST_UN_FAIT: SACRÉE CMA

Ils prétendent se battre pour les "populations". Mais en réalité, ils négocient des postes clefs dans le gouvernement. Pendant ce temps - là ces mêmes populations galèrent.

Une fois devenus ministres, ils ne penseront qu'à leur ventre, au lieu d'aider ses "populations" qu'ils ont manipulé pendant des années.

En un mot, ceux qui veulent devenir ministres, donnent raison aux Maliens: tout ça pour ça. ils se battent pour eux-mêmes.
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La #MINUSMA condamne les attaques contre les localités de #Nara et de #Fakola
#Bamako, le 29 juin 2015- La MINUSMA condamne dans les termes les plus fermes les deux attaques terroristes survenues respectivement les 27 et 28 juin. La première attaque a ciblé le camp militaire de Nara, dans la Région de Koulikoro, à 30 km des frontières de la Mauritanie ; la deuxième a été menée contre des infrastructures de l’administration et de la sécurité à Fakola, 150 km à l’ouest de la ville de Sikasso, près de la frontière de la Côte d’Ivoire.

Le Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies au Mali et Chef de la MINUSMA, M. Mongi Hamdi, présente ses condoléances au Gouvernement et aux Forces Armées maliennes, qui ont perdu trois de leurs soldats lors de l’attaque de Nara, et aux familles des victimes. La MINUSMA souhaite un prompt rétablissement aux blessés.

La MINUSMA souligne encore une fois l’urgence de conjuguer tous les efforts pour parer au défi terroriste qui menace le Mali et son peuple.
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#Nara : L’ARMEE REPOUSSE UNE ATTAQUE DES DJIHADISTES http://www.essor.ml/nara-larmee-repousse-une-attaque-des-djihadistes.html
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Journaliste à L'Essor. Correspondant de Thomson Reuters . Blogueur à mes heures perdues. Membre de l'Association des Blogueur du Mali #ABM et du #SYJOR. Le ridicule ne tuant plus, j'informe avec un brin d'humour. Créneau: Politique, défense, sécurité, TIC. Twitter: @Diarrakai. Email: diarrakai@gmail.com
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